Citron : Intérêt nutritionnel
Un apport sécurité en vitamine
C
Le citron s’avère particulièrement
précieux comme source naturelle de vitamine C : avec le jus
d’un citron (50 ml environ), on couvre pratiquement le tiers
de l’apport quotidien conseillé en cette vitamine. Il
constitue réellement un
« apport-sécurité » pour la vitamine C.
Une haute densité nutritionnelle
Par ailleurs, le citron fait partie des aliments dont la
densité en vitami- ne C (c’est-à-dire la teneur
vitaminique pour 100 kilocalories) est l’une des plus
élevées : 180 mg pour 100 kilocalories de fruit ou de
jus. Sa densité en calcium, en fer, et globalement, en
minéraux, est également élevée.
C’est pourquoi il est particulièrement bien
adapté à nos exigences alimentaires actuelles,
puisqu’aujourd’hui, nous recherchons les aliments
dotés d’une haute densité nutritionnelle,
capables de fournir de bonnes quantités de nutriments
utiles, et pas trop de calories.
Une grande souplesse d’utilisation
Disponible à toute époque de l’année, le
citron peut figurer dans tous les menus, qu’il
« vitaminise » de façon ausi naturelle que
savoureuse. Sous forme de jus, il est irremplaçable dans les
assaisonnements parfumés de crudités et de salades.
Il peut accompagner avec raffinement, et sans une calorie
superflue, filets de poisson ou fruits de mer au naturel. Et il
rehausse et égaie fromages blancs et yaourts, compotes et
salades de fruits frais...
Enfin, boire n’est plus un pensum quand il s’agit
d’eau bien fraîche, aromatisée d’un jus de
citron : rien de plus rafraichîssant, et de moins calorique !
Citron : Son histoire
Originaire, selon la
tradition, des contreforts du Cachemire, le citron a gagné
la Chine voici environ trois millénaires. C’est
là qu’on lui a donné le nom de
« limung », qu’il gardera en
pénétrant en Perse.
Il sera ensuite acclimaté en Mésopotamie où,
durant la captivité de Babylone, les Hébreux
apprirent sans doute à le cultiver. Ils appréciaient
tellement ce fruit qu’ils le firent figurer dans certaines
cérémonies, comme celles du Jour du Tabernacle. Les
Grecs anciens ne semblent pas l’avoir beaucoup
cultivé, même s’ils l’utilisaient dans les
festivités des noces.
Les Arabes favoriseront l’extension du « li
mûm » (ainsi nommaient-ils le citron) dans tout le
bassin méditerranéen, dès le Xème
siècle, et notamment en Espagne, sa terre
d’élection (là, il deviendra
« limon »... d’où dérivent le
« lemon » anglo-saxon, et notre limonade). Enfin,
à la fin du XVème siècle, Espagnols et
Portugais implantèrent le citronnier en Floride... où
il prospère toujours !
Citron : Sa production
La consommation de citrons en France est
d’environ
2 kg par personne et par an en moyenne, et plutôt stable tout
au long de l’année. L’Espagne assure plus de 80
% de notre approvisionnement.
Les principales variétés cultivées peuvent
produire fleurs et fruits tout au long de l’année : ce
sont des variétés dites « de 4 saisons ».
On distingue ainsi les citrons :
- « Primofiore » (octobre à janvier) :
citrons de couleur jaune pâle, à peau fine, de forme
ronde ou ovale, avec une petite queue pointue, à pulpe
très juteuse.
- « Limoni invernale » ou
« Verna » (décembre à mi-mai) :
fruits de pleine saison, à écorce jaune intense, peau
fine, pulpe juteuse avec peu de pépins ; c’est la
variété la plus commercialisée en France.
- « Verdelli » (mi-mai à mi-septembre) :
fruits tardifs un peu moins juteux et moins parfumés, ils
doivent être déverdis avant commercialisation.
Attention : Les « limes » ou citrons verts ne
doivent pas être confondus avec les citrons
« verdelli » récoltés verts : il
s’agit d’un autre type de citrons, Citrus aurantifolia,
souvent de petite taille, à peau ferme très fine et
verte, et dont la saveur est plus ou moins douce. Ils sont surtout
cultivés aux Antilles, au Brésil et au Mexique.
Citron : A savoir
Le citron est-il décalcifiant ?
Non, en aucune façon ! Il renferme du calcium au taux
relativement élevé de 25 mg aux 100 g (contre 5
à 15 mg dans la plupart des autres fruits), et le rapport
calcium/phosphore dans ce fruit est de l’ordre de 1,4 ce qui
est une valeur optimale pour une bonne utilisation du calcium dans
l’organisme. Par ailleurs, la présence de
quantités élevées de vitamine C et
d’acides organiques est également un facteur favorable
pour l’assimilation du calcium du citron, ainsi que du
calcium qui pourrait être apporté par d’autres
aliments.
Le citron est-il acidifiant ?
Pas du tout ! Certes, sa saveur est nettement acidulée, du
fait de sa richesse en acide citrique. Mais il fait cependant
partie des aliments alcalinisants, et non pas acidifiants. En
effet, dans l’organisme, les acides organiques du citron se
combinent avec les minéraux (en particulier le potassium),
et libèrent des restes alcalins, qui ont
précisément une action anti-acide sur le milieu
interne.
Le citron fait-il maigrir ?
Non, bien sûr, et d’ailleurs aucun aliment ne
possède une telle propriété ! Mais le citron
peut parfaitement s’intégrer au régime
amaigrissant -notamment sous forme de jus fraîchement
pressé-, car il est très peu
énergétique. Et du fait de sa haute densité en
vitamine C, il est particulièrement précieux dans un
régime hypocalorique, où il est souvent difficile
d’assurer un apport optimal en vitamines.
Citron : Résumé

Le citron possède un atout
remarquable : sa richesse en vitamine C
(52 mg aux 100 g). La présence de cette vitamine sous une
forme naturelle, et le fait qu’elle soit accompagnée
d’autres substances nutritionnellement actives (vitamine P,
acides organiques, sélénium, fibres...) rendent le
citron particulièrement bénéfique pour
l’équilibre alimentaire, dans l’immédiat
et à long terme.
Du fait de son faible apport calorique, et de sa facilité
d’utilisation, le citron s’intègre très
harmonieusement dans notre alimentation actuelle, où il
devrait trouver place quotidiennement.
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