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Pêche : Intérêt nutritionnel

Un fruit rafraîchissant

Rafraîchissante et modérément

énergétique, la pêche s’intègre parfaitement à l’alimentation estivale. Elle possède en effet des propriétés réhydratantes et désaltérantes appréciées, grâce à sa richesse en eau,

à sa teneur limitée en sucres et à la présence d’acides organiques en proportions équilibrées.

Pas trop de calories

La pêche constitue un dessert ou un « en cas » léger, tout à fait compatible avec l’alimentation-minceur et la recherche de la forme : 40 kcalories aux 100 g seulement, soit pour un fruit moyen (120 à 140 g net) 48 à 56 kcalories... Très raisonnable !

Des fibres bien tolérées

Consommée mûre à point, la pêche est un fruit particulièrement bien toléré : ses fibres sont alors très tendres, et agissent sur les intestins avec douceur et efficacité. C’est d’ailleurs pour cette raison que les très jeunes enfants et même les bébés peuvent consommer très tôt la pêche pochée et

écrasée, ou même mixée crue.

Un fruit d’été riche en vitamine C et en provitamine A

Une pêche moyenne fournit 8 à 10 mg de vitamine C, soit environ 10 à 12 % de l’apport quotidien conseillé : appréciable ! Les pigments flavonoïdes (abondants dans les pêches colorées de rouge) améliorent encore l’action de la vitamine C, et augmentent la résistance des petits capillaires sanguins. Un effet bien utile l’été, lorsque le soleil et la chaleur mettent à rude épreuve le système circulatoire.

Autre apport vitaminique intéressant : celui de provitamine A, ou carotène (indispensable au bon état de la peau, anti-oxydant cellulaire, et probablement facteur de protection anti-cancer). Si on choisit une variété à

chair jaune, une pêche suffit pour couvrir 50 % de l’apport quotidien conseillé (et 15 % pour une variété à chair blanche). Enfin la pêche, comme les autres fruits et légumes frais, participe à la reminéralisation de l’organisme (avec en particulier, potassium, magnésium, phosphore et fer fournis en quantités non négligeables).

Elle aide aussi au ré-équilibrage du milieu interne , puisque son métabolisme s’accompagne de la libération de composés alcalins (qui s’opposent à l’influence souvent trop acidifiante de l’alimentation actuelle).

Pêche : Son histoire

La pêche nous vient de loin : on trouve des traces de sa présence, à l’état spontané, dans la Chine méridionale environ 500 ans avant notre ère. Et c’est depuis l’Asie qu’elle a gagné l’Occident, au cours des siècles. Elle devait atteindre d’abord la Perse (d’où son appellation « Prunus persica »), puis l’Arabie, la Mésopotamie, et enfin l’Egypte (où la pêche était le fruit d’Harpocrate, dieu du silence). Connue des Romains, qui en identifiaient déjà cinq variétés, elle mit quelques siècles à se faire apprécier chez nous. Mais dès le XVème siècle et surtout le XVIème siècle, notre pays devient le centre de sa culture en Europe.

A Versailles, le jardin fruitier du Roi Soleil comportait plus de 30 variétés différentes de pêches, dont les fameuses « Belle de Chevreuse », « Belle de Vitry », et l’admirable « Téton de Vénus », au nom évocateur de délices  !

C’est à la même époque que commencèrent les plantations en espaliers, qui firent bientôt la réputation de la pêche de Montreuil.

Aujourd’hui, on cultive en France de nombreuses variétés de pêches, qui ont subi avec succès les épreuves de sélection (notamment en ce qui concerne la saveur, la coloration, et la période de maturité).

Pêche : Sa production

La pêche est cultivée essentiellement dans la moitié sud de la France : région Rhône-Alpes, Languedoc-Roussillon, Provence et Sud-Ouest. Grâce à la succession de variétés de précocités différentes, on obtient un étalement de la récolte pendant tout l’été : du fait de cette diversité (la plus marquée pour des fruits), la pêche est présente sur le marché de début juin à fin septembre, avec une pointe de commercialisation en juillet et août.

On distingue classiquement :

les variétés à chair blanche (30 % de la production).

Elles donnent des fruits juteux, parfumés, parfois fragiles, recherchés par les consommateurs. Elles sont abondantes en début de saison (variétés précoces : Primerose, Alexandra... ; variétés de moyenne saison  : Red Robin, Redwing ; variété tardive : Mireille).

les variétés à chair jaune (70 % de la production).

Les fruits sont plus gros, généralement sucrés et parfumés, et résistants aux manipulations et au transport (variétés précoces : Maycrest, Springlady... ; variétés de moyenne saison : Redtop, July lady, Flavorcrest... ; variétés tardives : Elegant lady, O’ Henry...).

Pêche : A savoir

L’arôme de la pêche :

L’arôme de la pêche est dû au mélange de nombreuses substances, plus ou moins volatiles. On en a isolé plus de 80, en particulier des lactones, des aldéhydes, des cétones, de terpènes, etc.

La concentration en ces composés aromatiques s’élève brusquement assez peu de temps avant la complète maturité du fruit. Et c’est à

ce moment seulement que la pêche acquiert son parfum caractéristique. Si la cueillette est trop précoce, cette élévation ne se produit pas, et la pêche reste peu parfumée. Par contre, une pêche récoltée un peu avant maturité, et gardée à 18°C environ, forme en quelques jours une grande quantité de ces composés (mais un stockage

à 8°C freine considérablement la production des substances responsables de l’arôme).

La couleur de la pêche :

Les pigments de la pêche sont de deux types :

 

- des xanthophylles : qui appartiennent au groupe des caroténoïdes (provitamine A), et sont responsables de la couleur jaune orangé de la chair.

 

- des substances polyphénoliques  : anthocyanes et flavonoïdes. Ces pigments rouge vif sont abondants notamment dans les parties colorées qui se trouvent près du noyau. Les flavonoïdes possèdent des propriétés vitaminiques « P » (ils potentialisent l’action de la vitamine C, et jouent un rôle protecteur vis- à-vis des petits vaisseaux sanguins).

Pêche : Résumé

Légère (pas plus de 40 kcalories aux 100 g) et rafraîchissante (elle réhydrate et n’apporte pas trop de sucres), la pêche est le fruit vedette de l’été.

Il faut noter sa teneur intéressante en vitamine C (7 mg aux 100 g, soit 8 à 10 mg pour un fruit moyen), et en provitamine A (surtout dans les pêches

à chair jaune : 0,5 à 1 mg aux 100 g).

Consommée mûre à point, la pêche est parfumée, savoureuse et très digeste : ses fibres sont alors particulièrement tendres et bien tolérées, y compris par les consommateurs délicats et les jeunes enfants.


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