Topinambour : Intérêt nutritionnel
Une action
efficace pour de bonnes fonctions d’élimination
Grâce à ses fibres abondantes, le topinambour est
très efficace pour accélérer le transit
intestinal, et lutter contre la tendance à la constipation.
L’effet des fibres est accentué par la présence
d’inuline en quantité élevée. Ce fructosane,
qui n’est que très faiblement assimilable, parvient jusqu’au
colon où il a une action légèrement laxative.
Les convives ayant un système digestif fragile doivent
limiter leur consommation de topinambour. En effet, pris en trop
grande quantité, ce légume peut provoquer chez eux
des ballonnements et des gênes intestinales.
Un complément minéral et vitaminique non
négligeable
Le topinambour possède une haute densité
minérale (ou teneur en minéraux pour 100 kcalories) :
elle atteint 5,5 g, ce qui est tout à fait remarquable,
même pour un légume, aliment où classiquement
elle est élevée ! Le topinambour contribue donc
efficacement à la couverture de nos besoins en
minéraux, en particulier en potassium (densité : 1542
mg pour 100 kcalories) et en magnésium (densité : 65
mg pour 100 kcalories). On peut aussi prendre en compte ses apports
en vitamines du groupe B (utiles au bon fonctionnement
neuro-musculaire) dans la mesure où ils correspondent, pour
une portion de 150 g de topinambour, à 5 à 20 % de
l’apport journalier de recommandé (voir tableau de
composition).
Un apport énergétique modéré
Avec un apport de 31 kcalories aux 100 g (soit 46 kcalories pour
une portion de 150 g), le topinambour fait partie des
légumes modérément énergétiques.
Dans le cadre d’une alimentation qu’on souhaite
"légère en calories", il peut remplacer
avantageusement, de ce point de vue, un plat de pommes de terre (85
kcalories aux 100 g). A condition, évidemment, d’être
accommodé avec un minimum de corps gras (mais un jus de
viande dégraissé lui convient très bien).
Topinambour : Son histoire
Son nom familier semble avoir été
emprunté à une peuplade indienne du Brésil
particulièrement friande de ce légume : les
Topinambous.
Vraisemblablement originaire des Amériques, ce tubercule
extraordinairement fécond nous fut rapporté du Canada
par M. Lescarbot au début du XVIIème
siècle.
Alors consommé cuit sous la cendre ou cru en vinaigrette
dans ces contrées, ce tubercule eut bien du mal à
imposer sa saveur pourtant délicate - très proche de
celle de l’artichaut - sur les tables françaises.
Parmentier entreprit un plaidoyer en faveur de ce légume en
mettant en valeur ses qualités gustatives et
nutritionnelles.
Associé jusqu’à une période récente aux
rigueurs de la guerre, le topinambour semble aujourd’hui
bénéficier du regain d’intérêt du public
pour les légumes anciens.
Topinambour : Sa production
Les topinambours que l’on trouve sur les
marchés proviennent bien souvent de productions locales et
appartiennent généralement à la
variété "Topinambour rouge" encore appelée
"Topinambour commun". La peau violacée enveloppe le bulbe
arrondi, mince à la base et renflé en son sommet,
parcouru de petits renflements en forme d’écailles. On peut
aussi parfois trouver dans les jardins d’amateurs, comme sur les
étals des marchés, le "Violet de Rennes" ou le "Rouge
du Limousin" ou bien le topinambour "fuseau", aux petits tubercules
allongés rosés et sucrés.
Le topinambour est présent sur les marchés de
mi-octobre à mi-mars.
Topinambour : Résumé
Souvent méconnu, le topinambour
présente pourtant de réelles qualités
gustatives (il est d’ailleurs surnommé "artichaut de
Jérusalem" par les Anglo-Saxons), et des atouts
nutritionnels incontestables : modérément
énergétique, riche en fibres, largement pourvu en
minéraux et vitamines, il possède en effet les
caractéristiques recherchées dans l’alimentation
actuelle. Toutefois, en raison de la présence d’inuline (un
glucide non assimilable) sa consommation doit être
limitée en cas d’intestins sensibles.
Toutes les fiches nutrition