Présentation
Dénomination commune internationale DCI : OSTEPAM ®
Classe(s) thérapeutique(s) :
Rhumatologie
Principes actifs : Acide pamidronique 15 mg
Faut-il une ordonnance :
oui
Prix de vente : 0 €
Taux de remboursement : 0 %
Laboratoire : NORDIC PHARMA ®
Code cip : 3615972
Indications :
- Traitement des hypercalcémies sévères d'origine maligne.
- Traitement du myélome stade III avec au moins une lésion osseuse.
- Traitement palliatif des ostéolyses d'origine maligne avec ou sans hypercalcémie en complément du traitement spécifique de la tumeur.
- Traitement de la maladie de Paget.
Retourner au sommaire
Posologie :
15 mg/ml
- En l'absence d'hypercalcémie, les 90 mg (qui correspondent à la dose maximale journalière ou par cure) sont dilués dans 250 ml d'une solution pour perfusion et sont perfusés pendant 2 heures.
- En cas d'hypercalcémie, il est recommandé d'administrer les 90 mg (qui correspondent à la dose maximale journalière ou par cure) en 4 heures dans 500 ml.
- OSTEPAM doit être administré en perfusion intraveineuse lente, dilué dans une solution compatible (par exemple : chlorure de sodium 0,9% ou sérum glucosé 5%) sans calcium ajouté.
- La perfusion doit être posée dans une veine de taille suffisante afin de minimiser les réactions locales.
HYPERCALCEMIES SEVERES D'ORIGINE MALIGNE :
- Les patients doivent être correctement hydratés avant et pendant la période de traitement en respectant les précautions nécessaires chez les insuffisants cardiaques.
- La durée du traitement est limitée au temps nécessaire à la normalisation de la calcémie.
- Traitement initial :
. La dose totale d'OSTEPAM pour une cure thérapeutique peut être administrée en une perfusion unique ou en plusieurs perfusions réparties sur 2 à 4 jours consécutifs.
. La dose totale recommandée à utiliser pour une cure thérapeutique est fonction du chiffre de calcémie initiale. Les indications suivantes dérivent de données cliniques utilisant la calcémie non corrigée. Cependant, les posologies proposées sont également applicables pour des valeurs de calcémie corrigées en fonction de l'albuminémie ou de la protidémie chez des patients réhydratés.
Calcémie initiale : Dose totale recommandée pour une cure.
Jusqu'à 3 mmol/L (120 mg/L) : 15-30 mg.
3-3,5 mmol/L (120-140 mg/L) : 30-60 mg.
3,5-4 mmol/L (140-160 mg/L) : 60-90 mg.
supérieure à 4 mmol/L (160 mg/L) : 90 mg.
- Répétition des cures :
. Si l'hypercalcémie récidive, ou si la calcémie ne commence pas à diminuer dans les 2 jours suivant le début du traitement, on peut répéter les perfusions d'OSTEPAM en suivant les mêmes indications posologiques que pour le traitement initial.
. Dans l'expérience clinique actuelle, il existe une possibilité de diminution de l'efficacité thérapeutique due à l'aggravation de la maladie cancéreuse et/ou en cas d'administration réitérée du produit.
. La dose maximum par cure thérapeutique est de 90 mg, que ce soit lors d'une cure initiale ou lors des cures ultérieures. Il est recommandé d'administrer les 90 mg en 4 heures dans 500 ml.
. L'utilisation de plus fortes doses ne semble pas apporter de bénéfices cliniques supplémentaires.
MYELOME STADE III AVEC AU MOINS UNE LESION OSSEUSE : 90 mg toutes les 4 semaines. Il est recommandé d'administrer les 90 mg en 4 heures dans 500 ml.
OSTEOLYSES MALIGNES AVEC OU SANS HYPERCALCEMIE : la dose recommandée d'OSTEPAM est de 90 mg toutes les 4 semaines.
Chez les patients atteints de métastases osseuses traités par chimiothérapie toutes les 3 semaines, l'administration d'OSTEPAM (90 mg) pourra être réalisée toutes les 3 semaines.
MALADIE DE PAGET :
La dose recommandée est de 120 à 180 mg répartie en 2 à 3 jours consécutifs.
La surveillance clinique et biologique permet d'évaluer les effets du traitement.
En cas de résultats insuffisants et/ou de reprise de l'évolutivité de la maladie de Paget, il est possible de répéter une nouvelle cure de 120 à 180 mg, six mois au moins après la première cure.
Retourner au sommaire
Contre-Indications :
CONTRE-INDIQUE :
OSTEPAM est contre-indiqué dans les cas suivants :
- Antécédents d'hypersensibilité au pamidronate de sodium, aux excipients ou aux bisphosphonates.
- Allaitement : en cas de traitement par ce médicament, l'allaitement est contre-indiqué.
Ne pas administrer en même temps que d'autres bisphosphonates ou d'autres agents (en particulier la mithramycine) couramment utilisés pour traiter les hypercalcémies, en raison de la potentialisation possible de l'effet anti-résorption.
DECONSEILLE :
- OSTEPAM ne doit généralement pas être utilisé pendant la grossesse : les études effectuées chez l'animal ont mis en évidence un effet tératogène à doses élevées, avec des altérations osseuses touchant le squelette et les dents. Lorsqu'il est administré pendant toute la gestation, ce médicament est à l'origine de troubles de la minéralisation osseuse, touchant principalement les os longs et se traduisant par des déformations angulaires. Le plus souvent, ces anomalies s'observent à doses élevées et sont réversibles après la mise bas. Cet effet est vraisemblablement à mettre au compte du mécanisme d'action de la molécule, par chélation du calcium. En clinique, il n'existe pas actuellement de données suffisamment pertinentes pour évaluer un éventuel effet malformatif ou foetotoxique du pamidronate lorsqu'il est administré pendant la grossesse. En conséquence, l'utilisation du pamidronate est déconseillée pendant la grossesse. Cet élément ne constitue pas l'argument pour conseiller une interruption de grossesse mais conduit à une attitude de prudence et à une surveillance prénatale orientée.
- Enfant : il n'y a actuellement pas d'expérience clinique d'utilisation de ce produit chez l'enfant de moins de 15 ans. OSTEPAM ne doit donc être prescrit dans ce cas que lorsqu'il existe une mise en jeu du pronostic vital.
Retourner au sommaire
Grossesse-allaitement :
Grossesse :
Les études effectuées chez l'animal ont mis en évidence un effet tératogène à doses élevées, avec des altérations osseuses touchant le squelette et les dents. Lorsqu'il est administré pendant toute la gestation, ce médicament est à l'origine de troubles de la minéralisation osseuse, touchant principalement les os longs et se traduisant par des déformations angulaires. Le plus souvent, ces anomalies s'observent à doses élevées et sont réversibles après la mise bas. Cet effet est vraisemblablement à mettre au compte du mécanisme d'action de la molécule, par chélation du calcium.
En clinique, il n'existe pas actuellement de données suffisamment pertinentes pour évaluer un éventuel effet malformatif ou foetotoxique du pamidronate lorsqu'il est administré pendant la grossesse.
En conséquence, l'utilisation du pamidronate est déconseillée pendant la grossesse. Cet élément ne constitue pas l'argument pour conseiller une interruption de grossesse mais conduit à une attitude de prudence et à une surveillance prénatale orientée.
Allaitement :
En cas de traitement par ce médicament, l'allaitement est contre-indiqué.
Retourner au sommaire
Ce médicament est-il dangereux au volant ?
L'attention est appelée, notamment chez les conducteurs de véhicules et les utilisateurs de machine, sur les rares risques de somnolence ou de vertige liés à l'emploi d'OSTEPAM.
Retourner au sommaire
Précautions d'emploi :
MISES EN GARDE :
- OSTEPAM ne doit jamais être perfusé en bolus car ceci peut causer des réactions locales sévères, notamment thrombophlébites au point d'injection. OSTEPAM doit toujours être dilué et administré en perfusion intraveineuse lente (voir posologie et mode d'administration).
- OSTEPAM ne doit pas être dilué dans des solutions contenant du calcium (voir incompatibilités majeures).
PRECAUTIONS D'EMPLOI :
- OSTEPAM apporte respectivement 6 mg de sodium pour 15 mg de pamidronate de disodium, 12 mg de sodium pour 30 mg de pamidronate de disodium, 24 mg de sodium pour 60 mg de pamidronate de disodium et 32 mg de sodium pour 90 mg de pamidronate de disodium.
- Chez les patients présentant une cardiopathie, en particulier les personnes âgées, une surcharge en sel peut accélérer le développement d'une insuffisance cardiaque (ventriculaire gauche congestive). La fièvre (syndrome pseudogrippal) peut aussi contribuer à cette aggravation.
- Il n'y a actuellement pas d'expérience clinique d'utilisation de ce produit chez l'enfant de moins de 15 ans. OSTEPAM ne doit donc être prescrit dans ce cas que lorsqu'il existe une mise en jeu du pronostic vital.
- Lors d'un traitement par OSTEPAM, surveiller régulièrement la calcémie, la phosphatémie et éventuellement la magnésémie.
- Une surveillance de la fonction rénale sera périodiquement effectuée chez les patients traités pour une hypercalcémie ou un myélome multiple, notamment ceux ayant une altération préalable de la fonction rénale.
- Les patients ayant subi une chirurgie thyroïdienne peuvent faire une hypocalcémie, causée par un hypoparathyroïdisme relatif.
- Les patients pagétiques doivent bénéficier d'un apport suffisant en calcium et en vitamine D. Les troubles du métabolisme calcique (hypocalcémie, déficit en vitamine D) doivent être contrôlés avant de commencer le traitement.
Alerte AFSSAPS du 05/12/2011:
- L’Agence européenne des médicaments (EMA) a conclu que l’apparition de fractures atypiques du fémur existe pour les patients traités par les médicaments contenant un biphosphonate (alendronate, clodronate, étidronate, ibandronate, pamidronate, risedronate, tiludronate, zolédronate). Cet effet rare identifié dès 2008 pour l’alendronate est donc un effet de classe. Il survient en particulier au cours des traitements prolongés.
- Les fractures atypiques se distinguent des fractures du fémur «classiques» par leur localisation et leurs caractéristiques radiologiques. Ces fractures transverses ou obliques courtes, souvent bilatérales, peuvent survenir sur n’importe quelle partie du fémur entre la partie inférieure du petit trochanter jusqu’au dessus de la zone supracondylienne. Elles surviennent après un traumatisme minime ou même sans traumatisme.
Retourner au sommaire
Effets indésirables :
Les effets secondaires sont généralement modérés et transitoires.
- Signes généraux :
. Fréquemment : hyperthermie (augmentation de la température corporelle de 1 à 2°C) transitoire : elle survient en moyenne au 2ème jour du traitement, dure 24 à 48 heures et semble sans conséquence clinique.
Syndrome pseudogrippal accompagné de malaise, rigidité, asthénie et réactions vasomotrices.
. Rarement : réactions allergiques systémiques de types bronchospasme, dyspnée, oedème de Quincke, réaction anaphylactoïde et exceptionnellement choc anaphylactique.
- Réactions locales :
Occasionnellement : réactions au point d'injection (douleur, rougeur, tuméfaction, induration, phlébite, thrombophlébite).
- Appareil locomoteur :
. Occasionnellement : douleurs osseuses transitoires, myalgies, arthralgies, douleurs généralisées.
. Rarement : crampes musculaires.
- Gastro-intestinaux :
. Occasionnellement : nausées, vomissements.
. Rarement : anorexie, douleurs abdominales, diarrhée, constipation, dyspepsie.
. Cas isolés : gastrite.
- Système nerveux central :
. Occasionnellement : céphalées.
. Rarement : hypocalcémie symptomatique (paresthésie, tétanie), agitation, confusion, sensations vertigineuses, insomnie, somnolence, léthargie.
. Cas isolés : convulsions, hallucinations visuelles.
- Sang :
. Occasionnellement : lymphocytopénie (elle dure quelque jours et semble sans conséquence clinique).
. Rarement : anémie, leucopénie.
. Cas isolés : thrombocytopénie.
- Système cardiovasculaire :
. Rarement : hypotension, hypertension.
. Cas isolés : insuffisance ventriculaire gauche (dyspnée, oedème pulmonaire), insuffisance cardiaque congestive (oedème) due à une surcharge hydrique.
- Rein :
Cas isolés : hématurie, détérioration d'une insuffisance rénale préexistante, insuffisance rénale aiguë.
- Peau :
Rarement : éruption cutanée, prurit.
- Organes des sens :
Cas isolés : conjonctivite, uvéite (iritis, iridocyclite), sclérite, épisclérite, xanthopsie.
- Autres :
Cas isolés : réactivation d'un herpès simplex et d'un herpès zoster.
- Biologie :
. Fréquemment : hypocalcémies (souvent asymptomatiques), hypophosphatémie.
. Occasionnellement : hypomagnésémie.
. Rarement : hyperkaliémie, hypokaliémie, hypernatrémie.
. Cas isolés : tests anormaux de la fonction hépatique, augmentation de la créatinine et de l'urée sérique.
La survenue d'un grand nombre de ces effets indésirables peut être liée à la maladie traitée.
Retourner au sommaire
Principaux médicaments à ne pas mélanger avec
- Il n'a pas été pratiqué d'études systématiques avec le pamidronate ; néanmoins, ce produit a été administré avec d'autres produits antinéoplasiques sans qu'il y ait eu d'interaction.
- Ne pas administrer en même temps que d'autres bisphosphonates ou d'autres agents (en particulier la mithramycine) couramment utilisés pour traiter les hypercalcémies, en raison de la potentialisation possible de l'effet anti-résorption.
- Le pamidronate, du fait de son affinité pour l'os, peut interférer avec les scintigraphies osseuses.
- Le pamidronate, a été utilisé en association avec la calcitonine chez des patients atteints d'hypercalcémie sévère, avec un effet synergique résultant d'une chute plus rapide de la calcémie.
Retourner au sommaire
Voici la liste des médicaments équivalents non génériques:
Voici la liste des médicaments équivalents génériques :
Aucun équivalent générique n'a été trouvé !
Retourner au sommaire
Générique :
Non
Forme :
Solution à diluer pour perfusion
Retourner au sommaire
Conditionnement :
Boîte de 1 Ampoule de 4 ml
Retourner au sommaire
Pictogramme :
Pour la reprise de la conduite, demandez l'avis d'un médecin.
Retourner au sommaire
Pharmacocinétique :
DISTRIBUTION :
- Les concentrations plasmatiques de pamidronate augmentent rapidement dès le début de la perfusion et chutent rapidement lorsque l'on arrête la perfusion. La demi-vie plasmatique apparente de distribution est d'environ 0,8 heure. Aussi, les niveaux d'équilibre apparents sont atteints lorsque les perfusions durent plus de 2 à 3 heures. Des pics plasmatiques d'environ 10 nmol/ml de pamidronate sont obtenus après perfusion de 60 mg sur 1 heure. Le pourcentage de la dose retenu dans le corps après l'administration de chaque dose de pamidronate disodique est similaire chez l'animal et chez l'homme.
- L'accumulation de pamidronate dans l'os n'est donc pas limitée par sa capacité de liaison osseuse et dépend uniquement de la dose totale cumulée administrée.
- Le pourcentage de pamidronate circulant lié aux protéines plasmatiques est relativement faible (environ 54%) ; il augmente lorsque les concentrations de calcium atteignent des niveaux pathologiquement élevés.
ELIMINATION :
- La clairance plasmatique apparente est d'environ 180 ml/min.
Le pamidronate ne semble pas être éliminé par biotransformation. Après une perfusion intraveineuse, environ 20 à 55% de la dose se retrouvent sous forme de pamidronate inchangé dans les urines au bout de 72 heures, le restant se répartissant entre les os et les tissus mous. Le pourcentage de pamidronate restant ne dépend ni de la dose (entre 15 et 180 mg) ni de la vitesse de perfusion (entre 1,25 et 60 mg/h).
- L'étude des concentrations plasmatiques ainsi que celle de l'élimination urinaire du pamidronate permettent de mettre en évidence deux phases avec des demi-vies apparentes d'environ 2 et 27 heures. La clairance rénale apparente est d'environ 54 ml/min.
CARACTERISTIQUES SELON LES PATIENTS :
- Chez les patients atteints d'insuffisance rénale même sévère, aucune accumulation plasmatique de pamidronate susceptible d'avoir une conséquence clinique n'a été observée. Aucune réduction de posologie n'apparaît donc nécessaire chez les patients atteints d'insuffisance rénale même sévère.
Par mesure de prudence, chez les insuffisants rénaux, le débit de perfusion de la solution d'OSTEPAM ne doit pas dépasser 20 mg/h.
- Les clairances hépatique et métabolique du pamidronate sont non significatives. On ne s'attend donc pas à ce que l'insuffisance hépatique puisse avoir une influence sur la pharmacocinétique du pamidronate. De ce fait, il y a peu de risques d'interactions médicamenteuses dues au métabolisme ou à la liaison protéique (voir distribution).
Avertissement
Le guide des médicaments a pour seul objet de vous informer sur les caractéristiques des médicaments mais ne peut être utilisé pour l'établissement d'un diagnostic ou l'instauration d'un traitement. Seul votre médecin est habiltié à mettre en oeuvre un traitement adpapté à votre cas personnel.
Sources : Banque Claude Bernard