Les maladies nosocomiales, ces maladies qu’on attrape à l’hôpital, sont fréquentes. Mais quels sont vraiment vos risques de contracter l’une d’entre elles ? Pouvez-vous vous mettre à l’abri ? Quels sont les recours juridiques ? Toutes les réponses.
Quels sont vos risques ?
En 1996, une enquête a été réalisée dans 830 hôpitaux français (soit environ 79 % des lits d’hospitalisation publique). Les résultats de cette étude, publiés par le Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire (BEH n° 36 en 1997), ont montré que 6,7 % des patients présentaient une
infection nosocomiale.
Les infections urinaires étaient les plus fréquentes (36,3 %), suivies des infections pulmonaires ou pneumopathies (12,5 %). Selon cette étude, le service de réanimation était bien sûr le plus touché avec une prévalence moyenne de 22 % de patients infectés (6,1 % pour la chirurgie). Les services les moins touchés étaient la pédiatrie (3,5 % des patients) et la psychiatrie (2,6 %).
Il existe aussi des facteurs de prédisposition personnels : immunodépression, âge, chimiothérapie…