Ananas : Intérêt nutritionnel
Savoureux et
parfumé, l’ananas occupe une place
privilégiée parmi les fruits, du fait de ses
qualités gustatives. De plus, il est disponible quelle que
soit la saison : le consommateur peut ainsi
bénéficier, tout au long de l’année, de
ses atouts nutritionnels.
Une recharge minérale et vitaminique
L’ananas possède une très grande
diversité minérale et vitaminique. Ses apports sont
équilibrés, et permettent une bonne recharge de
l’alimentation en ces « substances de
sécurité ». Il faut noter
l’intérêt de l’ananas comme source de
potassium, de vitamines B1, B2, B9 (une portion de 150 g fournit
plus de 7 % de l’AJR*) et surtout de vitamine C : une portion
de 150 g en fournit 27 mg, soit plus du tiers de l’apport
quotidien conseillé.
Son apport en fibres est appréciable, puisqu’il
atteint 1,4 %. Il permet d’élever le total des
« substances de lest » dans l’alimentation, et cela
sous une forme particulièrement bien supportée.
L’ananas aide donc à la lutte contre la paresse
intestinale, et cela sans risque de mauvaise tolérance par
les intestins.
Une action originale sur la digestion
Du fait de la présence de la broméline,
l’ananas intervient d’une façon tout à
fait originale sur le processus digestif. Cette enzyme
démarre la digestion des protéines, c’est
pourquoi lors d’un repas qui comporte de l’ananas
frais, le plat de viande (ou de poisson) est plus aisément
et rapidement digéré.
Par ailleurs, les acides organiques de l’ananas lui
confèrent une saveur acidulée, capable de stimuler
les sécrétions digestives. Cela facilite
également la bonne assimilation des aliments.
L’ananas s’intègre bien dans tous les menus. Il
constitue un dessert délicieux et rafraîchissant,
aussi raffiné que léger : une portion de 150 g
apporte moins de 80 kcalories ! Il n’y a aucune raison de
s’en priver, bien au contraire !
*AJR = Apport Journalier Recommandé
Ananas : Son histoire
Il y avait sans doute bien des siècles que
les Indiens d’Amérique Centrale et des Caraïbes
consommaient l’ananas quand Christophe Colomb
découvrit, lors de son deuxième voyage vers le
Nouveau Monde. Son nom pourrait dériver du langage des
Indiens Guaranis, dans lequel « a » désigne un
fruit (en général) et « nana »
signifie... excellent !
C’est en 1535 que ce fruit est présenté
à la Cour
d’Espagne. Sa diffusion va suivre l’ouverture des
grandes voies maritimes par les Portugais.
L’ananas fera encore figure de rareté aux
XVIème et
XVIIème siècles en Europe (on l’importe des
Amériques). Mais il va aussi bénéficier de la
culture sous serre, en Hollande, en Grande-Bretagne, puis en France
: Louis XIV exige de ses jardiniers qu’on cultive
l’ananas dans
Ananas : Sa production
En France, l’ananas est
importé essentiellement de Côte d’Ivoire (plus
de 90 % du tonnage commercialisé) et un peu du Cameroun et
de Martinique. L’approvisionnement se fait toute
l’année, avec des pointes en hiver et au
printemps.
Les principales variétés :
« Cayenne lisse » : provient surtout de Côte
d’Ivoire et de Martinique. La variété la plus
appréciée des consommateurs, avec une chair jaune,
juteuse et sucrée.
« Queen » : importée de l’Ile Maurice
et d’Afrique du Sud. Variété à fruit
plus petit, à chair plus pâle et très
juteuse.
Red Spannish : Cultivée en Amérique Centrale
et aux Caraïbes.
Ananas : Résumé
Disponible tout au long de
l’année, savoureux et rafraîchissant,
l’ananas fournit de nombreux minéraux,
oligo-éléments et vitamines (en particulier la
vitamine C, présente au taux intéressant
de 18 mg aux 100 g). Et cela avec un apport
énergétique modéré : 52 kcalories aux
100 g.
Il renferme une enzyme originale, la broméline, capable de
démarrer
et de faciliter la digestion des protéines.
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