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Pomelo

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Pomelo : Intérêt nutritionnel

Le pomélo est, à juste titre, recommandé dans « l’alimentation minceur »  : pour un volume appréciable, il n’apporte que peu de calories, et les variétés actuelles se consomment facilement

« nature », sans sucre ajouté !

Il fournit un « apport de sécurité » de vitamine C , à tous les convives : il peut en effet se consommer à tout repas de la journée, au petit déjeuner comme aux repas principaux (et le jus est aussi riche en vitamine C que la pulpe). Il participe efficacement à l’apport en minéraux et oligo-éléments de l’alimentation, notamment par la fourniture de potassium, de calcium et de magnésium.

Sa saveur acidulée et légèrement amère stimule les sécrétions digestives , et justifie qu’on serve le pomélo le matin au petit déjeuner, ou encore en hors-d’oeuvre.

Le pomélo, comme les autres fruits frais, peut contribuer au bon équilibre du milieu interne, grâce à ses propriétés alcalinisantes qui contrebalancent les effets acidifiants* d’autres aliments tels que la viande, le poisson ou les farineux.

* Pouvoir basique par opposition au pouvoir acide. Résumé Le pomélo est un fruit à

privilégier dans notre alimentation, tant pour ses qualités gustatives que pour ses propriétés nutritionnelles (en particulier sa teneur intéressante en vitamine C : 37 mg aux 100 g) son apport énergétique reste modéré (42 kcalories aux 100 g). Il est apprécié tel quel, ou sous forme de jus, ou en association avec d’autres fruits. Et nous pouvons désormais, toute l’année, alterner les variétés toutes aussi savoureuses les unes que les autres.

Pomelo : Sa production

On trouve toute l’année des pomelos sur le marché, mais ils sont surtout abondants entre novembre et mai. Ils viennent pour la plupart des USA et d’Israël, un peu d’Argentine et d’Afrique du Sud (l’été).

On distingue généralement les variétés en fonction de la couleur et de leur chair :

’Marsh seedless’ possède une chair jaune pâle, juteuse et, comme son nom l’indique, dépourvue de pépins. Le pépiniériste Marsh diffusa cette variété originaire de Floride vers 1892.

L’israélien Sweetie (nommé ’Oro Blanco’ aux USA), résulte du croisement d’un pamplemousse et d’un pomelo. Commercialisé d’octobre à mai, cet agrume rond et dodu offre, sous une écorce brillante (bien verte jusque fin décembre), une pulpe blonde, très juteuse, d’une grande douceur.

’Ruby’ (ou ’Ruby red’, ’Red blush’), obtenue en 1929, au Texas, doit son nom à la teinte rose qui colore sa chair, et, par plages, son épiderme. ’Ray ruby’ est un cultivar américain dérivant de ’Ruby’ et dont la peau, plus pigmentée, camoufle une pulpe rose vif.

Sunrise’ (ou ’Star ruby’), créée en 1959, au Texas, offre, sous sa fine peau très colorée (dont l’intensité de la teinte augmente à mesure de la tardiveté de sa récolte), une chair carmin, très juteuse et sans pépins.

Pomelo : A savoir

Pour préserver toute la richesse vitaminique du jus de pomélo, il convient de presser le fruit au dernier moment.

Contrairement à ce qu’on croit parfois, le pomélo n’est nullement décalcifiant  : au contraire, sa vitamine C améliore la bonne utilisation par l’organisme du calcium alimentaire.

Les pépins du pomélo sont très riches en pectine. On peut les cuire en même temps que la pulpe quand on prépare une marmelade (on les rassemble dans un nouet de mousseline, pour pouvoir les retirer facilement). La

« prise » est alors parfaite.

L’écorce du pomélo peut être traitée par des substances anti-moisissures (le consommateur doit alors en être averti). Dans ce cas, éviter d’utiliser le zeste. Mais la pulpe est habituellement hors d’atteinte de ces produits de traitement, en raison de l’épaisseur de l’écorce.

Un bon pomélo a une peau tendue, bien brillante, et doit être lourd en main. Il se garde facilement, au frais, pendant plusieurs jours.

La saveur amère du pomélo est due à des substances originales et caractéristiques des fruits "citrus" : naringoside et hespéroside (composés flavoniques) et surtout limonoïde (si puissante que son amertune est sensible à une concentration inférieure

à 1/1000 !).

Pomelo : Résumé

Caractéristiques

L’apport énergétique du pomelo : 42 kcalories aux 100 g, ou 175 kJoules (soit environ 60 kcalories ou 250 kJoules pour un demi-pomélo moyen de 150 g net), reste modéré par rapport à celui des autres fruits. Il est dû essentiellement à des glucides d’assimilation rapide : le saccharose (qui représente environ la moitié des glucides), le fructose et le glucose (chacun environ le quart du total).

Mais la particularité la plus intéressante de ce fruit est sa richesse en vitamine C  : en moyenne 37 mg aux 100 g. Ainsi un demi-pomélo fournit plus des 2/3 de l’apport quotidien conseillé

pour l’adulte (80 mg), et près de la totalité de celui des enfants (60 mg). De plus, la stabilité de la vitamine C est excellente dans ce fruit : le taux vitaminique reste pratiquement constant plusieurs semaines après la récolte (grâce à la protection apportée par la peau épaisse et le milieu acide).

A cette vitamine C sont associées des substances rassemblées sous le vocable d’hespéridine, ou « vitamine P » . Il s’agit de constituants des pigments anthocyaniques (abondants dans les pomelos roses et rouges), des flavonoles, etc. La vitamine P possède une action favorable sur la résistance des petits vaisseaux sanguins, elle est bénéfique en cas de fragilité des capillaires. Par ailleurs, elle potentialise et renforce l’action de la vitamine C du pomelo.

Les autres vitamines sont moins abondantes. Les vitamines du groupe B sont surtout représentées par l’acide pantothénique (vitamine B5) et la vitamine B3 ou PP (à noter la présence de petites quantités de biotine et d’acide folique). Le taux de provitamine A (carotène) est plus ou moins élevé selon les variétés de pomélos : 0,015 mg aux 100 g en moyene, mais jusqu’à 0,33 mg dans les pomelos à chair rose ou rouge.

Parmi les minéraux et oligo-éléments (où domine le potassium), une place particulière doit

être donnée au calcium  : bien que sa teneur ne dépasse pas 20 mg aux 100 g, il est bien utilisé par l’organisme, en raison du très bon rapport calcium/phosphore (supérieur à 1) et de la présence de vitamine C et d’acide citrique, qui favorisent sa bonne utilisation.

Malgré sa teneur élevée (1,9 mg aux 100 g) en acides organiques (avec prédominence de l’acide citrique), le pomélo a un fort pouvoir alcalinisant*  : dans l’organisme, les acides organiques se combinent avec les minéraux, laissant des résidus alcalins et non acidifiants.

Enfin, les fibres (moyennement abondantes) ont l’originalité d’être constituées en partie par des substances pectiques, qui jouent un rôle régulateur sur le transit intestinal.

* Pouvoir basique par opposition au pouvoir acide.

Histoire Seule espèce d’agrume à ne pas

être originaire d’Asie, le pomelo est observé, depuis le 18ème siècle, aux Barbades.

On raconte que c’est le comte français Philippi, chirurgien des armées napoléoniennes qui, capturé par les Anglais lors de la bataille de Trafalgar, découvrit en 1823 le pomelo aux Bahamas, où il était emprisonné. Le militaire fut ensuite à l’origine des premières plantations de cet agrume en Floride. La culture du pomelo dans cet Etat s’étendit dès 1885, gagna la Californie, le Texas, l’Arizona ; le pomelo était, au début du 20ème siècle, un des agrumes les plus couramment consommés. C’est à cette époque que se diversifiérent la plupart des variétés toujours consommées aujourd’hui.


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