Oseille : Intérêt nutritionnel
Des apports de
sécurité
Légume de diversification et d’accompagnement, l’oseille est
généralement consommée en quantité
modérée. Même dans ce cas, elle est capable de
fournir des proportions appréciables
d’éléments dits "de sécurité" (en
particulier pour leurs effets bénéfiques de
prévention). Ainsi, en consommant une portion de 100 g
d’oseille, on reçoit les 3/4 de l’AJR* pour la vitamine
C (il en reste en moyenne 60 mg aux 100 g après
cuisson), la totalité de l’AJR pour la provitamine A ,
plus de 10 % de l’AJR pour la vitamine E et l’acide
linolénique. Et ses minéraux et
oligo-éléments très variés (fer,
magnésium, cuivre, zinc, manganèse, etc.) participent
également à la couverture des besoins.
* AJR = Apport Jounalier Recommandé
Une saveur stimulante
Grâce à sa saveur nettement
acidulée, l’oseille stimule les sécrétions
digestives, ce qui favorise une bonne assimilation. Même
employée à faibles doses, elle est
rafraîchissante : elle relève la saveur des mets, et
peut réveiller un appétit un peu défaillant.
Ses fibres relativement abondantes (elles atteignent 3 g aux 100 g)
sont attendries par la cuisson, ce qui les rend facile à
supporter, y compris par des intestins délicats.
Oseille : Son histoire
L’oseille sauvage,
ramassée de tout temps, fut également cultivée
par les Anciens, bien qu’elle ne connût alors
qu’un rôle
culinaire relativement effacé. Cette herbe dut par contre
à son acidité la popularité dont elle jouit
durant le Moyen Age friand de saveurs aigres et sucrées.
Potages, farces... l’oseille était alors un des
ingrédients de base des sauces vertes servies avec la
venaison.
Oseille : Sa production
L’aspect de fer de lance donné aux feuilles
par deux "oreillettes" situées à la base du limbe,
caractérise les Rumex, large genre
auquel appartient l’oseille sauvage, acidulée et
champêtre, et l’oseille commune (Rumex acetosa), que nous
cultivons en France.
"L’oseille large de Belleville" est certainement la
variété la plus cultivée en France. Elle
possède de larges feuilles allongées d’un vert assez
clair qui lui a valu le synonyme de "Blonde de Belleville". Ses
pétioles se teintent parfois de rouge.
D’autres variétés d’oseilles communes peuvent aussi
être produites telles que la "Blonde de Lyon", la "Verte de
Nonay" ou la "Blonde de Virieux".
Souvent confondue avec l’oseille, la "Patiente"
(Rumex patientia), encore appelée
"oseille-épinard", possède des feuilles
minces bien lancéolées, et est commercialisée
l’été. Principalement cultivée dans la
région parisienne, l’oseille est aussi produite, dans
le cadre de l’agriculture
biologique, dans le Sud-Est et les
Pyrénées-Orientales.
Oseille : A savoir
L’acide
oxalique (un diacide de formule (COOH)2 ), du fait de sa
présence dans ce légume, était autrefois
surnommé "sel d’oseille". On lui reproche (à forte
dose) un effet irritant sur le système rénal, et
aussi une action déminéralisante sur le bol
alimentaire (en effet, l’acide oxalique forme avec le calcium des
sels insolubles, non absorbables par la muqueuse intestinale).
Cependant, l’oseille étant habituellement servie en petite
quantité, on ne risque en aucun cas de
déséquilibrer l’apport calcique lorsqu’on en consomme
!
Bien que que renfermant peu de lipides (0,5 g aux 100 g), l’oseille
peut être considérée comme une source non
négligeable d’un acide gras essentiel relativement rare dans
les aliments : l’acide linolénique . Cet acide gras
polyinsaturé de formule C 18 : 3 n-3, appelé parfois
"omega-3", est un constituant essentiel des membranes biologiques.
Il intervient dans les activités hormonales et enzymatiques,
et possède un effet bénéfique sur les lipides
sanguins et la fluidité du sang. L’oseille renferme 150
à 200 mg* d’acide linolénique aux 100 g, soit 10 % de
l’apport quotidien recommandé pour une bonne
prévention des maladies cardio-vasculaires. L’acide
linolénique est fragile, et s’oxyde facilement : dans
l’oseille, la vitamine C et les caroténoïdes,
présents en abondance, constituent des facteurs naturels de
protection particulièrement efficaces.
* l’équivalent de ce qui est apporté par 2
cuillerées à soupe d’huile de maïs.
Oseille : Résumé
En quantité
modérée, l’oseille est capable de fournir
un apport appréciable d’éléments de
sécurité : sa teneur en vitamine C atteint en
effet 125 mg aux 100 g, c’est un des végétaux les
mieux pourvus en caroténoïdes (11 mg aux 100 g).
Elle renferme des minéraux et oligo-éléments
très variés (notamment du fer, du magnésium,
du cuivre, du zinc, du manganèse, etc.). Sa saveur
acidulée marquée est liée à sa
richesse en acides organiques, en particulier en acide oxalique
(300 à 500 mg aux 100 g).
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