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Cancer de la prostate : définition
La prostate est une glande sexuelle, en forme de châtaigne, dont la base est située sous la vessie, en contact étroit avec celle-ci et le sphincter externe du rectum. Elle sécrète un liquide blanchâtre alcalin servant à atténuer l’acidité vaginale lors de l’acte sexuel, permettant la survie des spermatozoïdes.Le cancer de la prostate est le plus fréquent chez l’homme de plus de 50 ans et la deuxième cause de mortalité par cancer.On compte 27 500 nouveaux cas par an en France et environ 10 000 décès, soit 10 % de l’ensemble des décès par cancer.Il résulte de la prolifération anarchique de cellules anormales dites néoplasiques débutant au niveau de la prostate et formant ainsi une excroissance appelée tumeur
Cancer de la prostate : causes
La maturité est le facteur favorisant majeur de ce cancer.L’origine ethnique est aussi un facteur déterminant. Des études ont montré que les populations occidentales d’origine africaines tels les Guadeloupéens et Martiniquais en France ou les Afro-américains aux Etats-Unis ont plus de cancer de la prostate. Dans 20% des cas, des formes familiales sont identifiées. L’âge de survenue du cancer est alors plus précoce vers 55ans
Cancer de la prostate : symptômes
Il n’y a aucun signe spécifique qui permet de reconnaître un cancer de la prostate.Tout homme de plus de 50 ans doit être sensibilisé aux problèmes de prostate et consulter en cas d’apparition d’anomalie lorsqu’il urine (faiblesse du jet, sang...).En cas d’antécédants dans la famille, il est recommandé d’effectuer un dosage de la PSA.D’autre part, à la moindre symptomatologie génito-urinaire telle qu’une difficulté à la miction, une infection, des urines « rouges », il ne faut pas hésiter à en informer son médecin traitant.
Cancer de la prostate : prévention
Tous les hommes entre 50 et 75 ans doivent bénéficier d’un dépistage annuel. Ce dépistage associe un toucher rectal et une prise de sang pour doser le PSA (antigène spécifique de la prostate).Cette hormone permet de suspecter fortement l’apparition d’un cancer de la prostate si elle est supérieure aux valeurs normales. Si le toucher rectal est anormal ou le taux de PAS élevé, il faut faire une échographie trans-rectale. Cet examen explore la prostate grâce à un échographe adapté (utilisant la méthode des ultrasons) introduit dans le rectum du patient. La prévention s’adresse particulièrement aux personnes issues d’une famille à risque.
Cancer de la prostate : examens
Un toucher rectal est souvent le premier examen clinique réalisé par le médecin lors d’une consultation.Le dosage sanguin du PSA permet à votre médecin d’avoir une idée plus « fine » que le simple toucher rectal.S’il est anormal, on vous prescrira une échographie de la prostate par voie endo-rectale.L’échographie endo-rectale montre l’aspect de la prostate et permet de faire des biopsies (prélèvement de tissu) à l’aide d’une aiguille fine. L’examen est indolore. Cette ponction est appelée ponction biopsique transrectale car elle se fait par le biais de l’endoscope, à travers la paroi du rectum. Le prélèvement du tissu est envoyé à un laboratoire d’anatomo-pathologie qui sera chargé de l’examiner. L’examen histologique du prélèvement affirme le diagnostic de cancer de la prostate. Il définit le type exact de la tumeur ce qui permet d’adapter au mieux le traitement.Le bilan d’extension comporte :une scintigraphie osseuse à la recherche d’une localisation osseuse un scanner abdomino-pelvien : recherche de ganglion dans le ventre, une IRM du pelvis : pour voir les limites du cancer et l’infiltration des tissus autour de la prostate.
Cancer de la prostate : Traitements
Dans les formes limitées à la prostate :L’évolution lente du cancer prostatique permet parfois une simple surveillance notamment chez les patients âgés.Sinon la chirurgie est indiquée. On enlève complètement la prostate et les glandes séminales. On parle de prostatectomie radicale.La radiothérapie est une solution thérapeutique indiquée selon plusieurs paramètres évalués par le spécialiste urologue. Elle n’est pas indiquée avant l’âge de 60 ans.Les effets secondaires précoces et transitoires sont plus fréquents. Mais à long terme, il y a moins d’impuissance sexuelle qu’avec la chirurgie.Cependant le taux de survie à 5 ans est légèrement inférieur à celui de la chirurgie radicale. Actuellement certaines équipes proposent d’associer la radiothérapie et l’hormonothérapie (blocage des hormones mâles). B- Dans les formes avancées :Dans les formes avancées, lorsque la tumeur a dépassé les limites anatomiques de la prostate, elle envahie des ganglions ou des tissus avoisinants. La clé du traitement est le traitement hormonal. C’est un blocage de la sécrétion des hormones sexuelles males, les androgènes. Le blocage des androgènes permet un arrêt de la prolifération de cellules cancéreuses d’origine prostatique car celles-ci sont hormonodépendantes. Il peut être soit chirurgical, soit médical le plus souvent. La castration médicale se fait par le biais de traitement hormonal (analogues de la LH RH) et par des anti-androgéniques (blocage complet des androgènes).Les anti-androgènes sont des comprimés à prendre par la bouche tous les jours. Les analogues de LH-RH se font en injection une fois par mois.On n’associe pas forcement les deux médicaments
Cancer de la prostate : évolution
Le cancer de la prostate est d’évolution lente et insidieuse. Il est très rare qu’il se manifeste cliniquement et il est souvent découvert lors d’un toucher rectal pendant une consultation médicale. Le toucher rectal " suspect " va conduire le médecin traitant ou urologue à demander un dosage de la PSA. Parfois, une gêne à la miction, la découverte de sang dans les urines, une impossibilité à uriner (rétention) peut être une circonstance de découverte du cancer de la prostate. A un stade tardif (de plus en plus rarement) le cancer de prostate peut se révéler par des douleurs osseuses ou une affection pulmonaire dues aux métastases (localisation secondaire).
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