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Mure : Intérêt nutritionnel

Des substances flavonoïdes aux propriétés bénéfiques

La mûre est une bonne source de substances flavonoïdes (pigments et tanins), qui semblent jouer un rôle favorable dans la prévention des maladies cardio-vasculaires. Ils agissent probablement en inhibant en partie l’absorption intestinale du cholestérol (une action qui pourrait

être renforcée par la présence des glucides et de fibres solubles). Ils interviennent sans doute aussi grâce à leur rôle anti-oxydant, qui leur donne un effet "anti-radicaux libres" très efficace (c’est le cas en particulier de la quercétine). Et ils ont enfin un rôle bénéfique du fait de leur activité "vitamine P" : ils renforcent la résistance des parois des petits vaisseaux sanguins, les capillaires, et facilitent également la fluidité du sang en s’opposant à

l’agrégation plaquettaire.

Des éléments protecteurs

La mûre renferme d’autres substances qui peuvent jouer un rôle protecteur vis-à-vis de différentes pathologies.

La vitamine C, de même que la vitamine E, possèdent une puissante activité anti-oxydante : ces éléments peuvent jouer un rôle utile, en synergie avec les substances flavonoïdes déjà

évoquées, pour s’opposer aux radicaux libres et aux processus de dégénérescence cellulaire, ainsi que pour lutter contre les phénomènes inflammatoires. Et les fibres (en particulier les pectines solubles), ainsi que le potassium et le magnésium, ont également de nombreux effets bénéfiques, notamment pour la santé cardio-vasculaire.

Mure : Son histoire

Connue depuis des temps immémoriaux, la ronce a sa place dans la mythologie grecque : elle serait issue du sang des Titans versé lors de leurs luttes contre les dieux. L’aspect griffu de cette féroce rosacée corrobore cette tragique origine ! La subtile saveur de son fruit et ses vertus médicinales valent bien quelques égratignures.

La mûre est conseillée pour le traitement des diarrhées. Selon Pline, elle "combat le venin des serpents les plus dangereux". Ses feuilles sont depuis longtemps connues pour "réprimer le flux des femmes", fortifier les gencives, guérir les ulcérations de la bouche... Pour stimuler leurs bêtes de somme, les gitans d’Espagne leurs donnaient une mixture à base de mûre, de feuilles de ronce et de vin. Les Amérindiens consommaient la mûre avec de la viande de bison séchée. En Europe, on l’aime nature, en marmelade, en sirop, en gelée.

Mure : Sa production

C’est en essayant de croiser deux variétés de mûrier sauvage que le juge Logan, vit pousser dans son jardin californien en 1881 le Loganberry, né des amours fortuites d’un framboisier (planté

à proximité du fameux mûrier) et d’une ronce. La "baie de logan" est un gros fruit conique et carminé. D’autres croisements framboise-mûre furent ainsi obtenus  :

- le Boysenberry , une très grosse baie allongée, rose foncé et à la saveur exeptionnelle.

- le Tayberry , obtenu par un certain Jennings en Écosse, associe la couleur de la framboise à la forme et à la fermeté de la mûre tout en mariant les saveurs des deux parents.

Le marché de la mûre cultivée reste très marginal. Les régions productrices semblent être principalement le Limousin-Périgord, l’Anjou et surtout la région Rhône-Alpes.

Mure : Résumé

Fruit de diversification par excellence, la mûre assure un apport appréciable en nombreux éléments utiles nutritionnellement. Elle fournit ainsi un large éventail de minéraux (potassium, calcium, magnésium, fer...) et de vitamines (notamment de la vitamine C, au taux de 32 mg pour 100 g), des fibres bien tolérées, et différentes substances flavonoïdes (pigments et tanins) aux propriétés bénéfiques pour la prévention cardio-vasculaire. Son apport calorique, dû

pour l’essentiel aux glucides, est en moyenne de 54 kcalories aux 100 g.


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