Myrtille : Intérêt nutritionnel
Pour une diversification savoureuse et
utile
Désaltérante (elle est riche en eau) et
rafraîchissante (grâce à sa teneur
modérée en sucres), la myrtille est avant tout un
fruit-plaisir, qu’il ne faut pas manquer de déguster en sa -
courte - "pleine saison". Discrète en calories
(pas plus de 45 kcal aux 100 g), elle sait se faire oublier dans
l’addition énergétique. D’ailleurs, une petite
portion de 80 ou 100 g suffit largement à accommoder une
assiette de fromage blanc ou de crème à la vanille,
ou encore à accompagner la tartine briochée... La
congélation est une technique de conservation qui convient
parfaitement à la myrtille, et qu’on peut lui appliquer sans
qu’il soit nécessaire de lui ajouter du sucre : on peut
donc, tout au long de l’année, profiter "au
naturel" des qualités gustatives et nutritionnelles de
ce petit fruit original et savoureux.
Des apports intéressants en substances
protectrices
La myrtille représente une source de choix de nombreuses
substances protectrices. Elle fournit en effet des apports
appréciables de vitamine C et de tocophérols
(vitamine E), ainsi qu’une quantité record de
flavonoïdes (ou
"vitamine P"), dont les propriétés
anti-oxydantes bénéfiques sont reconnues, notamment
pour la santé cardio-vasculaire. Par ailleurs, sa
densité en fibres est élevée, ce qui est aussi
une caractéristique nutritionnelle favorable.
Ainsi la myrtille, bien que consommée en
général de façon
assez ponctuelle, peut cependant jouer un rôle très
utile comme aliment d’appoint à fort potentiel nutritionnel.
Myrtille : Son histoire
´´Brimbelle´´,
´´airelle noire´´, ´´vigne de
l’Ida´´, ´´raisin des
bois´´... Divers surnoms désignent la
myrtille, petite baie noire bleutée ramassée dans les
sous-bois des massifs français. Qui aurait d’ailleurs
cru que cette sauvageonne puisse jouer un rôle lors de la
seconde guerre mondiale ? On raconte que les bombardiers de la RAF
aurait grandement amélioré leur vision nocturne
grâce à la gelée de myrtilles... qui serait
vite devenue ration quotidienne.
Myrtille : Sa production
Le large genre
Vaccinum auquel appartient les myrtilles comprend plusieurs autres
espèces d’arbustes dont les canneberges, ces
« cranberries » américaines traditionnellement
servies en garniture de la dinde du thankgiving et les airelles
européennes aux petits fruits rouges ou encore.
Derrière la simple appellation de myrtille se cachent
d’ailleurs diverses espèces.
La myrtille sauvage (Vaccinum myrtillus) fait l’objet
d’un ramassage de plus en plus marginal et localisé
aux vieux massifs français tels que les Vosges, les
Cévennes, le Limousin... Si les zones où pousse cette
petite plante arbustive ne sont pas cultivées, elles doivent
néanmoins être entretenues pour fournir une
quantité suffisante de myrtilles. Celles-ci sont
récoltées manuellement à l’aide de
peignes puis sont vendues à des collecteurs qui assurent
leurs tris par ventilation. Les petits fruits bleu-noir cachent une
chair colorée (et tachante), un peu acide et très
aromatique .
Les myrtilles cultivées en France encore
appelées « myrtilles arbustives » ou
« blueberrys » sont d’origine américaine.
C’est en effet en 1908 que le docteur Cole
sélectionnait, aux USA, (à partir des nombreuses
espèces poussant spontanément dans la région
des Grands Lacs) le myrtillier à gros fruits (Vaccinum
corymbosum). Cet arbuste qui peut atteindre 2,5 mètres de
hauteur fournit les « bleuets », baies dont
l’épiderme bleu, recouvert de pruine, camouflent une
chair blanche et non tachante et qui peuvent se conserver au moins
10 jours à 10°C. Cette culture, trop nouvelle en France
pour connaître des problèmes phytosanitaires, ne
nécessite pas de traitements chimiques. Attention de ne pas
confondre ces fruits
sucrés et parfumés avec les insipides «
Rabbiteyes » (Vaccinum ashei) importés du sud des USA.
Myrtille : A savoir
La couleur de la myrtille est due à ses
anthocyanes. Parmi eux, on a identifié la cyanidine (le
pigment des pensées bleues ou violettes), la delphinidine
(présente également dans certaines
variétés
de cerises) et la malvidine (qui donne aussi sa couleur
à la fleur de mauve). Les basses températures sont
favorables à la synthèse des anthocyanes. C’est
pourquoi les myrtilles qui poussent en altitude, ou dans des zones
froides, ont une couleur particulièrement intense.
La myrtille était utilisée dans la
pharmacopée traditionnelle pour lutter contre les
diarrhées (on confectionnait une décoction de
myrtilles en faisant bouillir pendant 5 minutes une poignée
de baies dans une tasse d’eau, avant de les écraser). Elle
était également préconisée pour
renforcer la vision.
Myrtille : Résumé
La myrtille est modérément
énergétique (50 kcal pour 100 g) et fournit des
apports intéressants
en vitamines et minéraux très variés. Les
fibres (3 à 5 g pour 100 g) y sont particulièrement
abondantes.
Plus spécifiquement, elle apporte aussi des substances
protectrices efficaces : de la vitamine E en quantité
importante (plus de 2 mg pour 100 g), de la vitamine C (20 mg pour
100 g) dont l’action est potentialisée par la
concentration remarquable de flavonoïdes à
activité dite "vitamine P" ou facteur C2.
Les propriétés antioxydantes et antiagrégantes
plaquettaires de ces flavonoïdes leur confèrent un
rôle bénéfique pour la santé
cardiovasculaire et contre le vieillissement cellulaire.
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