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Alopécie : définition
L’alopécie est une absence de cheveux sur tout ou partie du cuir chevelu. Le terme vient de alopex (renard), cet animal perdant ses poils annuellement. On distingue différentes formes d’alopécie:
- l’alopécie diffuse (la plus courante), sous forme aiguë ou progressive ;
- l’alopécie congénitale, très rare ;
- l’alopécie circonscrite (par plaques), due à la pelade ou aux teignes, et présente principalement chez l’enfant.
Alopécie : causes
La perte de cheveux peut être soit brutale, soit progressive.
- L’alopécie progressive - diffuse et chronique - est d’origine séborrhéique. C’est typiquement l’alopécie androgénique de l’homme qui avance en âge. Elle apparaît vers 20 ans. Plus elle commence tôt, plus elle sera importante. Elle est aussi possible chez la femme, après la ménopause. D’autres causes peuvent être recherchées : pelade, syphilis, troubles endocriniens, troubles métaboliques (anémie, régime amaigrissant…), trichotillomanie (tic consistant à se tirer les cheveux en les entortillant sur un doigt), brushing, permanente... Enfin, certains médicaments peuvent être mis en cause.
- Les alopécies brutales sont aiguës et apparaissent lors d’un état de fatigue ou à la suite d’agressions, stress, infections fébriles (leptospirose, typhoïde…), opération, grossesse, accouchement, anesthésie générale, radiothérapie, chimiothérapie.
Alopécie : symptômes
Chez l’homme, l’alopécie s’attaque d’abord aux tempes pour s’étendre ensuite au sommet du crâne. Chez la femme, elle se localise uniquement au sommet du crâne. Le stade de dégarnissement et le degré évolutif sont évalués selon la classification Bouhanna chez l’homme et Ludwig chez la femme, chacune présentant 3 stades.
Alopécie : prévention
Aucune, à part essayer d’éviter, dans la mesure du possible, les conditions favorisant les alopécies brutales décrites plus haut (fatigue, agression, stress…).
Alopécie : examens
Avant de déclarer qu’une chute de cheveux est anormale, les spécialistes du cuir chevelu réalisent plusieurs tests :
- le test de traction, manuel, est le plus facile mais n’autorise qu’une évaluation grossière ;
- le trichogramme, effectué au microscope, permet d’affiner le diagnostic ;
- le tractiophototrichogramme, un examen macrophotographique, confirme la pathologie avec précision.
Alopécie : Traitements
Les alopécies brutales et aiguës récupèrent spontanément (sauf celle due à la radiothérapie localisée sur le crâne, qui est définitive).
Les traitements actuels, qu’ils soient médicaux ou chirurgicaux, ont fait de nets progrès.
1) Traitements médicaux
- Si la chute est modérée, le traitement repose sur la vitamine H (ou Biotine) par voie orale ou injectable, associée à l’acide pantothénique (ou Bépanthène ou D-panthénol) et à des dérivés soufrés. Des soins locaux d’entretien font suite à deux cures annuelles. La chute des cheveux est retardée ou arrêtée, mais il n’y a pas de repousse chez l’homme.
- Si la chute est importante mais sans dégarnissement notable, la lotion au minoxidil-gerbiol à 2 % entraîne une repousse cosmétiquement valable chez 30 % des patients, hommes ou femmes. Ce traitement doit être appliqué à vie et reste contre-indiqué en cas de problèmes cardio-vasculaires et de grossesse. Chez la femme, un traitement hormonal est également possible, sous surveillance rigoureuse.
- En cas de dégarnissement, le recours à la chirurgie est la seule alternative aux postiches et autres couvre-chefs.
2) Traitements chirurgicaux
Les techniques chirurgicales répartissent de façon homogène les cheveux persistants sur les régions clairsemées ou chauves. Elles sont nombreuses et sophistiquées: micro et minigreffes, lambeaux simples, réduction tonsurale et lambeau expansé – cette dernière semblant être la meilleure. Sous anesthésie locale, la plupart des calvities masculines ou féminines trouvent ainsi une correction esthétique définitive. Le shampooing est autorisé dès le lendemain de l’intervention (sans frotter, à cause des sutures).
Les implants de cheveux artificiels ne se pratiquent plus.
3) Prothèse collée
C’est la solution pour les patients qui souhaitent éviter la chirurgie. La perruque doit être refixée tous les 2 mois et changée tous les 2 ans.
Alopécie : évolution
L’évolution diffère de façon notoire d’un sujet à l’autre.
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