Santé Pratique

Pour publier sur le forum, connectez vous ou créez un compte.

Pas encore inscrit(e)?


Déjà inscrit(e)? Identifiez-vous

Les champs suivis d'un * sont obligatoires

Mot de passe oublié ?

Cyril
avatar
Son profil Lui écrire

Désert médical : votre région touchée ?

De moins en moins de médecins, des zones abandonnées : la désertification médicale est en marche. D’ici 20 ans, certains territoires comme l’Ile-de-France, la Corse ou le Languedoc-Roussillon devraient être frappés de plein fouet. Votre région sera-t-elle sinistrée ?


pierre66
avatar
Son profil Lui écrire

pour pouvoir donner le goût de la médecine générale , il faut réformer la filière qui jusqu'à présent n'a pas forcément accepté d'intégrer tout le monde .
C'est ainsi qu'exerçant en milieu rural , j'ai été volontairement mis sur la touche durant 3 ans par mes responsables au seul motif que j'étais très éloigné .
Ce n'est pas plutôt pour éviter de partager le gâteau ?


robertescande
Portrait de robertescande
Son profil Lui écrire

Passage choisi du livre de Robert Escande « Médecin, quand reviendras-tu ? »

J'ai longtemps hésité avant d'oser écrire ce livre. Comment résumer mes vingt armées d'installation en qualité de médecin généraliste à Saint-Étienne en Montagne ? Il s'est passé tellement de choses bouleversantes, qui ont changé à jamais la vie des habitants de cette paisible commune rurale, et la mienne. Vingt années entre le rire et les larmes, la joie et la détresse, le bonheur et la souffrance, entre la vie et la mort. Le quotidien en bref d'un médecin de campagne, dont le métier est aussi bien d'assister aux accouchements que de fermer les yeux des morts. La routine d'un travail déjà profondément complexe, et dans le contexte de l'installation à Saint-Étienne en Montagne, considérablement amplifié par la caisse de résonnance du désert médical du haut plateau ardéchois. Mes succès et mes échecs n'auront pas les mêmes conséquences sur cette terre oubliée des dieux, balayée par la Burle, coupée du monde par des mois de neige formant sur des routes déjà chaotiques des congères infranchissables. L'exercice de mon «art médical» n'aura pas la même incidence ici que dans ma ville natale, Marseille, baignée de soleil, sublimée par la Méditerranée, la plus belle des mers, et qui n'avait qu'un seul défaut à mes yeux, responsable de mon lointain exil montagneux : la surpopulation médicale. Ayant la phobie de la salle d'attente vide, situation que j'avais vécue en qualité de remplaçant pendant un an, j'avais pris le contre-pied absolu : j'irais m'installer dans le seul canton de France qui n'avait jamais eu de médecin !
Situation alors inédite à l'époque, qui devint au fur et à mesure des années la dure réalité pour de plus en plus de campagnes.
Situation soi-disant déplorée par nos élus, mais à vrai dire provoquée, soigneusement entretenue par une politique, une fiscalité et une pression administrative écrasante. En réalité, à toutes les échelles du pouvoir, on assiste à une démolition en règle des cabinets médicaux qui subsistent. Tout est fait pour leur substituer des «maisons médicales», où de rares permanences effectuées par des docteurs souvent étrangers, donnent à notre administration le sentiment du devoir accompli, et la jouissance d'avoir remplacé à bon compte des médecins libéraux jugés trop indépendants, pas assez serviles...
Avant de franchir définitivement le pas, et en bon élève de ce que je pensais être à l'époque un comportement confraternel, j'écrivis au président du conseil de l'Ordre de l'Ardèche et aux médecins les plus proches de mon installation. Je leur faisais part de mon désir de venir m'installer en ce lieu, et de ma joie de pouvoir collaborer au suivi médical de cette population si éloignée des hôpitaux. Ils étaient tous étrangement distants de cinquante kilomètres, dans un canton ardéchois en contact de deux autres départements : la Haute Loire, et la Lozère. Sur un point de la carte, pas très loin du village, trois régions différentes se touchaient : le Languedoc-Roussillon, l'Auvergne, et la région PACA. Situation pour le moins écartelée, dont la bizarre impression de discordance était accentuée par l'extrême diversité du paysage, hésitant entre forêts denses et sombres de conifères dignes des Laurentides du Canada, et vastes steppes d'herbe rase balayées par des vents semblant venus de Mongolie orientale...
Avant d'arriver à Saint-Etienne en Montagne, un panneau signalant le partage des eaux entre Méditerranée et Atlantique vous mettait en garde, à des centaines de kilomètres d'un quelconque littoral : la pluviométrie ici vous jouerait des tours...


Publicité

Je souscris à la newsletter Médisite à la Une

Voir un exemple
Publicité

Postez votre commentaire :

Les champs suivis d'un * sont obligatoires

Pour publier sur le forum, il vous faut indiquer votre login et password de connection ou créer un compte.

Pas encore inscrit(e)?

Non publié sur le site

Déjà inscrit(e)?



Jouez et gagnez un an d'hydratation avec Salvetat

Avec Planet Régime