PETscan ou TEP
Le 07/09/2006 à 09:32
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A quoi ça sert ? Le Petscan, appelé aussi TEP (tomographie par émission de positons), permet non seulement de voir précisément les organes, mais aussi comment ils fonctionnent. En effet, cette imagerie permet de distinguer les cellules cancéreuses, grandes consommatrices d’énergie, en l’occurrence de glucose, des cellules bénignes, qui elles vivent, au ralenti, sans consommer beaucoup d’énergie. Les avantages de cette technique sont énormes car il n’est plus nécessaire d’inciser pour voir, par exemple si un nodule est cancéreux ou non ! La TEP est également un outil de choix pour suivre l’efficacité d’un traitement comme une chimiothérapie, ou pour surveiller l’éventuelle apparition des récidives ou de métastases. Prochainement, le PETscan devrait permettre des investigations sur le coeur ou d’autres organes encore.
Déroulement Vous recevez par voie intraveineuse une molécule, tel que le glucose, marquée par un atome radioactif émetteur de positons. Dès qu’ils rencontrent des électrons du corps, les positons s’annihilent en émettant des rayons gamma détectés par la caméra. On obtient l’image du corps avec la distribution du produit injecté.
Aussitôt, les cellules cancéreuses apparaissent plus brillantes que les autres, car elles consomment plus de glucose (les atomes radioactifs utilisés - azote 13, carbone 11, ou oxygène 15 - ont une durée de vie raccourcie, et disparaissent rapidement de l’organisme). Le jour J, vous recevez un traceur radioactif, une substance radioactive décelable par le rayonnement nucléaire qu’elle émet. Ensuite, vous êtes allongés sur un plan coulissant centré dans un anneau cylindrique contituant le PETscan. Une caméra tourne et enregistre les rayonnements radioactifs restituant des images. L’examen dure entre 10 et 30 minutes. La préparation du traceur radioactif exige une réalisation rapide. L’inconvénient de ce type d’appareil est son coût. En France, le nombre de PETscann est d’une dizaine, alors qu’il en faudrait une cinquantaine pour répondre aux besoins d’une bonne pratique médicale.
Septembre 2006
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