Petites salades : Intérêt nutritionnel
Rafraîchissantes et peu
énergétiques
Riches en eau de constitution (elles renferment entre 85 et 93 %),
toutes ces petites salades sont rafraîchissantes , et
savoureusement complices de la ligne : du fait de leurs teneurs
très modérées en nutriments énergétiques
(glucides, protides, lipides), elles s’avèrent faiblement
énergétiques. Une portion moyenne de petite salade (de
l’ordre de 50 g) fournit au maximum 20 kcalories. Mais bien
sûr, il faut tenir compte de l’assaisonnement (en particulier
de l’huile de la vinaigrette) ou des accompagnements (comme les
lardons ou les croûtons avec le pissenlit...). Il est
cependant toujours possible d’opter pour une sauce
allégée, qui permet des économies d’énergie
sensibles (une cuillerée à soupe de vinaigrette classique
= 70 à 75 kcalories, de vinaigrette allégée = 35
à 40 kcalories, de sauce yaourt + jus de citron = 10 à 15
kcalories).
Une haute densité vitaminique et minérale
Les petites salades sont des sources tout à fait
intéressantes de vitamines, minéraux et
oligo-éléments. Avec une portion de 50 g de pourpier, de
crambé maritime ou de pissenlit, on peut couvrir une fraction
appréciable de l’AJR (Apport Journalier Recommandé) de
nombreux nutriments, comme le montre le tableau ci-contre :
Ces valeurs apparaissent d’autant plus remarquables que cette
mëme portion de 50 g de "petite salade" ne représente pas
plus de 1 % de l’apport calorique quotidien de la journée. Et
mëme si l’on tient compte de l’assaisonnement, on ne
dépasse pas 5 % du total énergétique de la
journée. Ces petites salades se distinguent donc par une haute
densité vitaminique et minérale. Elles fournissent ainsi
de façon privilégiée, et sans que cela ne
s’accompagne jamais d’une quelconque surcharge
énergétique :
- des éléments anti-oxydants tels que la
vitamine C ou la provitamine A (utiles pour la lutte contre les
radicaux libres, facteurs de vieillissement cellulaire
prématuré, ainsi que pour la prévention
vis-à-vis des pathologies de dégénérescence
cardio-vasculaire et tumorale)
- des nutriments utiles pour la résistance aux
infections et la lutte contre l’anémie : cuivre,
vitamine B9 et fer (dont le besoin chez les femmes est
particulièrement élevé)
- des constituants bénéfiques pour le bon
équilibre neuro-musculaire : magnésium et vitamine
B1.
Pour mieux éliminer
Les petites salades favorisent les fonctions d’élimination.
Grâce à leurs fibres abondantes, elles aident à
lutter contre la paresse intestinale, et ceci d’autant plus
efficacement qu’elles sont consommées crues (leur action sur
la motilité des intestins est
alors maximale). Le pourpier, riche en mucilage, exerce en
outre une action émolliente bénéfique en cas
d’irritation des muqueuses.
Par ailleurs, ces petites salades possèdent des
propriétés diurétiques certaines, liées
à la fois à leur richesse en eau, à un rapport
potassium/sodium particulièrement élevé (en
particulier pour le crambé maritime), et à la
présence de substances dotées de propriétés
diurétiques (dans le pissenlit).
Petites salades : Son histoire
La roquette (Eruca sativa) appartient à
la famille des crucifères, comme la moutarde, le colza, le
chou ou le navet. Très appréciée dans
l’Antiquité et au Moyen Age, elle a été
cultivée jusqu’au début du XIXème siècle, avant
de sombrer dans l’oubli. Elle continue cependant à ëtre
couramment consommée dans certains pays du sud de l’Europe (en
Grèce, en Italie ou en Turquie, par exemple), et elle figure
dans la vraie recette du mesclun provençal. Elle est
maintenant à nouveau disponible sur le marché, seule ou
en mélange.
Le pourpier (Portulaca oleracea) est une salade originale,
ressemblant un peu à une plante grasse. On le rencontre
parfois dans les jardins : il y pousse spontanément, et il est
souvent considéré comme une mauvaise herbe... Mais il est
désormais cultivé rationnellement et
commercialisé.
Le pissenlit (Taraxacum officinale) est bien connu : on le
nomme parfois "dent de lion", en raison de la forme de ses feuilles
dentelées bien vertes, rassemblées en petites rosettes.
Il pousse dans les prés à l’état sauvage : il est
délicieux au début du printemps - ses petits boutons
floraux sont appréciés des connaisseurs -, mais aussi
après les premières gelées. Des variétés
améliorées, plus fines, plus tendres, et surtout moins
amères, sont désormais cultivées pour la
commercialisation.
Le crambé maritime (Crambe maritima) ou "chou marin"
appartient à la famille des crucifères. Il a
été largement cultivé à la fin du XIXème
siècle en Grande-Bretagne, avant d’ëtre presque
abandonné. Sa culture est aujourd’hui encouragée : il
s’agit en effet d’une plante halophyte (aimant le sel), ce qui
permet d’envisager son développement sur des sols proches des
côtes. On en consomme les jeunes pousses étiolées,
pâles et charnues, longues d’environ 18 à 20 cm (elles
sont obtenues, comme les endives, après buttage). Le
crambé maritime peut se consommer soit cru en salade, soit
après une cuisson rapide (quelques minutes suffisent). Il
possède une saveur très fine, rappelant un peu celle de
l’asperge quand il est cuit.
Petites salades : Sa production
- la roquette
- le pissenlit
- la crambée maritime
- le pourpier
Petites salades : Résumé
% DE L’AJR COUVERT PAR
50g DE PETITE SALADE
Pissenlit
Pourpier
Crambé
maritime
Vitamine c
22%
14%
17%
Provitamine A
100%
18 à
45%
Vitamine B1
7%
Vitamine B9
37%
17%
Magnésium
13 à
16%
Fer
9 à
15%
7 à
13%
Cuivre
10%
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