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Lumbago en bref : définition
Le lumbago est un blocage douloureux aigu du dos, au niveau « des reins » pour le commun des mortels, et du rachis lombaire pour les médecins. C’est une lombalgie aiguë.
Lumbago en bref : causes
Le blocage douloureux des vertèbres lombaires est communément dû à un « tour de reins », un faux mouvement des vertèbres (entorse) qui entraîne une contracture musculaire invincible pendant quelques jours. Il y a d’autres causes plus graves et plus rares qu’on doit éliminer avant de conclure à un lumbago commun : les arthrites inflammatoires en crise, les infections vertébrales (lorsqu’il y a de la fièvre et une porte d’entrée à un microbe). Il peut s’agir d’une tumeur locale ou d’une métastase de cancer. Les calculs rénaux qui migrent (colique néphrétique) peuvent s’exprimer parfois de cette manière trompeuse...
Lumbago en bref : symptômes
La douleur arrête les mouvements d’avant et en arrière et les mouvements latéraux des vertèbres lombaires. La volonté ne change pas la raideur du dos, celle-ci est (presque) invincible. Le médecin la constate à l’examen minutieux et vérifie l’absence d’une autre pathologie expliquant la situation.
Lumbago en bref : prévention
Le lumbago commun (entorse vertébrale) est favorisé par l’absence de gymnastique adaptée, les mouvements risqués et/ou en force (bricolage, manutention), le surpoids. L’anxiété, la fatigue et le stress entraînent la dysharmonie des gestes aboutissant au faux mouvement. Certaines personnes font des lumbagos dès que leur vie est dans une impasse ; c’est leur manière d’exprimer leur refus : par la raideur bien sûr !
Lumbago en bref : examens
Un lumbago commun ne nécessite qu’un bon examen clinique.Pour éliminer une cause grave ou une autre pathologie qui simule un lumbago, on pratique d’abord des radiographies. Si les signes l’évoquent au médecin, il peut demander une échographie du bas ventre (organes génito-urinaires) ou du foie, des reins... Le scanner des vertèbres ou une imagerie par résonance magnétique (IRM) est parfois nécessaire lorsqu’on pense à une intervention particulière (écrasement des nerfs ou de la moelle épinière). Actuellement, on les pratique trop souvent pour seulement conforter un diagnostic évident et éviter les procès.
Lumbago en bref : Traitements
Pour le lumbago commun, le repos au lit n’est plus recommandé ; il aggrave la situation plus qu’il ne la résout. Il faut certes se mettre au repos mais le moins possible au lit et poursuivre des activités quotidiennes en se fiant à sa douleur pour arrêter les gestes au bon moment. L’interruption de l’activité professionnelle peut être nécessaire quelques jours (quand ce n’est pas elle qui a provoquer le lumbago). Mais on évite de prolonger au-delà de 7 jours. Sinon le risque est de fixer la personne dans sa situation de blocage douloureux : la lombalgie chronique « mi-déprime, mi-esquive des soucis ». Les médicaments antalgiques, et les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS comme l’ibuprofène) en complément se prescrivent quelques jours pour redonner de la souplesse aux vertèbres. Les manipulations vertébrales par un ostéopathe médecin chevronné sont souhaitables chez les personnes ayant des positions vicieuses du dos et des dérangements vertébraux permanents. Les résultats peuvent être spectaculaires en une ou deux séances. Les positions vicieuses anciennes ont besoin d’être manipulées plusieurs fois.
Lumbago en bref : évolution
En général, la situation se normalise d’elle-même en quelques jours et les médicaments sont arrêtés dans la semaine. Si ce n’est pas le cas, un bilan plus approfondi se justifie. Consulter le médecin pour être sûr du diagnostic. Ensuite, le lumbago commun est affaire d’hygiène de vie et du mouvement. Eviter la récidive passe parfois par le règlement de conflits personnels. Voire la reconversion professionnelle pour les métiers à haut risque pour le dos.
Lumbago en bref : sources
Pour en savoir plus : Article sur le lumbago dans les pages santé de SeniorPlanet
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