Présentation
Dénomination commune internationale DCI : OXALIPLATINE EG
Classe(s) thérapeutique(s) :
Cancérologie et hématologie
Principes actifs : Oxaliplatine 5 mg
Faut-il une ordonnance :
oui
Prix de vente : 0 €
Taux de remboursement : 0 %
Laboratoire : EG LABO ®
Code cip : 5735396
Indications :
L'oxaliplatine en association avec le 5-fluorouracile (5-FU) et l'acide folinique (FA) est indiqué dans : · le traitement adjuvant du cancer du côlon au stade III (stade C de Duke) après résection complète de la tumeur primitive; · le traitement des cancers colorectaux métastatiques.
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Posologie :
5 mg/ml
Posologie RESERVE A L'ADULTE La dose recommandée de l'oxaliplatine en traitement adjuvant est de 85 mg/m² par voie intraveineuse, répétée toutes les 2 semaines pendant 12 cycles (6 mois). La dose recommandée de l'oxaliplatine dans le traitement des cancers colorectaux métastatiques est de 85mg/m² par voie intraveineuse répétée toutes les 2 semaines. La dose sera ajustée en fonction de la tolérance (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi). L'oxaliplatine doit toujours être administrée avant les fluoropyrimidines – c'est-à-dire le 5-fluorouracile. L'oxaliplatine est administré en perfusion IV de 2 à 6 heures dans 250 à 500 ml d'une solution de glucose à 5%, afin d'obtenir une concentration comprise entre 0,2 mg/ml et 0,70 mg/ml; 0,70 mg/ml correspond à la concentration la plus élevée observée en pratique clinique pour une dose de 85 mg/m² d'oxaliplatine. L'oxaliplatine a été, le plus souvent, administré en association avec du 5-fluorouracile en perfusion continue. Pour le traitement répété toutes les deux semaines, un schéma comportant le 5-fluorouracile en bolus et en perfusion continue a été utilisé. Groupes particuliers de patients · Insuffisant rénal L'oxaliplatine n'a pas été étudié chez les insuffisants rénaux sévères (voir rubrique Contre-indications). Chez les patients présentant une altération modérée de la fonction rénale, le traitement peut être initié à la dose normalement recommandée (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi). Il n'est pas nécessaire d'adapter la dose chez les patients dont la fonction rénale est faiblement altérée. · Insuffisant hépatique Dans une étude de phase I portant sur des patients avec plusieurs degrés d'atteinte hépatique, la fréquence et la sévérité des troubles hépato-biliaires sont apparues liées à la progression de la maladie et à des explorations fonctionnelles hépatiques aux résultats déjà anormaux lors de l'inclusion. Dans le cadre du développement clinique, aucun ajustement spécifique de la dose n'a eu lieu chez les patients présentant une anomalie des paramètres de la fonction hépatique. · Sujet âgé Il n'a pas été observé d'aggravation de la toxicité sévère de l'oxaliplatine utilisé seul ou en association avec le 5-fluorouracile chez des patients de plus de 65 ans. En conséquence, aucun ajustement spécifique de la dose n'est nécessaire chez le sujet âgé. Mode d'administration L'oxaliplatine s'administre en perfusion intraveineuse. L'administration de l'oxaliplatine ne nécessite pas d'hyperhydratation. L'oxaliplatine dilué dans 250 à 500 ml de solution de glucose à 5 %, afin d'obtenir une concentration de 0,2mg/ml au minimum, doit être perfusé soit par voie veineuse centrale, soit par voie veineuse périphérique sur une durée de 2 à 6 heures, et toujours préalablement au 5-fluorouracile. En cas d'extravasation, l'administration sera interrompue immédiatement. La préparation des solutions injectables d'agents cytotoxiques doit obligatoirement être réalisée par du personnel qualifié ayant une connaissance du médicament utilisé, dans des conditions propres à assurer la protection de l'environnement et, surtout, celle du personnel qui les manipule, conformément à la politique hospitalière. Elle nécessite un local de préparation réservé à cet usage. Il est interdit de fumer, de manger et de boire dans ce local. Instructions d'utilisation Voir rubrique Instructions pour l'utilisation, la manipulation et l'élimination.
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Contre-Indications :
· Hypersensibilité à l'oxaliplatine ou à l'un des excipients. · Femme qui allaite. · Insuffisance médullaire (neutrophiles < 2 x 109/l et/ou plaquettes < 100 x 109/l) avant le premier cycle de traitement. · Neuropathie sensitive périphérique avec gêne fonctionnelle avant le premier cycle de traitement. · Insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine < 30 ml/min).
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Grossesse-allaitement :
Aucune information sur la sécurité d'emploi de l'oxaliplatine n'est à ce jour disponible chez la femme enceinte. Une toxicité sur la reproduction a été observée lors d'études effectuées chez l'animal. En conséquence, l'oxaliplatine est déconseillé durant la grossesse et chez la femme en âge de procréer ne prenant pas de mesures contraceptives. L'administration de l'oxaliplatine ne doit être envisagée qu'après avoir précisément informé la patiente du risque pour le foetus et avec son consentement. Des mesures contraceptives appropriées doivent être prises en cours de traitement et poursuivies après la fin du traitement, pendant 4 mois pour les femmes et 6 mois pour les hommes. Le passage dans le lait maternel n'a pas été étudié. L'allaitement est contre-indiqué durant un traitement par l'oxaliplatine. L'oxaliplatine pourrait avoir un effet négatif sur la fertilité (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).
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Ce médicament est-il dangereux au volant ?
Les effets de l'oxaliplatine sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines n'ont pas été étudiés. Toutefois, le traitement par l'oxaliplatine, dans la mesure où il entraîne une majoration du risque d'étourdissements, de nausées et de vomissements, de même que d'autres symptômes neurologiques affectant la démarche et l'équilibre, pourrait influer de façon mineure ou modérée sur l'aptitude à la conduite et à l'utilisation de machines.
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Précautions d'emploi :
L'utilisation de l'oxaliplatine doit être réservée aux services d'oncologie spécialisés et l'oxaliplatine doit être administré sous le contrôle d'un médecin expérimenté. En raison d'informations limitées sur la tolérance chez les patients porteurs d'une altération modérée de la fonction rénale, le rapport bénéfice/risque pour le patient doit être évalué avant l'administration. Dans cette situation, la fonction rénale doit faire l'objet d'une surveillance particulière et la dose doit être ajustée en fonction de la toxicité. Les patients qui présentent des antécédents de manifestations allergiques à d'autres produits contenant du platine doivent être surveillés à cet égard. En cas de survenue de réactions de type anaphylactique à l'oxaliplatine, interrompre immédiatement la perfusion et entreprendre un traitement symptomatique approprié. La réadministration d'oxaliplatine est alors contre-indiquée. En cas d'extravasation de l'oxaliplatine, la perfusion doit être interrompue immédiatement et un traitement symptomatique local habituel entrepris. La toxicité neurologique de l'oxaliplatine doit donner lieu à une étroite surveillance, surtout en cas d'association avec des médicaments connus pour leur toxicité neurologique particulière. Chez les patients ayant présenté des dysesthésies pharyngolaryngées aiguës (voir rubrique Effets indésirables) au cours de la perfusion de 2 heures ou dans les heures qui ont suivi, l'administration ultérieure d'oxaliplatine s'effectuera sur une durée de 6 heures. Si des symptômes neurologiques (paresthésies, dysesthésies) apparaissent, l'adaptation recommandée de la dose d'oxaliplatine doit se baser sur la durée et la sévérité de ces symptômes: · si les symptômes durent plus de sept jours et sont gênants, la dose d'oxaliplatine pour le cycle suivant doit être réduite de 85 à 65 mg/m² (traitement métastatique) ou à 75 mg/m² (traitement adjuvant); · si les paresthésies sans gêne fonctionnelle persistent jusqu'au cycle suivant, la dose d'oxaliplatine doit être réduite de 85 à 65 mg/m² (traitement métastatique) ou à 75 mg/m² (traitement adjuvant); · si les paresthésies avec gêne fonctionnelle persistent jusqu'au cycle suivant, le traitement par oxaliplatine doit être interrompu; · lorsqu'une amélioration des symptômes est constatée à la suite de l'interruption du traitement par oxaliplatine, sa reprise pourra être envisagée. Les patients doivent être informés de la possibilité de persistance des symptômes de neuropathies périphériques sensitives après la fin du traitement. Des paresthésies localisées modérées ou des paresthésies pouvant interférer avec les activités fonctionnelles sont susceptibles de persister plus de 3 ans après l'arrêt du traitement adjuvant. La toxicité digestive de l'oxaliplatine, de type nausées et vomissements, justifie un traitement antiémétique prophylactique et/ou curatif (voir rubrique Effets indésirables). Une déshydratation, un iléus paralytique, une occlusion intestinale, une hypokaliémie, une acidose métabolique et une altération de la fonction rénale peuvent être provoqués par des diarrhées et/ou des vomissements sévères, notamment lorsque l'oxaliplatine est associé au 5-fluorouracile. Des cas isolés de pancréatite ont été rapportés. En cas d'atteinte hématologique (neutrophiles < 1,5 x 109/l ou plaquettes < 50 x 109/l), retarder l'administration du cycle suivant jusqu'au retour à des valeurs acceptables. Un hémogramme doit être pratiqué avant initiation d'un traitement par l'oxaliplatine ainsi qu'avant chaque nouveau cycle. Les patients doivent être informés du risque de survenue de diarrhées/vomissements, de mucites/stomatites et de neutropénie après l'administration d'oxaliplatine et de 5-fluorouracile, et contacter en urgence leur médecin traitant afin de bénéficier d'une prise en charge adaptée. En cas de survenue de mucites/stomatites avec ou sans neutropénie, l'administration suivante sera reportée jusqu'à la récupération des mucites/stomatites à un grade inférieur ou égal à 1 et/ou un taux de neutrophiles ³1,5 x 109/l. Si l'oxaliplatine est associée au 5-fluorouracile (avec ou sans acide folinique), les toxicités propres au 5-fluorouracile doivent donner lieu aux modifications de doses habituellement recommandées pour ce produit. La survenue d'une diarrhée de grade 4, d'une neutropénie de grade 3 ou 4 (neutrophiles < 1 x 109/l) ou d'une thrombopénie de grade 3 ou 4 (plaquettes < 50 x 109/l) nécessitera, en plus de la diminution de la dose de 5-fluorouracile, de réduire la dose d'oxaliplatine de 85 à 65 mg/m² (traitement métastatique) ou à 75 mg/m² (traitement adjuvant). Face à des résultats anormaux d'exploration fonctionnelle hépatique ou à une hypertension portale dont l'origine ne se situe pas de toute évidence dans des métastases hépatiques, de très rares cas d'anomalies de la vascularisation hépatique d'origine médicamenteuse doivent être envisagés. En cas d'apparition de symptômes respiratoires inexpliqués, tels qu'une toux non productive, une dyspnée, des râles crépitants ou des infiltrats pulmonaires radiologiques, le traitement par oxaliplatine doit être interrompu jusqu'à ce que l'exploration pulmonaire ait éliminé une pneumopathie interstitielle (voir rubrique Effets indésirables). Pour l'utilisation chez la femme enceinte, se reporter à la rubrique Grossesse et allaitement. Des effets génotoxiques ont été constatés avec l'oxaliplatine lors d'études précliniques. Par conséquent, il est recommandé aux hommes traités par oxaliplatine de ne pas procréer sous traitement et jusqu'à 6 mois après ainsi que de demander conseil en vue d'une conservation de sperme avant le traitement, l'oxaliplatine pouvant entraîner une infertilité irréversible. Les femmes ne doivent pas devenir enceintes durant le traitement par l'oxaliplatine et doivent utiliser une méthode de contraception efficace (voir rubrique Grossesse et allaitement). Des mesures contraceptives appropriées doivent être prises pendant le traitement et après la fin de celui-ci, pendant 4 mois pour les femmes et 6 mois pour les hommes.
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Effets indésirables :
Les événements indésirables les plus fréquents lors de l'association d'oxaliplatine avec le 5-fluorouracile / acide folinique (5-FU/AF) sont gastro-intestinaux (diarrhées, nausées, vomissements et mucites), hématologiques (neutropénie, thrombopénie) et neurologiques (neuropathie périphérique sensitive aiguë et dose-cumulative). Globalement, ces événements indésirables ont été plus fréquents et sévères avec l'oxaliplatine en association avec 5-FU/AF qu'avec 5-FU/AF seul. Les fréquences présentées dans le tableau ci-dessous sont issues des études cliniques dans le traitement métastatique et le traitement adjuvant (ayant inclus respectivement 416 et 1108 patients dans le bras oxaliplatine + 5 FU/AF) et de l'expérience depuis la mise sur le marché. Les fréquences mentionnées dans ce tableau ont été définies en utilisant les critères suivants : très fréquent (³ 1/10), fréquent (³ 1/100, < 1/10), peu fréquent (³ 1/1.000, < 1/100), rare (³ 1/10.000, < 1/1.000), très rare (< 1/10.000), inconnu (ne peut être estimé à partir des données disponibles). Des plus amples informations sont données après le tableau. Tableau 1 : Effets indésirables par classe organique
Classe organique Très fréquent Fréquent Peu fréquent Rare Très rare Affections hématologiques et du système lymphatique Anémie, neutropénie, thrombocytopénie* Leucopénie, lymphopénie* Thrombocytopénie immunoallergique, anémie hémolytique Affections du système nerveux Neuropathie périphérique sensitive, céphalées, troubles sensitifs, altération du goût Etourdissements, névrite motrice, méningisme Dysarthrie Affections oculaires Conjonctivite, troubles visuels Baisse transitoire de l'acuité visuelle, troubles du champ visuel, névrite optique Affections de l'oreille et du labyrinthe Ototoxicité Surdité Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales Dyspnée, toux Douleurs thoraciques, hoquet Pneumopathie interstitielle, fibrose pulmonaire** Affections gastro-intestinales Diarrhées, nausées, vomissements, stomatites / mucites, douleurs abdominales, constipation Dyspepsie, reflux gastro-oesophagien Iléus, occlusion intestinale Colites, incluant des diarrhées à Clostridium difficile Pancréatite Affections du rein et des voies urinaires Dysurie, anomalie de la fréquence des mictions, élévation de la créatinine, hématurie Néphropathie tubulo-interstitielle aiguë Affections de la peau et du tissu sous-cutané Troubles cutanés, alopécie Exfoliation cutanée (c'est-à-dire syndrome main-pied), rash érythémateux, rash, hypersudation, trouble unguéal Affections musculo-squelettiques et du tissu conjonctif Douleurs dorsales Arthralgies, douleurs osseuses Troubes du métabolisme et de la nutrition Anorexie Anomalies de la glycémie, hypokaliémie, anomalies de la natrémie Déshydratation Acidose métabolique Infections et infestations Infection Neutropénie fébrile / neutropénie septique (c'est-à-dire neutropénie de grade 3, 4 et infections documentées)* Rhinite, infection des voies respiratoires supérieures Affections vasculaires Epistaxis Hémorragies, thrombophlébite profonde, embolie pulmonaire, rectorragies, bouffées vasomotrices Troubles généraux et anomalies au site d'administration Fièvre, fatigue, asthénie, douleur, prise de poids (traitement adjuvant), réaction au site d'injection1 Perte de poids (traitement métastatique) Affections du système immunitaire Allergie/réactions allergiques² Affections hépato-biliaires Elévation des phosphatases alcalines, élévation de la bilirubine, élévation de la LDH, élévation des enzymes hépatiques (SGPT/ALAT, SGOT/ASAT) Syndrome d'obstruction sinusoïdale du foie Affections psychiatriques Dépression, insomnie Nervosité 1 L'extravasation peut provoquer une douleur locale ainsi qu'une inflammation, pouvant être sévère et entraîner des complications, particulièrement lorsque l'oxaliplatine est perfusé par voie veineuse périphérique (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi). 2 Réactions allergiques fréquentes telles que rash cutané (en particulier urticaire), conjonctivite, rhinite. Réactions anaphylactiques fréquentes incluant bronchospasme, angioedème, hypotension et choc anaphylactique. 3 Fièvre très fréquente, soit d'origine infectieuse (avec ou sans neutropénie fébrile), soit isolée d'origine immunologique. * Voir rubrique détaillée ci-dessous. ** Voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi. Toxicité hématologique: Tableau 2 : Incidence par patient (%), par grade Oxaliplatine et 5-FU/AF 85mg/m2 toutes les 2semaines Traitement métastatique Traitement adjuvant Tous grades Grade 3 Grade 4 Tous grades Grade 3 Grade 4 Anémie 82,2 3 < 1 75,6 0,7 0,1 Neutropénie 71,4 28 14 78,9 28,8 12,3 Thrombocytopénie 71,6 4 < 1 77,4 1,5 0,2 Neutropénie fébrile 5,0 3,6 1,4 0,7 0,7 0,0 Neutropénie septique 1,1 0,7 0,4 1,1 0,6 0,4 Toxicité digestive: Tableau 3 : Incidence par patient (%), par grade Oxaliplatine et 5-FU/AF 85mg/m2 toutes les 2semaines Traitement métastatique Traitement adjuvant Tous grades Grade 3 Grade 4 Tous grades Grade 3 Grade 4 Nausées 69,9 8 < 1 73,7 4,8 0,3 Diarrhées 60,8 9 2 56,3 8,3 2,5 Vomissements 49,0 6 1 47,2 5,3 0,5 Mucites / stomatites 39,9 4 < 1 42,1 2,8 0,1 Un traitement préventif et/ou curatif avec des agents antiémétiques puissants est indiqué. Une déshydratation, un iléus paralytique, une occlusion intestinale, une hypokaliémie, une acidose métabolique et une altération de la fonction rénale peuvent être provoqués par des diarrhées et/ou des vomissements sévères, notamment lorsque l'oxaliplatine est associé au 5-fluorouracile (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi). Des cas isolés de pancréatite ont été rapportés. Système nerveux: La toxicité dose-limitante de l'oxaliplatine est neurologique. Il s'agit essentiellement d'une neuropathie périphérique sensitive caractérisée par des dysesthésies et/ou des paresthésies des extrémités, accompagnées ou non de crampes, souvent déclenchées par le froid. Ces symptômes apparaissent jusque chez 95 % des patients. La durée de ces symptômes, généralement régressifs entre les cycles de traitement, s'accroît avec la répétition de ceux-ci. La survenue de douleurs et/ou d'une gêne fonctionnelle nécessite, selon la durée des symptômes, l'ajustement de la dose, voire l'arrêt du traitement (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi). Cette gêne fonctionnelle, qui comprend des difficultés lors de l'accomplissement des gestes fins, est une conséquence possible de l'atteinte sensitive. Le risque de survenue de symptômes persistants pour une dose cumulée de 850 mg/m² (soit 10 cycles) est d'environ 10 %, de 20 % pour une dose cumulée de 1020 mg/m2 (soit 12 cycles). Dans la majorité des cas, les signes neurologiques et la symptomatologie s'améliorent ou disparaissent totalement à l'arrêt du traitement. Dans le traitement adjuvant du cancer du côlon, 6 mois après l'arrêt du traitement, 87 % des patients n'ont plus de symptômes ou que des symptômes modérés. Après jusqu'à 3 ans de suivi, environ 3 % des patients présentent soit des paresthésies persistantes localisées d'intensité modérée (2,3 %), soit des paresthésies pouvant interférer avec les activités fonctionnelles (0,5 %). Des manifestations neurosensorielles aiguës (voir rubrique Données de sécurité précliniques) ont été rapportées. Elles débutent dans les heures suivant l'administration et surviennent souvent lors d'une exposition au froid. Elles se caractérisent en général par des paresthésies transitoires, des dysesthésies ou hypoesthésies. Un syndrome aigu de dysesthésie pharyngolaryngée, dont l'incidence est estimée entre 1 % et 2 %, se caractérise par des sensations subjectives de dysphagie ou de dyspnée / impression de suffocation, sans signe objectif de détresse respiratoire (ni cyanose, ni hypoxie) ou par des laryngospasmes ou bronchospasmes (sans stridor ni sifflement). Bien que des antihistaminiques et des bronchodilatateurs aient été administrés dans ces situations, cette symptomatologie est rapidement réversible même en l'absence de traitement. L'allongement de la durée de la perfusion dans les cycles suivants favorise la diminution de l'incidence de ce syndrome (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi). D'autres symptômes ont également été observés de temps en temps, parmi lesquels: contracture de la mâchoire / spasmes musculaires / contractions musculaires involontaires / soubresauts musculaires / myoclonies, anomalies de la coordination / anomalies de la démarche / ataxie / troubles de l'équilibre, striction / pression / gêne / douleur de la gorge ou thoracique. Peuvent en outre y être associés des dysfonctionnements des nerfs crâniens, qui se produisent aussi sous forme d'événement isolé du type ptose, diplopie, aphonie / dysphonie / enrouement parfois décrit(e) comme une paralysie des cordes vocales, sensation linguale anormale ou dysarthrie parfois décrite comme une aphasie, névralgie du trijumeau / douleur de la face / douleur oculaire, baisse de l'acuité visuelle, troubles du champ visuel. D'autres symptômes neurologiques, comme la disparition des réflexes ostéotendineux et un signe de Lhermitte, ont été rapportés lors du traitement par l'oxaliplatine. Il a été signalé des cas isolés de névrite optique. Réactions allergiques: Tableau 4 : Incidence par patient (%), par grade Oxaliplatine et 5-FU/AF 85mg/m2 toutes les 2 semaines Traitement métastatique Traitement adjuvant Tous grades Grade 3 Grade 4 Tous grades Grade 3 Grade 4 Réactions allergiques / allergie 9,1 1 < 1 10,3 2,3 0,6 Affections hépatobiliaires: Un syndrome d'obstruction sinusoïdale du foie, également connu sous le nom de maladie veino-occlusive hépatique, ou des anomalies histologiques en rapport avec ce type d'affection, incluant péliose hépatique, hyperplasie nodulaire régénérative, fibrose périsinusoïdale, ont été rapportés. Les manifestations cliniques peuvent se traduire par une hypertension portale et/ou une élévation des transaminases. Affections du rein et des voies urinaires: Une néphropathie tubulo-interstitielle aiguë responsable d'une insuffisance rénale aiguë a été rapportée.
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Principaux médicaments à ne pas mélanger avec
Chez des patients ayant reçu une dose unique de 85 mg/m2 d'oxaliplatine immédiatement avant l'administration de 5-fluorouracile, aucune modification du niveau d'exposition au 5-fluorouracile n'a été observée. In vitro, aucun déplacement significatif de la fixation de l'oxaliplatine aux protéines plasmatiques n'a été observé avec les produits suivants: érythromycine, salicylés, granisétron, paclitaxel, valproate de sodium.
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Voici la liste des médicaments équivalents non génériques:
Aucun équivalent non générique n'a été trouvé !
Voici la liste des médicaments équivalents génériques :
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Générique :
Non
Forme :
Poudre pour solution pour perfusion
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Conditionnement :
Boîte de 1 Flacon de 50 mg
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Pictogramme :
Pour la reprise de la conduite, demandez l'avis d'un médecin.
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Pharmacocinétique :
Les propriétés pharmacocinétiques des différents métabolites actifs n'ont pas été déterminées. Les paramètres pharmacocinétiques du platine ultrafiltré, c'est-à-dire de l'ensemble des formes de platine non conjugué, actif et inactif, après perfusion de deux heures de 130 mg/m² d'oxaliplatine répétée toutes les 3 semaines pendant 1 à 5 cycles et de 85 mg/m² d'oxaliplatine répétée toutes les 2 semaines pendant 1 à 3 cycles, sont présentés dans le tableau ci-dessous: Tableau 10 : Résumé des paramètres pharmacocinétiques du platine ultrafiltré estimé en ultrafiltrat après l'administration de doses multiples de 85 mg/m² d'oxaliplatine répétées toutes les 2 semaines ou de 130 mg/m² répétées toutes les 3 semaines Dose Cmax AUC0-48 AUC t1/2α t1/2β t1/2γ Vss CL µg/ml µg * h /ml µg * h /ml h h h l l / h 85 mg/m2 moyenne 0,814 4,19 4,68 0,43 16,8 391 440 17,4 ET 0,193 0,647 1,40 0,35 5,74 406 199 6,35 130 mg/m2 moyenne 1,21 8,20 11,9 0,28 16,3 273 582 10,1 ET 0,10 2,40 4,60 0,06 2,90 19,0 261 3,07 Valeurs moyennes AUC0-48 et Cmax calculées sur le cycle 3 (85 mg/m2 ) ou sur le cycle 5 (130 mg/m2). Valeurs moyennes AUC, Vss , CL, et CLR0-48 calculées sur le cycle 1. ValeursCfinale, Cmax, AUC, AUC0-48, Vss et CL calculées par une analyse non compartimentale. t1/2α,t1/2β, t1/2γ: calculés par une analyse compartimentale (cycles 1-3 combinés). Au terme d'une perfusion de 2 heures, 15 % du platine administré sont retrouvés dans la circulation systémique, les 85 % restant étant rapidement distribués dans les tissus ou éliminés dans les urines. La fixation irréversible aux hématies et dans le plasma est à l'origine, dans ces milieux, de demi-vies proches du temps de renouvellement naturel des hématies et de l'albumine sérique. Aucune accumulation du platine n'a été observée dans le plasma ultrafiltré après la perfusion de 85 mg/m² toutes les 2 semaines ou de 130 mg/m² toutes les 3 semaines et un état d'équilibre a été atteint au cycle 1 dans ce milieu; la variabilité inter- et intra-individuelle est, en général, faible. In vitro, les métabolites sont considérés comme résultant d'une dégradation non enzymatique et aucune biotransformation du cycle di-aminocyclohexane (DACH) médié par le cytochrome P450 n'a été mise en évidence. L'oxaliplatine est fortement métabolisé chez les patients; le produit intact n'est pas détectable dans le plasma ultrafiltré à la fin d'une perfusion de deux heures. Plusieurs métabolites cytotoxiques comprenant les formes monochloro-, dichloro- et diaquo-DACH platine et à des temps plus tardifs, un certain nombre de métabolites inactivés, ont été identifiés dans la circulation systémique. Le platine est éliminé principalement dans les urines, la clairance étant prédominante dans les 48 heures qui suivent l'administration. Au 5e jour, environ 54 % de la dose sont retrouvés dans les urines et < 3 % dans les fèces. Une diminution significative de la clairance de 17,6 ± 2,18 l/h à 9,95 ± 1,91 l/h chez les insuffisants rénaux a été observée avec une diminution statistiquement significative du volume de distribution de 330 ± 40,9 à 241 ± 36,1. L'effet d'une insuffisance rénale sévère sur la clairance du platine n'a pas été étudié.
Avertissement
Le guide des médicaments a pour seul objet de vous informer sur les caractéristiques des médicaments mais ne peut être utilisé pour l'établissement d'un diagnostic ou l'instauration d'un traitement. Seul votre médecin est habiltié à mettre en oeuvre un traitement adpapté à votre cas personnel.
Sources : Banque Claude Bernard