Radis : Intérêt nutritionnel
Peu énergétiques, les radis
présentent une haute densité en
minéraux et oligo-éléments : pour 100
calories, ils fournissent 1620 mg de potassium, 133 mg de calcium,
47 mg de magnésium, 5,3 mg de fer... Cela leur
confère d’intéressantes propriétés
reminéralisantes.
Leur apport en vitamine C est appréciable, au regard
du besoin quotidien : en moyenne 23 mg aux 100 g, soit près
de 30 % de l’apport quotidien conseillé pour l’adulte (80
mg).
Ils sont une bonne source de fibres alimentaires , fibres
d’autant plus efficaces sur le transit intestinal que les radis
sont consommés crus.
Enfin, les radis appartiennent au groupe des légumes
crucifères (au même titre que les navets ou les
choux, par exemple). De ce fait, ils renferment des composés
spécifiques, comme des indols, ou des gluconisates, qui
suscitent beaucoup d’intérêt chez les chercheurs qui
constatent que ces substances semblent capables d’inhiber ou de
freiner le développement de tumeurs cancéreuses.
La consommation de radis pourrait ainsi améliorer la
qualité de l’alimentation, particulièrement dans le
domaine de la prévention de certains cancers (colon
et estomac notamment).
Radis : Son histoire
Les radis étaient probablement connus, dans
nos contrées, dès l’époque
néolithique. On pense qu’ils proviennent
d’Extrême-Orient : on en trouve trace dans un
écrit chinois remontant au XIème siècle avant
notre ère (le texte donne la recette des tranches de carpe
crue, macérées avec radis, gingembre et herbes
aromatiques...).
Les anciens Egyptiens étaient eux aussi amateurs de radis.
Si l’on en croit Hérodote, les bâtisseurs de
pyramides se régalaient d’oignons, de poireaux et de
radis. Les Grecs, qui offraient des légumes à leurs
dieux, leur présentaient des radis... en or,
accompagnés de navets d’argent et de betteraves
coulées en plomb : une façon de rendre les
végétaux impérissables ! Le radis était
spécialement dédié à Apollon, et on en
connaissait déjà au moins trois
variétés différentes.
Mais c’est du latin « radix » (racine) que le radis
« Raphanus Sativus » tire son nom commun. Les Romains,
qui en cultivaient de nombreuses variétés, rondes ou
allongées, vont répandre le radis à travers
tout leur empire. Plus tard, dans ses Capitulaires, Charlemagne
recommandera aux régisseurs de ses terres la culture de
cette excellente racine. Au Moyen Age, les radis étaient
volontiers proposés à la croque au sel... mais les
radis de cette époque étaient probablement assez
éloignés de ceux que nous connaissons
aujourd’hui. Croisements et sélections ont permis
d’obtenir, depuis quelques décennies, ces excellentes
variétés fraîches et croquantes que nous
dégustons à présent.
Radis : Sa production
Variétés de pleine saison
(printemps) :
- type rond, rouge, rustique.
- long, rose, à bout blanc.
- demi-long, écarlate à très petit bout
blanc.
Variétés de serre (hiver) :
- demi-long, rose à bout blanc, feuillage
réduit.
Variétés à semis très
précoces :
- demi-long, écarlate.
- demi-long, écarlate à bout blanc.
Les radis peuvent être ronds ou plus ou moins
allongés, roses, écarlates, ou à bout blanc...
Les plus cultivés aujourd’hui sont les demi-longs. Ils
poussent vite, certains en moins de 3 semaines « les radis de
18 jours », de toute façon en moins d’un
mois.
Ils sont traditionnellement vendus en bottes, mais aussi
présentés lavés, épluchés et
conditionnés « radis 4ème gamme ».
Les radis se rencontrent dans tous les jardins à la belle
saison. Mais ils se cultivent de plus en plus sous abri, pour la
consommation hivernale. Principales régions productrices :
Val de Loire (Loire-Atlantique et Maine-et- Loire), Région
parisienne (Yvelines), Bouches-du-Rhône et
Finistère.
Radis : A savoir
Les substances
protectrices du radis :
Comme tous les légumes crucifères, les radis
renferment des composés soufrés dotés de
propriétés originales et intéressantes :
- des glucosinolates, qui donnent naissance à
des sénevols ayant une action anti-microbienne.
- des isothiocyanates de phényl-éthyle
et de benzyle, dont les effets protecteurs vis-à-vis du
cancer sont reconnus.
La couleur des radis :
La couleur des radis est due à des pigments rouges ou
pourpres, les anthocyanes. Ils sont présents essentiellement
en surface plus ou moins abondants selon les
variétés. Ces pigments font partie du "facteur
vitaminique P", qui renforce dans l’organisme l’action de la
vitamine C, et augmente la résistance des petits capillaires
sanguins.
Les anthocyanes ont la particularité de changer de couleur
en fonction du pH du milieu dans lequel ils se trouvent : plus le
pH est acide, plus ces pigments sont rouges, tandis qu’en milieu
neutre ou basique, ils virent au violet. Pour obtenir des radis
d’une belle teinte rouge vif, il suffit donc de les laver dans une
eau légèrement citronnée !
Les fanes des radis :
Elles contiennent de bonnes quantités de provitamine A,
d’acide folique, de vitamine C et de fer. D’où
l’intérêt de croquer le "vert" bien frais des radis...
ou de le transformer en un délicieux potage !
Radis et digestibilité :
Les composés soufrés du radis (en particulier les
gucosides) sont responsables de sa saveur piquante très
caractéristique. Ces substances stimulent les
sécrétions digestives et l’appétit, mais sont
plus ou moins bien tolérées selon les consommateurs.
Pour améliorer la tolérance il est conseillé
de choisir les radis plutôt jeunes et petits, de les
consommer bien frais, et de bien les mastiquer.
Légendes et croyances :
Chez les anciens Grecs, les radis étaient
réputés efficaces pour calmer la toux et
arrêter les hémorragies.
Au XIIIème siècle, Albert le Grand,
célèbre alchimiste, déclarait que le
mélange de jus de radis, de blanc d’oeuf et de graines
de psyllium pulvérisées rendait insensible au feu et
permettait de saisir à mains nues le fer chauffé au
rouge... Enfin, les croyances populaires déclarent les radis
souverains pour lutter contre la nervosité, fortifier les
dents, les ongles et les cheveux.
Radis : Résumé
Les radis sont
appréciés pour la variété et
l’agrément qu’ils apportent dans les menus. Ils
constituent un hors-d’oeuvre de crudités
très intéressant nutritionnellement, et dont la
valeur énergétique reste modeste, si on veille
à les consommer sans excès de pain et de beurre !
Ils participent utilement à la recharge minérale et
vitaminique de l’organisme (notamment pour leur apport en
potassium, magnésium, calcium, vitamine C). Ils renforcent
la teneur en fibres alimentaires du régime. Enfin, comme les
autres légumes crucifères, ils contribuent à
la prévention du cancer.
Toutes les fiches nutrition