Présentation
Dénomination commune internationale DCI : RIAMET ®
Classe(s) thérapeutique(s) :
Infectiologie - Parasitologie
Principes actifs : Artéméther 20 mg, Luméfantrine 120 mg
Faut-il une ordonnance :
oui
Prix de vente : 0 €
Taux de remboursement : 0 %
Laboratoire : NOVARTIS PHARMA SA ®
Code cip : 5630438
Indications :
Traitement de l'accès palustre non compliqué à Plasmodium falciparum chez l'adulte, l'enfant et le nourrisson de plus de 5 kg. Il conviendra de prendre en considération les recommandations en vigueur pour une utilisation adaptée des traitements antipaludiques.
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Posologie :
20 mg/120 mg
Comprimés pour une administration par voie orale. Afin d'améliorer l'absorption des principes actifs, Riamet doit être pris au cours d'un repas ou avec une boisson lactée (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques). Riamet pourra être utilisé en cas d'intolérance alimentaire, mais l'exposition systémique risque alors d'être diminuée. En cas de vomissements dans l'heure qui suit la prise, une dose complète sera réadministrée. Pour l'administration chez les jeunes enfants et les nourrissons, le(s) comprimé(s) pourront être écrasés. Adultes et enfants de 12 ans ou plus pesant 35 kg ou plus: La dose totale sera administrée en 6 prises de 4 comprimés (soit 24 comprimés) réparties sur une durée totale de 60heures selon le schéma suivant: Première priseau moment du diagnostic: 4comprimés. Puis 5 prises de 4comprimés 8, 24, 36, 48 et 60heures après la première prise. Enfants et nourrissons pesant de 5 kg à moins de 35 kg: La dose totale recommandée est de 6 prises de 1 à 3 comprimés en fonction du poids corporel: Poids corporel de 5 kg à moins de 15 kg: Première prise au moment du diagnostic: 1 comprimé. Puis 5 prises de 1 comprimé 8, 24, 36, 48 et 60 heures après la première prise. Poids corporel de 15 kg à moins de 25 kg: Première priseau moment du diagnostic: 2 comprimés. Puis 5 prises de 2 comprimés 8, 24, 36, 48 et 60 heures après la première prise. Poids corporel de 25 kg à moins de 35 kg: Première priseau moment du diagnostic: 3 comprimés. Puis 5 prises de 3 comprimés 8, 24, 36, 48 et 60 heures après la première prise. Sujets âgés: Bien qu'aucune étude spécifique n'ait été menée chez les sujets âgés, il n'y a pas lieu de prévoir de précautions particulières ou une adaptation de la posologie dans cette population. Insuffisants rénaux ou hépatiques: La prudence est requise en cas d'insuffisance hépatique ou rénale sévère. Une surveillance électrocardiographique et une surveillance de la kaliémie sont recommandées. Réinfestations: Chez un nombre limité de patients résidant en zone d'endémie, une seconde cure de Riamet s'est montrée efficace en traitement d'un nouvel accès par réinfestation. Néanmoins, en l'absence de donnée de cancérogénèse et de recul clinique suffisant, l'administration de plus de 2 cures consécutives ne peut être recommandée.
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Contre-Indications :
· hypersensibilité connue aux substances actives ou à l'un des excipients, · paludisme sévère selon la définition de l'OMS, · traitement concomitant par un médicament métabolisé par le cytochrome CYP2D6 (tel que la flécaïnide, le métoprolol, l'imipramine, l'amitriptyline, la clomipramine), · antécédents familliaux de mort subite ou antécédents de QT long congénital, ou tout autre facteur de risque d'augmentation de l'intervalle QTc, · antécédents de troubles du rythme cardiaque symptomatiques, de bradycardie cliniquement significative ou insuffisance cardiaque congestive avec diminution de la fraction d'éjection systolique du ventricule gauche, · anomalies du ionogramme sanguin, tels que hypokaliémie ou hypomagnésémie, · traitement concomitant par d'autres médicaments susceptibles de favoriser l'allongement de l'intervalle QTc tels que: o antiarythmiques de classe IA et III; o neuroleptiques, antidépresseurs; o macrolides, fluoroquinolones, imidazolés et antifongiques triazolés; o certains antihistaminiques non sédatifs (terfénadine, astémizole); o cisapride. antécédents de troubles du rythme cardiaque symptomatiques, de bradycardie cliniquement significative ou insuffisance cardiaque congestive avec diminution de la fraction d'éjection systolique du ventricule gauche, · anomalies du ionogramme sanguin, tels que hypokaliémie ou hypomagnésémie.
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Grossesse-allaitement :
Grossesse Les données relatives à l'administration de l'artéméther et de la luméfantrine chez la femme enceinte sont insuffisantes. Les études animales suggèrent un risque d'effets malformatifs sévères de Riamet lorsqu'il est administré au cours du premier trimestre de la grossesse (voir rubriquesMises en garde spéciales et précautions d'emploi et Données de sécurité préclinique). Au cours des études de reproduction réalisées avec l'artéméther des pertes post-implantatoires et une tératogénicité ont été observés chez le rat et le lapin. Un effet tératogène a également été retrouvé avec les autres dérivés de l'artémisinine, avec un risque accru pendant les premiers mois de gestation (voir rubriqueDonnées de sécurité préclinique). Riamet ne doit pas être utilisé pendant le premier trimestre de la grossesse dans les situations où d'autres antipaludiques adaptés et efficaces sont disponibles (voir rubriqueMises en garde spéciales et précautions d'emploi). Cependant, le traitement ne doit pas être différé dans les situations où le pronostic vital est engagé si d'autres antipaludiques efficaces ne sont pas disponibles. Pendant les deuxième et troisième trimestres de la grossesse, le traitement ne sera envisagé que si le bénéfice escompté pour la mère est supérieur au risque potentiel pour le foetus. Allaitement Les données chez l'animal suggèrent un passage dans le lait maternel mais aucune donnée clinique humaine n'est disponible. Les femmes traitées par Riamet ne doivent pas allaiter pendant leur traitement. Du fait de la longue demi-vie d'élimination de la luméfantrine (4 à 6jours), il est recommandé de respecter un délai d'au moins une semaine après la dernière prise de Riamet avant de reprendre l'allaitement, sauf si les bénéfices potentiels pour la mère et l'enfant sont supérieurs aux risques du traitement par Riamet.
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Ce médicament est-il dangereux au volant ?
Il conviendra d'informer les patients du risque d'étourdissements ou d'asthénie lié à la prise de Riamet pouvant rendre dangereuse la conduite ou l'utilisation de machines.
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Précautions d'emploi :
Riamet ne doit pas être utilisé pendant le premier trimestre de la grossesse dans les situations où d'autres antipaludiques adaptés et efficaces sont disponibles (voir rubriqueGrossesse et allaitement). Riamet n'a pas été évalué dans le traitement du paludisme sévère, notamment neuropaludisme ou autres manifestations sévères tels que oedème pulmonaire ou insuffisance rénale. Les données de tolérance et d'efficacité étant limitées, il convient de ne pas administrer Riamet en association à un autre médicament antipaludique (voir rubriqueInteractions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions), sauf si la situation ne permet pas d'envisager une thérapeutique alternative. Cependant, si l'état d'un patient se dégrade sous Riamet, un autre traitement antipaludique doit être instauré sans délai. Dans ce cas, une surveillance électrocardiographique est recommandée et des mesures devront être prises pour corriger d'éventuels troubles électrolytiques. Il convient de prendre en considération la demi-vie d'élimination longue de la luméfantrine lors de l'administration de quinine à des patients traités préalablement par Riamet. En cas d'administration de quinine après Riamet, une surveillance étroite de l'ECG est recommandée (voir rubriqueInteractions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions). Si Riamet est administré après la prise de méfloquine, les apports alimentaires devront être étroitement surveillés (voir rubriqueInteractions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions). Chez les patients traités préalablement par l'halofantrine, il est recommandé de respecter un délai d'au moins un mois après la dernière prise d'halofantrine avant l'administration de Riamet. Riamet n'est pas indiqué, et n'a pas été évalué, dans le traitement du paludisme à Plasmodium vivax, Plasmodium malariae ou Plasmodium ovale, bien qu'au cours des études cliniques, certains patients présentaient une co-infestation à Plasmodium falciparum et Plasmodium vivax avant la mise en route du traitement. Riamet est actif sur les formes sanguines de Plasmodium vivax, mais pas sur les hypnozoïtes intrahépatiques. Riamet n'est pas indiqué, et n'a pas été évalué, pour la prophylaxie du paludisme. Comme d'autres antipaludiques (tels que: l'halofantrine, la quinine et la quinidine), Riamet peut entraîner un allongement de l'intervalle QT. Parmi les patients adultes/adolescents inclus dans les essais cliniques, 8 patients (0,8%) traités par Riamet ont présenté un QTcB >500 msec et 3 patients (0,4%) un QTcF >500 msec. Un allongement de l'intervalle QTcF >30 msec a été observé chez 36% des patients. Parmi les enfants/nourrissons inclus dans les essais cliniques conduit avec Riamet, 3 patients (0,2%) ont présenté un QTcB >500 msec. Aucun n'a présenté un QTcF >500 msec. Un allongement de l'intervalle QTcF > 30msec a été observé chez 34% des enfants dont le poids corporel était compris entre 5 et 10kg, 31% des enfants dont le poids corporel était compris entre 10 et 15kg, 24% des enfants dont le poids corporel était compris entre 15 et 25kg et 32% des enfants dont le poids corporel était compris entre 25 et 35kg. La prudence est recommandée en cas d'association de Riamet avec des médicaments présentant un effet inhibiteur, inducteur ou compétitif sur le CYP3A4 en raison de la possibilité d'une modification de l'effet thérapeutique des médicaments associés (voir rubriques Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions et Propriétés pharmacocinétiques). Si l'intolérance alimentaire persiste pendant le traitement, une surveillance étroite est recommandée en raison d'un risque plus élevé d'échec du traitement. La prudence est requise en cas d'insuffisance rénale, hépatique ou cardiaque sévère (voir rubrique Posologie et mode d'administration).
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Effets indésirables :
La tolérance de Riamet a été évaluée au cours de 20 études cliniques incluant plus de 3500 patients. Un total de 1810adultes et adolescents de plus de 12ans ainsi que 1788nourrissons et enfants âgés de 12ans ou moins ont été traités par Riamet au cours des essais cliniques. Les effets indésirables rapportés au cours des études cliniques et depuis la commercialisation sont listés ci-dessous selon des classes de systèmes d'organes. Les effets indésirables sont classés par fréquence dans chaque classe (selon la classification MedDRA): Très fréquent (≥ 1/10 cas); fréquent (≥ 1/100 cas, < 1/10 cas); peu fréquent (≥ 1/1000 cas, < 1/100 cas); rare (≥1/10000 cas, < 1/1 000 cas); très rare (< 1/10 000 cas), fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles). Tableau 1 : Fréquence des effets indésirables Adultes et adolescents de plus de 12ans Nourrissons et enfants âgés de 12ans ou moins (estimation de l'incidence*) Affections cardiaques Palpitations Très fréquent Fréquent (1,8%) Allongement de l'intervalle QT sur l'électrocardiogramme Fréquent Fréquent (5,3%) Affections du système nerveux Céphalées Très fréquent Très fréquent (17,1%) Etourdissements Très fréquent Fréquent (5,5%) Paresthésies Fréquent - Ataxie, hypoesthésie Peu fréquent - Mouvements cloniques, somnolence Peu fréquent Peu fréquent Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales Toux Fréquent Très fréquent (22,7%) Affections gastro-intestinales Vomissements Très fréquent Très fréquent (20,2%) Douleurs abdominales Très fréquent Très fréquent (12,1%) Nausées Très fréquent Fréquent (6,5 %) Diarrhées Fréquent Fréquent (8,4%) Affections de la peau et du tissu sous-cutané Rash Fréquent Fréquent (2,7%) Prurit Fréquent Peu fréquent Urticaire, angioedème** Fréquence indéterminée Fréquence indéterminée Affections musculo-squelettiques et systémiques Arthralgies Très fréquent Fréquent (2,1%) Myalgies Très fréquent Fréquent (2,2%) Troubles du métabolisme et de la nutrition Anorexie Très fréquent Très fréquent (16,8 %) Troubles généraux et anomalies au site d'administration Asthénie Très fréquent Fréquent (5,2%) Fatigue Très fréquent Fréquent (9,2%) Troubles de la marche Fréquent - Affections du système immunitaire Réactions d'hypersensibilité Fréquence indéterminée Rare Affections hépatobiliaires Anomalies du bilan hépatique Peu fréquent Fréquent (4,1%) Affections psychiatriques Troubles du sommeil Très fréquent Fréquent (6,4%) Insomnie Fréquent Peu fréquent *: Ces valeurs sont issues des tableaux récapitulatifs soumis au MHRA lors de l'évaluation en parallèle des trois variations de type II (UK/H/035/001/II/042-044), en juillet 2008. **: Ces effets indésirables ont été rapportés depuis la commercialisation. Ces effets rapportés spontanément étant issus d'une population de taille inconnue, il est difficile d'estimer leur fréquence.
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Principaux médicaments à ne pas mélanger avec
Interactions avec d'autres antipaludiques (voir rubrique Mises en garde spéciales et précautions d'emploi) Une étude d'interaction médicamenteuse a été effectuée chez des volontaires sains avec l'administration de 6 doses de Riamet réparties sur 60heures. La cure de Riamet était débutée 12h après l'achèvement d'une cure de 3 doses de méfloquine ou de placebo. Les concentrations plasmatiques de méfloquine déterminées à partir de l'adjonction de Riamet n'étaient pas différentes de celles observées chez des patients ayant reçu un placebo après une cure de méfloquine. Un traitement préalable par méfloquine n'a pas eu d'effet sur les concentrations plasmatiques d'artéméther ou sur le rapport des concentrations plasmatiques artéméther/dihydroartémisinine, mais une réduction significative des taux plasmatiques de luméfantrine a été observée, due probablement à une diminution de son absorption, elle même secondaire à une diminution de la production biliaire induite par la méfloquine. Il doit être conseillé aux patients de prendre Riamet au cours d'un repas pour compenser la diminution de la biodisponibilité. Une étude d'interaction menée chez des hommes volontaires sains n'a pas révélé de modification des concentrations plasmatiques de luméfantrine et de quinine lorsque la quinine intraveineuse (10mg/kg en 2heures) était administrée de façon séquentielle 2heures après la dernière dose (6ème dose) de Riamet (de manière à atteindre simultanément les concentrations plasmatiques maximales de luméfantrine et de quinine). Les taux plasmatiques d'artéméther et de dihydroartémisinine (DHA) retrouvés étaient diminués. Dans cette étude, l'administration de Riamet chez 14sujets n'a pas entraîné d'effet sur l'intervalle QTc. La perfusion de quinine en monothérapie chez 14autres sujets a induit un allongement transitoire de l'intervalle QTc, compatible avec les effets cardiotoxiques connus avec la quinine. Cet effet était retrouvé légèrement, mais significativement, supérieur lorsque la quinine intraveineuse a été administrée après Riamet à 14 autres sujets. Il semble donc que le risque inhérent d'allongement de l'intervalle QTc associé à la quinine intraveineuse ait été majoré par l'administration préalable de Riamet. Interaction avec les inhibiteurs du CYP450 3A4 (kétoconazole) L'artéméther et la luméfantrine sont tous deux métabolisés essentiellement par le cytochrome CYP3A4, mais aux concentrations thérapeutiques, il n'a pas été mis en évidence d'effet inhibiteur sur cette enzyme. L'administration concomitante de kétoconazole par voie orale et de Riamet chez des volontaires sains adultes a entraîné une augmentation modérée (d'un facteur2 ou moins) de l'exposition systémique à l'artéméther, à la DHA et à la luméfantrine. Cette augmentation de l'exposition systémique à chacun des antipaludiques n'a pas été associée à une augmentation des effets indésirables ou des modifications des paramètres électrocardiographiques. Sur la base de cette étude, l'adaptation de la dose de Riamet n'apparaît pas utile lors de l'administration concomitante avec du kétoconazole ou avec d'autres inhibiteurs puissants du CYP3A4 chez des patients impaludés par P.falciparum. Interaction avec les enzymes du CYP450 Les études cliniques menées chez l'homme ont montré que l'artémisinine pouvait exercer un effet inducteur sur le CYP3A4 et le CYP2C19 et un effet inhibiteur sur le CYP2D6 et le CYP1A2. Même si les effets observés étaient de faible amplitude dans la majorité des cas, il est possible que ces effets entraînent une modification de l'effet thérapeutique des médicaments métabolisés essentiellement par l'action de ces enzymes (voir rubriques Mises en garde spéciales et précautions d'emploi et Propriétés pharmacocinétiques). Une inhibition du cytochrome CYP2D6 par la luméfantrine a été observée au cours des études menées in vitro. Cette observation peut être prédictive d'un éventuel retentissement clinique lors de l'administration de produits ayant une marge thérapeutique étroite. L'administration concomitante de Riamet avec des médicaments métabolisés par cette isoenzyme est ainsi contre-indiquée (voir rubriques Contre-indications. et Propriétés pharmacocinétiques.). Les études menées in vitro font présager une inhibition du métabolisme de la luméfantrine par l'halofantrine et la quinine. Interaction avec les antirétroviraux inhibiteurs de la protéase Compte tenu des profils d'activité variable d'inhibition, d'induction ou de compétition observés avec les antirétroviraux inhibiteurs de la protéase sur le CYP3A4, l'utilisation concomitante de Riamet avec ces médicaments, notamment lorsqu'ils sont utilisés en association, nécessite une surveillance clinique et un suivi en termes de réponse clinique et d'apparition d'effets indésirables. Autres interactions Riamet est contre-indiqué chez les patients recevant des médicaments susceptibles d'allonger l'intervalle QTc (voir aussi rubrique Contre-indications). Riamet doit être administré au moins un mois après la dernière prise si le patient a reçu un traitement préalable par halofantrine. En l'absence de donnée de tolérance et d'efficacité, il convient de ne pas associer Riamet avec d'autres antipaludiques. De plus, en raison du risque d'allongement de l'intervalle QTc lié à l'administration de certains antipaludiques, des précautions sont requises lorsque Riamet est administré chez des patients ayant des concentrations plasmatiques détectables de ces médicaments suite à des traitements antérieurs.
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Voici la liste des médicaments équivalents non génériques:
Aucun équivalent non générique n'a été trouvé !
Voici la liste des médicaments équivalents génériques :
Aucun équivalent générique n'a été trouvé !
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Générique :
Non
Forme :
Comprimé
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Conditionnement :
Boîte de 24
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Pictogramme :
Pour la reprise de la conduite, demandez l'avis d'un médecin.
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Pharmacocinétique :
Les paramètres pharmacocinétiques de Riamet sont mal définis du fait d'une part de l'absence de formulation intraveineuse disponible, et d'autre part de l'importante variabilité inter et intra-individuelle des paramètres pharmacocinétiques de l'artéméther et de la luméfantrine (ASC, Cmax). Absorption L'artéméther est absorbé assez rapidement et la dihydroartémisinine, le métabolite actif de l'artéméther apparaît rapidement dans la circulation systémique avec, pour chacun d'eux, un pic de concentration plasmatique atteint environ 2heures après l'administration orale. Chez l'adulte sain après administration orale de Riamet 80 mg artéméther/480 mg luméfantrine en une prise, les valeurs moyennes de la Cmax et de l'aire sous la courbe (ASC) de l'artéméther se situent respectivement entre 60,0-104 ng/mL et 166-338 ng h/mL. Les valeurs de la Cmax et de l'ASC de la dihydroartémisinine se situent respectivement entre 49,7 -104 ng/mL et 169-308 ng h/mL. L'absorbtion de la luméfantrine, composé hautement lipophile, débute dans les 2heures suivant l'administration orale, le pic de concentration plasmatique étant atteint environ 6 à 8heures après la prise (valeur moyenne entre 5,10-9,80 µg/mL). Les valeurs moyennes de l'ASC de la luméfantrine se situent entre 108 et 243 µg·h/mL. La prise alimentaire augmente l'absorption de l'artéméther et de la luméfantrine. Chez des volontaires sains, lorsque Riamet était pris après un repas à haute teneur lipidique, les biodisponibilités relatives de l'artéméther et de la luméfantrine ont augmenté respectivement d'un facteur 2 et d'un facteur 16 comparativement à une prise à jeun. Chez les sujets impaludés, une augmentation de l'absorption de la luméfantrine a également été observée avec la prise alimentaire. Cette augmentation n'était que d'un facteur 2, probablement du fait de la plus faible teneur en lipides des aliments ingérés par les patients lors de l'accès palustre. Les études d'interaction avec l'alimentation, ont mis en évidence une très faible absorption de la luméfantrine administrée chez des sujets à jeun (en supposant une absorption de 100% après un repas riche en lipide, à jeun, le taux d'absorption serait inférieur à 10% de la dose administrée). Par conséquent, il conviendra de recommander au patient de prendre le traitement avec un repas normal dès que les aliments peuvent être tolérés. Distribution In vitro, la liaison de l'artéméther et de la luméfantrine aux protéines plasmatiques humaines est importante (respectivement 95,4% et 99,7%). La dihydroartémisinine se lie également aux protéines humaines sériques (47-76%). Métabolisme Le métabolisme de l'artéméther est rapide (important effet de premier passage hépatique) aussi bien d'après les travaux in vitro que chez l'homme. Dans les études réalisées sur microsomes hépatiques humains, l'artéméther est principalement métabolisé en dihydroatémisinine active (déméthylation) par l'iso-enzyme CYP3A4/5. Ce métabolite a également été mis en évidence in vivo chez l'homme. La dihydroartémisinine est ensuite métabolisée en composés inactifs. La pharmacocinétique de l'artéméther chez l'adulte est temps-dépendante. Au cours de l'administration en doses répétées de Riamet, il est observé une décroissance des concentrations plasmatiques de l'artéméther au cours du temps alors que les concentrations plasmatiques du métabolite actif (dihydroartémisinine) augmentent nettement, sans toutefois atteindre le seuil de significativité statistique. Le rapport des valeurs des aires sous courbe à J3 et J1 était compris entre 0,19 et 0,44 pour l'artéméther et entre 1,06 et 2,50 pour la dihydroartémisinine. Ces observations suggèrent l'existence d'un phénomène d'induction au niveau de l'enzyme impliquée dans le métabolisme de l'artéméther. Un faible effet inducteur de l'artéméther et de la dihydorartémisinine sur le CYP3A4 a été décrit. Les observations in vivo relatives au mécanisme d'induction sont cohérentes avec les résultats expérimentaux in vitro tels que décrits à la rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions. Dans les études réalisées sur microsomes hépatiques humains, la luméfantrine est N-débutylée principalement par l'isoenzyme CYP3A4. Dans les études réalisées in vivo chez l'animal (le chien et le rat), la luméfantrine est glucuroconjugée directement et après biotransformation oxydative. Chez l'homme, l'exposition systémique à la luméfantrine augmente après une administration répétée de Riamet sur une période de traitement de 3 jours, ce qui est cohérent avec l'élimination lente du composé (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques. Elimination). L'exposition systémique observée pour le métabolite desbutyl-luméfantrine, dont l'effet antiparasitaire in vitro est 5 à 8 fois supérieur à celui de la luméfantrine, représentait moins de 1% de l'exposition systémique retrouvée pour la molécule mère. La pharmacocinétique de la desbutyl-luméfantrine n'a pas été documentée dans la population de sujets africains. In vitro, la luméfantrine inhibe de manière significative l'activité du cytochrome CYP2D6 aux concentrations plasmatiques thérapeutiques (voir rubriques Contre-indications et Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions). Elimination L'artéméther et la dihydroartémisinine ont une demi-vie d'élimination plasmatique rapide d'environ 2heures. La luméfantrine est quant à elle éliminée très lentement, avec une demi-vie terminale de 2 à 3jours chez le volontaire sain, et de 4 à 6jours chez le patient impaludé à Plasmodium falciparum. Le sexe et le poids semblent n'avoir aucun effet cliniquement significatif sur la pharmacocinétique de Riamet. On ne dispose d'aucune donnée concernant l'élimination urinaire chez l'homme. Chez le rat et le chien, il n'a pas été décelé d'artéméther sous forme inchangée ni dans les fèces ni dans les urines, en raison de l'effet de premier passage hépatique important, mais certains métabolites (partiellement identifiés) ont été décelés dans les fèces, la bile et les urines. La luméfantrine est éliminée par voie biliaire chez le rat et le chien, son excrétion étant principalement fécale. Après administration orale chez le rat et le chien, des métabolites (glucuronides de la luméfantrine et métabolite desbutyl) ont été excrétés dans la bile. La plus grande partie de la dose a été retrouvée sous forme inchangée dans les fécès (incluant la molécule non absorbée et la molécule libérée du glucuronide). Pharmacocinétique dans les populations particulières Chez les patients enfants atteints de paludisme, la moyenne de la Cmax (CV%) de l'artéméther (observée après la première prise de Riamet) était de 223 (139%), 198 (90%) et 174 ng/mL (83%) respectivement pour les groupes de poids corporel 5-<15, 15-<25 et 25-<35 kg par rapport à 186 ng/mL (67%) chez les patients adultes. La moyenne de la Cmax de la DHA associée était respectivement de 54,7 (108%); 79,8 (101%) et 65,3 ng/mL (36%) par rapport à 101 ng/mL (57%) chez les patients adultes. L'aire sous la courbe (ASC) des concentrations plasmatiques de la luméfantrine (moyenne de la population recevant 6 doses de Riamet) était de 577, 699 et 1150 µg.h/mL pour les patients enfants respectivement pour les groupes de poids corporel 5-<15, 15-<25 et 25-<35 kg par rapport à la moyenne de l'ASC de 758 µg h/mL chez les patients adultes. Les demi-vies d'élimination de l'artéméther et de la luméfantrine chez les enfants ne sont pas connues. Il n'a pas été menée d'étude spécifique de pharmacocinétique chez les patients présentant une insuffisance hépatique et rénale ou chez les patients âgés.
Avertissement
Le guide des médicaments a pour seul objet de vous informer sur les caractéristiques des médicaments mais ne peut être utilisé pour l'établissement d'un diagnostic ou l'instauration d'un traitement. Seul votre médecin est habiltié à mettre en oeuvre un traitement adpapté à votre cas personnel.
Sources : Banque Claude Bernard