Présentation
Dénomination commune internationale DCI : ROPINIROLE EG
Classe(s) thérapeutique(s) :
Neurologie-psychiatrie
Principes actifs : Ropinirole 5 mg
Faut-il une ordonnance :
oui
Prix de vente : 21.52 €
Taux de remboursement : 65 %
Laboratoire : EG LABO ®
Code cip : 3889793
Indications :
· Traitement de la maladie de Parkinson dans les conditions suivantes : o en monothérapie pour différer la mise à la dopathérapie ; o en association à la lévodopa en cours d'évolution de la maladie lorsque l'effet de la dopathérapie s'épuise ou devient inconstant, et qu'apparaissent des fluctuations de l'effet thérapeutique (fluctuations de type "fin de dose" ou effets "on-off").
Retourner au sommaire
Posologie :
5 mg
Voie orale. Le ropinirole peut être pris au cours des repas afin d'améliorer la tolérance gastro-intestinale. La posologie doit être adaptée individuellement, en fonction de l'efficacité et de la tolérance. Le ropinirole doit être administré en trois prises. Instauration du traitement (semaines 1 - 4) La dose initiale de ropinirole recommandée est de 0,25 mg, 3 fois par jour pendant la première semaine. La dose de ropinirole est ensuite augmentée de 0,25 mg par prise, 3 fois par jour selon le schéma suivant: Semaine 1 2 3 4 Dose de ropinirole par prise (mg) 0,25 0,5 0,75 1 Dose de ropinirole quotidienne totale (mg) 0,75 1,5 2,25 3 Poursuite du traitement (à partir de la semaine 5) Après la phase d'instauration du traitement, la dose de ropinirole peut être augmentée chaque semaine de 0,5à 1 mg par prise, 3 fois par jour (soit 1,5 à 3 mg/jour). Une réponse thérapeutique peut être obtenue pour des doses de ropinirole allant de 3 à 9 mg/jour. Si les symptômes ne sont pas ou plus suffisamment contrôlés après la phase d'instauration décrite ci-dessus, la dose de ropinirole peut être progressivement augmentée jusqu'à 24 mg par jour. Des doses quotidiennes de ropinirole supérieures à 24 mg n'ont pas été étudiées dans les études cliniques, il est déconseillé de dépasser cette dose. Lorsque le ropinirole est administré en association à la lévodopa, la dose de lévodopa peut être progressivement réduite d'environ 20 %. Lorsque le ropinirole est utilisé en remplacement d'un autre agoniste dopaminergique, ce dernier doit être arrêté selon les recommandations qui s'y rattachent avant de commencer le traitement par le ropinirole. Comme pour les autres agonistes dopaminergiques, s'il est nécessaire, l'arrêt du traitement par le ropinirole doit se faire progressivement en réduisant le nombre de prises quotidiennes sur une période d'une semaine. Enfants et adolescents Le ropinirole n'est pas recommandé chez les enfants et adolescents de moins de 18 ans en raison de l'absence de données de sécurité d'emploi et d'efficacité. Sujets âgés Une diminution de la clairance du ropinirole étant observée après 65 ans, les augmentations de dose seront plus progressives, modulées en fonction de la réponse symptomatique. Insuffisants rénaux Chez les patients parkinsoniens ayant une insuffisance rénale légère à modérée (clairance de la créatinine comprise entre 30 et 50 ml/min), il n'est pas nécessaire d'adapter la posologie, aucune modification de la clairance du ropinirole n'ayant été observée chez ces patients. Pour des doses non réalisables/faisables avec cette spécialité, d'autres dosages ou d'autres formes pharmaceutiques sont disponibles.
Retourner au sommaire
Contre-Indications :
· Hypersensibilité au ropinirole ou à l'un des excipients. · Insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine <30 ml/min). · Insuffisance hépatique.
Retourner au sommaire
Grossesse-allaitement :
Grossesse Il n'y a pas de données sur l'utilisation du ropinirole chez la femme enceinte. Les études chez l'animal ont montré une toxicité sur la reproduction (voir rubrique Données de sécurité précliniques). Le risque potentiel dans l'espèce humaine étant inconnu, le ropinirole n'est pas recommandé pendant la grossesse à moins que le bénéfice attendu pour la patiente l'emporte sur le risque potentiel encouru par le foetus. Allaitement Le ropinirole ne doit pas être utilisé chez les femmes qui allaitent car il peut inhiber la lactation.
Retourner au sommaire
Ce médicament est-il dangereux au volant ?
Le ropinirole influe considérablement sur l'aptitude à conduire un véhicule ou à utiliser des machines. Les patients traités par ropinirole présentant une somnolence et/ou des accès de sommeil d'apparition soudaine, doivent être informés qu'ils ne doivent pas conduire de véhicules ni exercer une activité où une altération de leur vigilance pourrait les exposer eux-mêmes ou d'autres personnes à un risque d'accident grave ou de décès (par exemple l'utilisation de machines), jusqu'à la disparition de ces effets (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).
Retourner au sommaire
Précautions d'emploi :
Mises en garde Une somnolence et des accès de sommeil d'apparition soudaine ont été rapportés lors du traitement par ropinirole particulièrement chez les patients atteints de maladie de Parkinson. Un endormissement soudain pendant les activités quotidiennes, dans certains cas sans prodrome, a été rapporté dans quelques cas peu fréquents. Les patients doivent être informés de la possibilité de survenue de ces effets et ils doivent être avertis d'être prudents lors de la conduite automobile ou l'utilisation des machines pendant le traitement avec ropinirole. Les patients ayant présenté une somnolence ou des accès de sommeil d'apparition soudaine ne doivent pas conduire de véhicules ou utiliser des machines. Une réduction des doses ou un arrêt du traitement peut être envisagé. Des troubles du contrôle des impulsions incluant le jeu pathologique et l'hypersexualité, et une augmentation de la libido, ont été décrits chez des patients souffrant de la maladie de Parkinson traités par agonistes dopaminergiques y compris le ropinirole, notamment dans la maladie de Parkinson. Ces troubles ont été rapportés en particulier en présence de doses élevées et se sont révélés généralement réversibles après diminution ou arrêt du traitement. Les patients présentant des troubles psychiatriques ou psychotiques majeurs ou ayant des antécédents ne doivent être traités par des agonistes dopaminergiques que si les bénéfices escomptés sont supérieurs aux risques encourus. Le ropinirole devra être administré avec prudence aux patients ayant une insuffisance hépatique modérée. La survenue d'effets indésirables devra être étroitement surveillée. Ce médicament contient du lactose monohydraté. Les patients présentant des problèmes héréditaires rares d'intolérance au galactose, de déficit en lactase de Lapp ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose ne doivent pas prendre ce médicament. Les patients atteints de maladie cardiovasculaire grave (en particulier insuffisance coronarienne) doivent être traités avec prudence. Une surveillance de la pression artérielle est recommandée, notamment lors de l'instauration du traitement (en raison du risque d'hypotension orthostatique).
Retourner au sommaire
Effets indésirables :
Les effets indésirables qui ont été rapportés sont classés ci-dessous par système organe et par fréquence. Les fréquences sont définies selon la convention suivante: très fréquent (³1/10), fréquent (³1/100, <1/10), peu fréquent (³1/1000, <1/100), rare (³1/10000, <1/1000), très rare (<1/10000), inconnue (ne pouvant pas être estimée à partir des données disponibles). Troubles psychiatriques Fréquents: hallucinations. Peu fréquents : réactions psychotiques (autres que des hallucinations) incluant délires, illusions, paranoïa. Utilisation en association à la lévodopa: Fréquents : confusion. Troubles du système nerveux Très fréquents : somnolence Fréquents: sensations vertigineuses (dont vertiges). Peu fréquents : sommeil d'apparition soudaine, somnolence diurne excessive. Le ropinirole est associé à la somnolence et a été associé de manière peu fréquente à des cas de somnolence diurne excessive et des accès de sommeil d'apparition soudaine. Utilisation en monothérapie: Très fréquents: syncope. Utilisation en association à la lévodopa : Très fréquents: dyskinésie. Troubles vasculaires Peu fréquents : hypotension orthostatique, hypotension. L'hypotension orthostatique ou l'hypotension sont rarement sévères. Troubles gastro-intestinaux Très fréquents: nausée. Fréquents: brûlure d'estomac. Utilisation en monothérapie: Fréquents: vomissements, douleurs abdominales. Troubles hépatobiliaires Inconnus: réactions hépatiques, principalement augmentation des enzymes hépatiques. Troubles généraux Utilisation en monothérapie: Fréquents: oedème des membres inférieurs. Des cas de jeu pathologique, d'augmentation de la libido et d'hypersexualité ont été rapportés chez des patients traités par agonistes dopaminergiques (dont le ropinirole) pour le traitement de la maladie de Parkinson, notamment dans le cas de posologies élevées. Ces signes sont généralement réversibles après réduction de la posologie ou arrêt du traitement.
Retourner au sommaire
Principaux médicaments à ne pas mélanger avec
Le ropinirole est principalement métabolisé par l'isoenzyme CYP1A2 du cytochrome P450. Dans une étude pharmacocinétique (menée chez des patients atteints de maladie de Parkinson avec du ropinirole à une posologie de 2 mg, 3 fois par jour) la ciprofloxacine a augmenté la Cmax et l'aire sous la courbe du ropinirole, respectivement de 60 et 84 %, avec un risque potentiel d'effets indésirables. Ainsi, chez les patients recevant déjà du ropinirole, il peut être nécessaire d'ajuster la posologie du ropinirole quand des médicaments inhibiteurs du CYP1A2 (tels que la ciprofloxacine, l'énoxacine ou la fluvoxamine) sont introduits ou arrêtés. Une étude d'interaction pharmacocinétique menée chez des patients atteints de maladie de Parkinson, entre le ropinirole (à une posologie de 2 mg, 3 fois par jour) et la théophylline (un substrat du CYP1A2) n'a pas mis en évidence de modification de la pharmacocinétique du ropinirole ou de la théophylline. Par conséquent, il n'est pas attendu que le ropinirole entre en compétition avec les autres médicaments métabolisés par le CYP1A2. Sur la base de données in vitro, le ropinirole ne présente qu'un faible potentiel inhibiteur du cytochrome P450 àdes posologies thérapeutiques. Il est donc peu probable que le ropinirole affecte la pharmacocinétique des autres médicaments, par la voie du cytochrome P450. Fumer provoque une induction du métabolisme de l'isoenzyme CYP1A2. Ainsi, lorsqu'un patient arrête ou commence à fumer pendant un traitement par ropinirole, une adaptation de la posologie peut être nécessaire. Une augmentation des concentrations plasmatiques du ropinirole a été observée chez les patientes traitées par de fortes doses d'estrogènes. Chez les patientes recevant déjà une hormonothérapie substitutive, le traitement par le ropinirole peut être commencé de façon habituelle. Toutefois, une adaptation de la posologie du ropinirole pourra être nécessaire, au regard de la clinique, en cas de début ou d'arrêt de l'hormonothérapie substitutive. Il n'existe pas d'interaction pharmacocinétique entre le ropinirole et la lévodopa ou la dompéridone justifiant un ajustement de la posologie de l'un ou l'autre de ces médicaments. Les neuroleptiques et autres antagonistes dopaminergiques à action centrale, comme le sulpiride ou le métoclopramide, peuvent diminuer l'efficacité du ropinirole et par conséquent, l'usage concomitant de ces médicaments avec le ropinirole doit être évité. Aucune information n'est disponible concernant le potentiel d'interaction entre le ropinirole et l'alcool. Comme avec d'autres médicaments à action centrale, les patients doivent être mis en garde contre la prise de ropinirole avec de l'alcool.
Retourner au sommaire
Voici la liste des médicaments équivalents non génériques:
Voici la liste des médicaments équivalents génériques :
Retourner au sommaire
Générique :
Oui
Forme :
Comprimé pelliculé
Retourner au sommaire
Conditionnement :
Boîte de 21
Retourner au sommaire
Pictogramme :
Pour la reprise de la conduite, demandez l'avis d'un médecin.
Retourner au sommaire
Pharmacocinétique :
Absorption La biodisponibilité du ropinirole est d'environ 50 % (36 % à 57 %). L'absorption orale du ropinirole comprimé pelliculé (à libération immédiate) est rapide avec une Cmax obtenue en moyenne 1,5 heures après la prise. Un repas riche en graisse diminue l'absorption de ropinirole, comme l'indique le retard du Tmax moyen de 2,6 heures et la diminution moyenne de 25% de la Cmax. Distribution La fixation du ropinirole aux protéines plasmatiques est faible (10 - 40%). En raison de sa forte lipophilie, le volume de distribution du ropinirole est important (approximativement 7l/kg). Métabolisme Le ropinirole est principalement métabolisé par l'enzyme CYP1A2 du cytochrome P450 et ses métabolites sont essentiellement éliminés par voie urinaire. Le métabolite principal est au moins 100 fois moins puissant que le ropinirole dans les modèles animaux explorant la fonction dopaminergique. Elimination Le ropinirole inchangé et les métabolites sont principalement éliminés par voie rénale. La demi-vie d'élimination du ropinirole est de 6 heures en moyenne. Linéarité La pharmacocinétique du ropinirole est globalement linéaire (Cmax et aire sous la courbe) dans l'intervalle thérapeutique. Caractéristiques liées à la population Chez les patients âgés de plus de 65 ans, une diminution d'environ 30 % de la clairance systémique du ropinirole est possible. Chez les patients présentant une insuffisance rénale légère à modérée (clairance de la créatinine comprise entre 30 et 50 ml/min), aucun changement de la pharmacocinétique du ropinirole n'est observé. Aucune donnée n'est disponible chez le patient présentant une insuffisance rénale sévère. Population pédiatrique Des données limitées de pharmacocinétique obtenues chez des adolescents (12 à 17 ans, n = 9) ont montré qu'après l'administration de doses uniques de 0,125 mg et 0,25 mg, l'exposition systémique a été similaire à celle observée chez l'adulte (voir aussi le sous paragraphe «Enfants et adolescents» de la rubrique Posologie et mode d'administration).
Avertissement
Le guide des médicaments a pour seul objet de vous informer sur les caractéristiques des médicaments mais ne peut être utilisé pour l'établissement d'un diagnostic ou l'instauration d'un traitement. Seul votre médecin est habiltié à mettre en oeuvre un traitement adpapté à votre cas personnel.
Sources : Banque Claude Bernard