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Hypertrophie bénigne de la prostate : définition
La prostate est une glande sexuelle qui entoure l’urètre et touche la vessie et le rectum. Elle sécrète un liquide blanchâtre alcalin servant à atténuer l’acidité vaginale lors de l’acte sexuel, permettant la survie des spermatozoïdes.L’hypertrophie bénigne de la prostate (HBP) est une prolifération de cellules non cancéreuses dites bénignes (par opposition aux cellules cancéreuses dites malignes) au sein de la prostate formant une excroissance augmentant le volume de celle-ci. Elle peut créer un obstacle mécanique sur le trajet urinaire qui va donner des complications urinaires plus ou moins importantes. Fréquente, elle touche plus de 80 % des hommes et 10% d’entre eux se font opérer.
Hypertrophie bénigne de la prostate : causes
L’augmentation progressive du volume de la prostate est un phénomène normal dit « physiologique » qui débute à partir de l’âge de 30 ans.Rien ne permet actuellement de comprendre pourquoi certaines personnes sont plus atteintes que d’autres à partir de 50 ans.La croissance de la prostate dépend de certaines hormones et autres facteurs de croissance.La gêne (liée à l’obstruction) n’est pas proportionnelle au volume de la prostate.Les populations asiatiques développent moins d’HBP que les populations africaines ou européennes.
Hypertrophie bénigne de la prostate : symptômes
Les signes cliniques de L’HBP surviennent le plus souvent à partir de la cinquantaine. Ce sont les conséquences dues à l’obstacle au passage de l’urine de la vessie vers l’extérieur.Une HBP peut se révéler par : Une difficulté à uriner appelée « dysurie » , une grande fréquence de mictions avec une quantité faible d’urine dans la même journée (pollakiurie diurne), un nombre important de réveils nocturnes pour uriner appelée « pollakiurie nocturne », des urines « rouges » témoignant la présence de sang dans les urines appelées « hématurie ». Parfois la découverte de l’HBP se fait à un stade d’accident aigu ou de complications : prostatite aigue : infection de la prostate (fièvre, brûlure urinaire)- Rétention vésicale : l’urine n’arrive plus à s’écouler et la vessie est donc distendue. Cela nécessite une désobstruction en urgence à l’aide d’une sonde urinaire pour soulager le patient, epididymite aigue (inflammation de l’épididyme)
A un stade très avancé : non traitée, une HBP peut évoluer vers une insuffisance rénale chronique par obstruction du col de la vessie.Tous ces signes sont évocateurs mais non spécifiques de l’hypertrophie bénigne de la prostate (HBP).Le diagnostic de l’HBP se fait par un urologue : après élimination d’autres causes dont les deux principales sont le cancer de la prostate et le cancer de la vessie
Hypertrophie bénigne de la prostate : prévention
Il est impossible de prévenir le développement de l'HBP. Toutefois, en prévention de l'aggravation des symptômes, quelques mesures peuvent être adoptées.
Hypertrophie bénigne de la prostate : examens
La plupart des examens ont pour but de s’assurer qu’il n’y a pas de cancer de la prostate ni de la vessie.C’est le cas du dosage sanguin de la PSA et de l’échographie endorectale (la sonde d’échographie passe par le rectum).Un examen des urines (ECBU) recherche la présence d’une infection.Selon le cas, on réalisera aussi des examens pour mesurer le retentissement de l’obstacle sur le rein et la vessie par une échographie de la vessie et du rein.Une prise de sang mesurera la fonction rénale, c’est-à-dire la manière dont le rein filtre le sang, en dosant la créatinine et sa clearance.La débimétrie, examen qui mesure la puissance du jet urinaire, peut être réalisé en consultation d’urologie.Elle permet d’évaluer l’importance de l’obstacle causé par la prostate hypertrophiée
Hypertrophie bénigne de la prostate : Traitements
Il existe un traitement médical et un traitement chirurgical.Le choix de l’un ou l’autre relève de la compétence de l’urologue qui prendra sa décision en fonction du degré de gêne, du volume de la prostate, d’éventuelles complications sur le rein ou la vessie et du risque chirurgical.Il existe en outre trois types de médicaments :- Les médicaments à base de plante destinés à diminuer l’œdème de la prostate : c’est la phytothérapie. (Tadenan*, Permixon*) - Les médicaments dont le rôle est de favoriser l’ouverture du col de la vessie et de l’urètre pour faciliter la miction. Ce sont les « alpha bloquants » qui peuvent occasionner des effets secondaires tels que les vertiges, la nausée, l’hypotension orthostatique (chute brutale de la tension lors de la station debout)- Les médicaments dont le rôle est de diminuer le volume de la prostate : le Chibro-proscar* diminue de 30% le volume de la prostate.Le traitement chirurgicalIl est indiqué en cas de complications, de très grande gêne à la miction ou en cas d’échec du traitement médical.
Hypertrophie bénigne de la prostate : évolution
Une HBP non traitée peut conduire à des complications qui peuvent parfois menacer le pronostic vital comme le choc septique du à l’infection urinaire ou à long terme comme l’insuffisance rénale.Le traitement de l’HBP donne parfois des complications souvent mal vécues par le patient dont la plus fréquente est l’éjaculation rétrograde.Un homme ayant une hypertrophie bénigne de la prostate (opéré ou non) a les même risques que les autres hommes de son âge d’avoir un cancer de la prostate.La surveillance est la même que pour ces derniers.Il faut souligner que la chirurgie n’élimine pas le risque ultérieur de survenue du cancer de la prostate.
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