Mais doux : Intérêt nutritionnel
Des calories sans risque
Le maïs doux, grâce à sa richesse en glucides,
est un légume relativement calorique (96 kcalories aux 100
g). Il présente la particularité de fournir une
énergie utilisée progressivement par l’organisme,
cela en raison notamment de sa richesse en fibres. Et une portion
modérée - de l’ordre de 150 g net, soit environ 150
kcalories - suffit largement pour satisfaire l’appétit. Son
index glycémique est modéré : il ne
dépasse pas 65 (si on prend comme base 100 l’index
glycémique du pain blanc ; sur cette base, les pommes de
terre ou le riz atteignent 80, le glucose 140). Cela signifie que
le maïs doux est un aliment qui n’élève que
modérément le taux des glucides dans le sang
et, de ce fait, ne favorise pas la mise en réserve de
l’énergie sous forme de graisse.
Beaucoup de nutriments utiles
Les apports vitaminiques du maïs doux s’avèrent
particulièrement intéressants. Une portion de 150 g
permet en effet de couvrir une fraction appréciable des
apports quotidiens conseillés : 20 à 25% pour la
vitamine B1, 15 % pour la vitamine B9, 12 % pour la vitamine C, 10
% pour les vitamines B2, B5 et B6, et 9 % pour la vitamine E.
Le maïs doux est une excellente source de fibres (pour une
portion de 150 g, il en fournit 6 g). Les fibres du maïs doux
peuvent renforcer un apport qui est souvent globalement
insuffisant.
On atteint en effet difficilement sans apport suffisant en
végétaux les 25 ou 30 g recommandés chaque
jour. Ces fibres stimulent efficacement la motricité
intestinale, et permettent de lutter contre une tendance à
la constipation.
Autre atout du maïs doux : sa teneur en magnésium,
très appréciable dans la mesure où une portion
de 150 g en fournit 50 mg, soit 12 à 15 % de l’AJR (Apport
Journalier Recommandé). Le magnésium,
fréquemment déficitaire dans l’alimentation actuelle,
exerce une action anti-stress reconnue, et intervient pour le bon
équilibre neuro-musculaire. Tout aliment qui, comme le
maïs doux, peut en apporter une quantité notable, est
donc bienvenu.
Mais doux : Son histoire
Originaire d’Amérique, cette sous
espèce de maïs, douce, semble être apparue par
hasard, par mutation naturelle, pour être cultivée
ensuite tardivement : la première trace écrite
décrivant le maïs doux remonte à 1801.
Les indiens semblent avoir dédaigné le maïs
doux...
Une ignorance qui relève du passé puisque ce
maïs est aujourd’hui très apprécié
des Américains.
Mais doux : Sa production
Le maïs doux (Zea mays convar. saccharata)
est une sous-espèce du "maïs-grain", plante dont les
épis sont destinés à l’alimentation du
bétail et à diverses industries (fécule,
amidon, meunerie...). Le maïs doux présente la
particularité de possèder un gène qui
ralentit, dans ses grains, la transformation des glucides en
amidon. Aussi, récoltés légèrement
immatures, ces grains restent juteux, tendres et bien
sucrés.
Les différentes variétés de maïs doux,
vendu en frais, se distinguent par la couleur des grains qui
peuvent être blancs (et qui sont très
appréciés par les populations asiatiques), jaunes ou
bicolores jaunes et blancs. Elles se différencient
également par leur teneur en sucre qui peut être
normale, intermédiaire ou très élevées
(ces dernières se conservant plus longtemps, soit une
dizaine de jours). Ainsi ’Challenger’, principale
variété cultivée, présente-t-elle des
grains jaunes très sucrés.
Introduite en France dans les années 80, la culture du
maïs doux est majoritairement destinée aux industries
de la conserve. Mais le marché des épis vendus frais,
le plus souvent dans des barquettes, existe également.
Mais doux : A savoir
Selon leur grosseur, les épis de maïs doux ont une
proportion de déchet qui peut varier entre 35 et 45 % (les
petits épis fournissant moins de "partie comestible" que les
gros). Une portion de 150 g net de maïs correspond donc
à 230 à 270 g de maïs doux en épi, poids
brut.
La "tendreté" du maïs doux dépend surtout de la
variété, ainsi que du degré de maturation des
grains : certaines variétés sont plus tendres et plus
sucrées que d’autres, qui restent fermes même
après une cuisson prolongée. Lors de la cuisson,
l’amidon du grain s’hydrate et se transforme en dextrines. Les
fibres sont attendries, et deviennent ainsi plus facilement
tolérées par le système digestif.
Mais doux : Résumé

Le maïs doux est
proche des légumes frais par sa composition, et il
bénéficie de multiples atouts nutritionnels :
richesse en fibres, en protéines, en minéraux ( 800
mg pour 100 g dont plus de 100 mg de phosphore et 33 mg de
magnésium). Les vitamines B y sont abondantes (en moyenne 3
fois plus
que dans d’autres légumes frais). Malgré sa
teneur notable en saccharose, qui constitue la moitié de ses
sucres ou glucides, sa consommation n’entraîne qu’une
augmentation mesurée de la glycémie grâce
à sa densité en fibres élevée.
Le maïs doux apporte près de 100 kcalories pour 100 g
ce qui est supérieur aux légumes frais mais
très en dessous des céréales.
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