NOXAP 800PPM M/MOLE BOUT 20L ®

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Présentation

Dénomination commune internationale DCI : NOXAP ®
Classe(s) thérapeutique(s) : Cardiologie et angéiologie
Principes actifs : Monoxyde d'azote 800 ppm mole
Faut-il une ordonnance :   oui
Prix de vente : 0 €
Taux de remboursement : 0 %
Laboratoire : AIR PRODUCTS SAS ®
Code cip : 5775912

Indications :

Noxap est indiqué en traitement des nouveau-nés d'âge gestationnel ³ 34 semaines d'aménorrhée, présentant une détresse respiratoire hypoxémiante associée à des signes cliniques ou échocardiographiques d'hypertension artérielle pulmonaire, dans le but d'améliorer l'oxygénation et éviter le recours à l'oxygénation par circulation extracorporelle. Retourner au sommaire

Posologie :

800 ppm mole/mole
La prescription de monoxyde d'azote doit être supervisée par un médecin ayant l'expérience de l'utilisation du monoxyde d'azote et doit être administré par un personnel soignant formé à son utilisation. Posologie La posologie est déterminée en fonction de l'état clinique du patient.  La dose maximale de NOXAP est de 20ppm qu'il est recommandé de ne pas dépasser. NOXAP sera administré chez les nouveau-nés sous assistance respiratoire optimisée et chez qui la nécessité d'une ventilation assistée pendant plus de 24 heures est pressentie. Pour une action optimale du monoxyde d'azote par voie inhalée, il convient de s'assurer de l'optimisation du recrutement alvéolaire (réglage pressions/volume courant, utilisation de surfactant, ventilation haute fréquence et ventilation avec pression positive en fin d'expiration). Posologie chez les nouveau-nés d'âge gestationnel ≥ 34semainesd'aménorrhée : la dose maximale préconisée est de 20ppm qu'il est recommandé de ne pas dépasser. Le traitement sera débuté à cette dose puis diminué dès que possible par paliers successifs dans les 4 à 24 heures suivant le début du traitement, si l'état clinique du patient le permet (oxygénation artérielle, pression artérielle pulmonaire), pour atteindre une dose de 5 ppm ou moins. Le traitement par monoxyde d'azote inhalé sera maintenu jusqu'à ce que la FiO2 (fraction inspirée d'oxygène) nécessaire pour assurer une oxygénation artérielle satisfaisante soit inférieure à 0,60. Le traitement peut être maintenu jusqu'à restauration de la saturation artérielle en oxygène et possibilité d'envisager une épreuve de sevrage du traitement. La durée du traitement doit être limitée au strict minimum nécessaire. Cette durée est variable, mais dans la plupart des cas elle n'excède pas quatre jours. En l'absence de réponse clinique à l'inhalation de monoxyde d'azote, consulter la rubrique Mises en garde et précautions d'emploi. Populations particulières Il n'existe aucune donnée pertinente permettant d'établir les recommandations adaptées concernant un éventuel ajustement de la dose chez l'insuffisant rénal ou hépatique. La prudence est requise chez ces patients. Sevrage L'administration de monoxyde d'azote ne doit pas être interrompue brutalement en raison du risque d'effet «rebond». L'arrêt du traitement ne sera envisagé que lorsque les symptômes de détresse respiratoire ayant conduit à l'initiation du traitement par NOXAP auront régressé et que l'état clinique du patient se sera stabilisé avec une saturation artérielle en oxygène restaurée sous une assistance respiratoire minimale (FiO2 et pression expiratoire positive minimales) ou après 96 heures de traitement. Le traitement par monoxyde d'azote sera alors diminué de 1 ppm par intervalle de 30 minutes à une heure. Si l'oxygénation artérielle se maintient à la dose de 1 ppm de NOXAP, la FiO2 sera augmentée de 10% à 20%, et l'administration du monoxyde d'azote pourra être interrompue en surveillant étroitement l'état clinique et l'oxygénation artérielle du nouveau-né. Si l'oxygénation artérielle se dégrade de plus de 20%, la dose de monoxyde d'azote sera ré-augmentée à 5 ppm et l'interruption du traitement par monoxyde d'azote inhalée ne sera ré-envisagée qu'après 12 à 24 heures. Si le sevrage n'est toujours pas possible après 4 jours de traitement, il convient d'entreprendre des investigations complémentaires à la recherche d'une pathologie intercurrente. Mode d'administration Les modalités d'administration de NOXAP régissent le profil de sécurité de ce médicament. Se conformer aux recommandations pour son utilisation.  Le monoxyde d'azote en inhalation est normalement administré aux patients par ventilation mécanique après dilution avec un mélange oxygène/air au moyen d'un système d'administration de monoxyde d'azote pour utilisation clinique homologué conformément aux normes de la Communauté européenne (marquage CE). L'administration endotrachéale directe du monoxyde d'azote est contre-indiquée en raison du risque de lésions locales de la muqueuse au contact du gaz. Le système d'administration doit permettre la dilution du monoxyde d'azote dans le mélange préalablement à l'inhalation tout en assurant un temps de contact entre le monoxyde d'azote et l'oxygène dans le circuit inspiratoire réduit au minimum afin de limiter le risque de formation de dérivés d'oxydation toxiques dans le mélange gazeux inspiré. Il est ainsi recommandé d'administrer le monoxyde d'azote au niveau de la branche inspiratoire du circuit de ventilation ou sur la pièce en Y à un intervalle d'environ 15 cm au minimum à distance de la bouche du patient afin de permettre le mélange homogène avec le gaz en provenance du ventilateur. Administré en débit continu, le monoxyde d'azote doit être introduit en aval de l'humidificateur et le plus près possible du patient. Le système d'administration doit permettre que la concentration de NOXAP reste constante dans le mélange inhalé, quelque soit le respirateur. · Avec un ventilateur néonatal à débit continu, NOXAP peut être introduit avec un débit continu dans le circuit inspiratoire, · Avec les ventilateurs à débit discontinu, l'introduction du monoxyde d'azote avec un débit continu favorise la formation de dioxyde d'azote (NO2) et l'accumulation en faible quantité de NO dans la portion inspiratoire du circuit lorsque le patient expire; ce qui a pour conséquence une augmentation de la concentration en monoxyde d'azote dans le circuit et une diminution de la FiO2. L'administration séquentielle du monoxyde d'azote synchronisée à la phase inspiratoire est recommandée pour éviter les pics de concentrations de monoxyde d'azote que peut induire l'administration en continu. Afin de parer aux risques de survenue d'accidents de dosage, la concentration de monoxyde d'azote devra être mesurée en continu dans le circuit inspiratoire à proximité du patient et de la sonde d'intubation. La concentration en dioxyde d'azote (NO2) et la FiO2 doivent également être mesurées au même endroit à l'aide d'équipements de surveillance étalonnés et agréés (marqués CE). La concentration en NO2 dans le mélange inhalé doit être la plus faible possible. Si la concentration en NO2 dépasse 0.5 ppm, la dose de monoxyde d'azote et/ou la FiO2 devront être réduites autant que possible, après avoir éliminé un éventuel dysfonctionnement du système d'administration. Pour la sécurité du patient, il est nécessaire de disposer d'alarmes réglées pour la détection des seuils d'alertes pour le monoxyde d'azote (±2ppm par rapport à la dose prescrite), de NO2 (maximum 0,5ppm) et de la FiO2 (±0,05). En cas de variation inattendue de la concentration en monoxyde d'azote, il convient de vérifier le système d'administration à la recherche d'un éventuel dysfonctionnement et de vérifier l'étalonnage de l'analyseur. La pression dans la bouteille de gaz contenant le NOXAP doit être contrôlée en continu et des bouteilles de rechange doivent être disponibles à proximité en vue de leur utilisation pour le remplacement immédiat sans créer d'interruption ou de modification du traitement, au moment où la quantité de monoxyde d'azote dans la bouteille en cours d'utilisation devient insuffisante. Il convient de prévoir un système d'administration du monoxyde d'azote et une alimentation électrique par batterie de secours en cas de défaillance du système d'administration ou de panne de courant électrique. L'alimentation électrique du matériel servant à la surveillance du traitement doit être indépendante de celle du système d'administration du monoxyde d'azote. Le traitement NOXAP doit pouvoir être accessible pour une ventilation mécanique et manuelle au cours du transport du patient et pendant la réanimation. L'accès à proximité de la tête du patient doit rester libre pour mettre en place un système d'administration de monoxyde d'azote de secours si besoin. Limites d'exposition pour le personnel hospitalier: La valeur limite maximale d'exposition (exposition moyenne) du personnel hospitalier a été fixée par la législation du travail à 25ppm durant une période de 8heures (30mg/ m3) pour le monoxyde d'azote (NO) et 2 à 3ppm (4 à 6mg/ m3) pour le dioxyde d'azote (NO2), dans la majorité des pays européens. En unité de soins intensifs, où le monoxyde d'azote en inhalation peut être administré sur des périodes couvrant 24 heures quotidiennes, il convient de maintenir la concentration atmosphérique en NO2 au-dessous de 1,5ppm. La concentration atmosphérique en NO2 doit être surveillée en continu. Surveillance de la formation de dioxyde d'azote (NO2): Du dioxyde d'azote (NO2) se forme rapidement dans les mélanges gazeux contenant du monoxyde d'azote (NO) et de l'oxygène (O2). Le monoxyde d'azote réagit avec l'oxygène pour former du dioxyde d'azote (NO2) en quantités variables en fonction des concentrations en NO et en O2. Le NO2 est un gaz toxique qui peut provoquer une réaction inflammatoire au niveau des voies respiratoires, aussi sa formation doit être surveillée attentivement. Le système d'administration doit être purgé immédiatement avant la mise en route du traitement pour chaque patient afin d'éliminer tout résidu de NO2. La concentration de NO2 dans le mélange gazeux inspiré devra rester aussi basse que possible sans dépasser 0,5 ppm. Si la concentration en NO2 dépasse 0,5 ppm, l'ensemble du système d'administration doit être vérifié afin de détecter un éventuel dysfonctionnement, l'analyseur de NO2 doit être ré-étalonné, et si possible, la dose de NOXAP et/ou la FiO2 devront être diminuées. Surveillance de la formation de méthémoglobine (MetHb) Après inhalation, le monoxyde d'azote se retrouve dans la circulation systémique principalement sous forme de méthémoglobine et de nitrates. Les nitrates sont excrétés dans les urines et la méthémoglobine est réduite par la méthémoglobine réductase (MetHb-réductase). Chez les nouveau-nés, l'activité de la MetHb-réductase est réduite par rapport aux adultes. Les concentrations sanguines en méthémoglobine doivent donc être étroitement surveillées. Un dosage de la méthémoglobinémie sera effectué avant le traitement, puis dans les quatre heures après le début du traitement par NOXAP. La méthode de dosage utilisée devra permettre de faire la distinction de façon fiable entre la méthémoglobine et l'hémoglobine foetale. Si le taux de méthémoglobine est supérieur à 2,5%, la dose de monoxyde d'azote devra être réduite. S'il dépasse 5%, l'administration de monoxyde d'azote devra être interrompue et le recours à un agent réducteur tel que le bleu de méthylène doit être envisagé. Bien qu'une augmentation significative soit peu fréquente, il est préférable de renouveler les dosages de la méthémoglobinémie toutes les 12 à 24 heures et ceci même si le taux est initialement faible. Retourner au sommaire

Contre-Indications :

· Nouveau-nés dépendants d'un shunt droite-gauche ou chez qui il a été mis en évidence un canal artériel «malin» gauche-droit. · Déficit en méthémoglobine réductase (MetHb-réductase) ou en glucose-6-phosphate déshydrogénase (G6PD). · Hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients. Retourner au sommaire

Grossesse-allaitement :

Grossesse Le retentissement de l'administration de NOXAP chez la femme enceinte n'est pas connu. Les données chez l'animal sont limitées (voir rubriqueDonnées de sécurité précliniques). Compte tenu de la toxicité potentielle de la méthémoglobine chez le foetus et du potentiel génotoxique du monoxyde d'azote (voir rubrique Données de sécurité précliniques), le risque d'effets délétères de l'administration de monoxyde d'azote inhalé au cours de la grossesse ne peut être exclu. NOXAP ne doit pas être administré chez la femme enceinte sauf en cas de nécessité absolue pour traiter une pathologie dont la sévérité engage le pronostic vital. Allaitement Le passage de NOXAP dans le lait n'est pas connu. L'excrétion de NOXAP dans le lait n'a pas été étudiée chez les animaux. Hors d'une utilisation thérapeutique, l'exposition au monoxyde d'azote doit être évitée pendant la grossesse et l'allaitement. Retourner au sommaire

Ce médicament est-il dangereux au volant ?

Compte tenu de l'indication chez les nouveau-nés, il n'y a pas lieu d'évoquer l'effet sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines. Retourner au sommaire

Précautions d'emploi :

Précautions visant à éviter l'exposition lors de traitement par inhalation de NOXAP · Respecter les procédures standardisées préconisées pour la préparation et l'utilisation de NOXAP. · Les appareils de ventilation doivent être équipés de dispositifs permettant le recueil du gaz expiré par le patient traité. · Prélever des échantillons d'air au cours des séances de formation des personnels soignants à l'administration d'un traitement par NO inhalé. · Le personnel soignant peut être équipé d'appareils portables individuels de détection déclenchant une alerte en cas de dépassement du seuil limite d'exposition en NO et NO2 défini par la législation du travail. Précautions pour éviter le risque de fuites des bouteilles de gaz et actions à entreprendre le cas échéant Le risque de survenue de fuite spontanée au départ d'une bouteille est très faible du fait des contrôles multiples effectués dans les zones de remplissage. La chute d'une bouteille endommageant le robinet et le système d'étanchéité peuvent être à l'origine d'une fuite. Il s'agit en principe de cas exceptionnels si la conformité du conditionnement des bouteilles de gaz et des robinets à la norme EN962 relative à la protection et au test des robinets équipant les bouteilles de gaz, sont respectées. Précautions pour parer à ce risque: · Le personnel hospitalier doit veiller en permanence à ce que les bouteilles de gaz soient entreposées verticalement et solidement arrimées afin d'éviter qu'elles tombent ou se renversent. · Les bouteilles de gaz doivent être manipulées avec précaution, en évitant de les soumettre à des chocs violents ou de les laisser tomber brutalement. · Ne déplacer les bouteilles de gaz qu'au moyen de véhicules et d'équipements de type et de taille adaptés pour cet usage. · Une fuite de NO gazeux peut être détectée par une coloration orange-brune caractéristique et une forte odeur douceâtre et métallique. Les mesures recommandées sont d'évacuer le local et d'ouvrir les fenêtres donnant sur l'extérieur afin d'assurer l'aération du local. · En cas de stockage dans un meuble ou un placard, un ventilateur avec évacuation directe à l'extérieur doit être installé afin de maintenir une pression négative pour assurer la ventilation autour des bouteilles. · L'installation de systèmes de détection et surveillance des concentrations en NO et N2 en continu dans l'air ambiant avec système d'alerte est utile autour des zones où sont entreposées les bouteilles de monoxyde d'azote ainsi que dans les salles de soins où est dispensé le NO afin de détecter toute fuite ou expositions accidentelles. L'azote sous forme gazeuse se substitue à l'air ambiant et réduit la teneur en oxygène dans l'atmosphère. Formation des utilisateurs à l'administration du monoxyde d'azote Le personnel des services hospitaliers utilisateurs de monoxyde d'azote doit être formé aux procédures standards pour l'administration et l'utilisation du monoxyde d'azote. Les principaux points à inclure dans la formation du personnel hospitalier sont les suivants: · Information sur les modalités d'installation de la bouteille et les dispositifs de raccordements aux appareils de ventilation · Modalités d'utilisation o Listage des vérifications et contrôles avant utilisation (Liste de procédures à effectuer immédiatement avant le début du traitement pour chaque patient afin de s'assurer que le système d'administration et de surveillance fonctionne correctement et que l'ensemble du système est purgé du NO2). o Réglage du dispositif pour l'administration de monoxyde d'azote à la concentration adaptée. o Réglage des dispositifs de surveillance de NO, NO2 etO2 pour les seuils d'alerte minimaux et maximaux. o Utilisation des systèmes d'administration de secours. o Procédures pour le remplacement adapté des bouteilles de gaz et de purge du système o Vérification des dispositifs d'alarme en cas de défaillance ou dysfonctionnement du système. o Etalonnage des dispositifs de surveillance et d'alarmes. o Procédures de vérifications et procédures de maintenances mensuelles du système. Evaluation de la réponse au traitement L'absence de réponse au traitement par monoxyde d'azote peut être observée chez certains nouveau-nés de plus de 34 semaines d'âge gestationnel présentant une détresse respiratoire hypoxémiante associée à des signes cliniques ou échocardiographiques d'hypertension artérielle pulmonaire. Selon les critères de réponse clinique prédéfinis, la proportion de non-répondeurs varie entre 30 et 45%. Les indicateurs classiques de réponse clinique sont notamment une augmentation de 20% de l'index d'oxygénation et/ou une réduction de 20% de la pression artérielle pulmonaire. Chez les nouveau-nés avec syndrome d'inhalation méconiale, l'effet sur l'oxygénation est réduit. Par ailleurs, l'efficacité de l'administration de monoxyde d'azote en inhalation chez les patients atteints de hernie diaphragmatique congénitale n'a pas été établie lors des essais cliniques. Si la réponse clinique après 4 à 6heures d'administration de NOXAP reste insuffisante, les points suivants sont à prendre en considération: · L'absence d'amélioration ou la dégradation de l'état clinique doivent faire envisager le recours à l'oxygénation par circulation extracorporelle si cette option est accessible et que le cas clinique répond aux critères de ses indications. Un index d'oxygénation (>20) ou un gradient d'oxygène alvéolaire-artériel (AaO2>600) qui demeurent élevés en permanence après 4heures de traitement par inhalation de NO indiquent la nécessité d'une oxygénation par circulation extracorporelle en urgence. En cas d'absence de réponse au traitement par NOXAP, le traitement sera interrompu progressivement en évitant tout arrêt brutal qui peut être à l'origine d'une augmentation de la pression artérielle pulmonaire (PAP) et/ou une détérioration de l'oxygénation sanguine (diminution de la pression partielle en oxygène dans le sang artériel PaO2). Ces effets peuvent également survenir spontanément chez les nouveau-nés dont l'état clinique n'a pas été amélioré par l'administration du monoxyde d'azote. L'arrêt du traitement par le monoxyde d'azote devra toujours se faire de façon progressive selon les recommandations pour le sevrage (voir chapitre Sevrage, rubrique Posologie et mode d'administration Posologie et mode d'administration). · En cas de transfert du nouveau-né traité par monoxyde d'azote inhalé vers un autre centre de soins, il conviendra de s'assurer du maintien d'une administration continue de monoxyde d'azote inhalé durant le transport afin d'éviter toute aggravation de l'état clinique qui pourrait être la conséquence d'une interruption brutale du monoxyde d'azote. Surveillance de la fonction cardiaque En cas de communication interventriculaire ou interauriculaire, l'inhalation de NOXAP peut entrainer une augmentation du flux sanguin au niveau du shunt gauche-droit consécutive à l'effet vasodilatateur pulmonaire du monoxyde d'azote. L'augmentation du débit sanguin pulmonaire chez les sujets présentant une défaillance ventriculaire gauche peut entrainer une insuffisance cardiaque et un oedème aigu du poumon. La surveillance attentive du débit cardiaque, de la pression intra-auriculaire gauche et de la pression capillaire pulmonaire est indispensable dans ces situations. Il est par conséquent recommandé de réaliser, avant l'administration du monoxyde d'azote, un cathétérisme de l'artère pulmonaire ou une échocardiographie-doppler cardiaque. Surveillance de l'hémostase Des tests réalisés chez l'animal ont montré que le NO est susceptible d'interférer sur l'hémostase et d'induire une augmentation du temps de saignement. Chez l'homme, les données disponibles chez l'adulte sont contradictoires et il n'a pas été observé d'augmentation significative de la fréquence de complications hémorragiques lors des études randomisées et contrôlées conduites chez les nouveau-nés. La surveillance de l'hémostase avec mesure du temps de saignement est recommandée lors de l'administration de NOXAP pendant plus de 24heures chez des sujets présentant des anomalies fonctionnelles ou numériques des plaquettes, un déficit en facteurs de la coagulation ou un traitement anticoagulant. Retourner au sommaire

Effets indésirables :

Les effets indésirables connus sont classées par systèmes d'organes. Une classification basée sur la fréquence de survenue est difficilement possible en raison de l'absence d'étude clinique conduite dans cet objectif. Lorsque les données de la littérature ont permis une estimation raisonnable des fréquences des effets indésirables, celles-ci sont précisées ci-après. Définition des classes de fréquence: très fréquent (>1/10); fréquent (≥1/100 à <1/10); peu fréquent (≥1/1.000 à <1/100), rare (≥1/10.000 à <1/1.000); très rare (<1/10.000), inconnu (impossible à estimer sur la base des données disponibles). Pour chaque classe de fréquence, les effets indésirables sont présentés par ordre décroissant de sévérité. Troubles hématologiques et du système lymphatique Méthémoglobinémie: La formation de méthémoglobine est dose dépendante et constitue un effet indésirable fréquent avec des doses élevées de monoxyde d'azote par voie inhalée. Des taux sanguins élevés de méthémoglobine peuvent entrainer une hypoxie tissulaire. Avec des doses de monoxyde d'azote inhalées inférieures à 20 ppm, la formation de méthémoglobine dépasse rarement 5% (1/10 000). Néanmoins, l'activité de la MetHb réductase est réduite dans la population pédiatrique, ce qui expose les nouveau-nés traités à un risque de méthémoglobinémie. Hémostase: des études précliniques menées chez l'animal et in vitro ont mis en évidence un effet du monoxyde d'azote sur l'agrégation plaquettaire. Les études cliniques menées chez l'être humain ont fourni des résultats contradictoires; néanmoins, les études cliniques contrôlées réalisées chez les nouveau-nés n'ont pas mis en évidence de différence significative entre le groupe témoin et le groupe traité en termes de complications hémorragiques. Troubles généraux et anomalies au site d'administration: Absence de réponse clinique: le taux de patients non répondeurs au traitement varie entre 30 à 45% des cas. Formation de NO2: En présence d'oxygène (O2), le monoxyde d'azote s'oxyde rapidement en dioxyde d'azote (NO2) lorsque la concentration en monoxyde d'azote est élevée. La réaction est plus lente aux concentrations préconisées pour la thérapeutique par voie inhalée. Chez l'animal recevant des concentrations élevées de NO2 (>10ppm) ont été observés un oedème pulmonaire, des hémorragies intra-alvéolaires, une altération du surfactant pulmonaire, une hyperplasie des cellules de la membrane alvéolaire, l'apparition de dépôts intra-alvéolaires de fibrine, une accumulation de neutrophiles et de macrophages avec décès dans certains cas. Après inhalation prolongée de NO2 sont apparues une dégénérescence des cellules interstitielles pulmonaires et des lésions emphysémateuses modérées. Chez l'homme, l'inhalation de 2ppm de NO2 entraine des lésions alvéolaires et une augmentation de la réactivité bronchique. Il n'a pas été rapporté d'augmentation significative de la concentration en NO2 avec des doses thérapeutiques faibles (< 20 ppm) de NO administré par voie inhalée, ni de signes évocateurs d'une toxicité induite par le NO2 au cours de la plupart des études cliniques; cette complication était observée avec une très rare fréquence (<1/10.000). La concentration en NO2 dans le gaz inspiré doit toujours restée aussi faible que possible sans jamais dépasser 0,5ppm. Effet «rebond»: l'interruption brutal du traitement par monoxyde d'azote inhalé entraine le plus fréquemment (>1/10) un effet rebond immédiatement après l'arrêt de l'administration. Il se manifeste notamment par une vasoconstriction pulmonaire et une hypoxémie pouvant évoluer vers le collapsus cardiorespiratoire. Après une période de traitement prolongée par le monoxyde d'azote inhalé, l'interruption de l'administration induit dans tous les cas une hypertension pulmonaire transitoire pendant environ une heure. En pratique clinique, après inhalation pendant 10 à 30 heures de monoxyde d'azote, des symptômes évocateurs d'effet rebond, notamment une diminution de la saturation artérielle en oxygène d'intensité variable, sont rapportés chez environ 75% des sujets. Dans environ un tiers des cas, apparait une instabilité hémodynamique. La réduction de la PaO2 est d'autant plus marquée que la concentration en NO inhalé était élevée. Le maintien d'un pallier à une concentration du monoxyde d'azote de 1 ppm préalablement à l'arrêt total du traitement semble atténuer l'intensité de la réduction de la PaO2 induite par l'interruption de l'administration. Effets indésirables à long terme: les études cliniques contrôlées réalisées ne rapportent pas d'effets indésirables ayant nécessité une ré-hospitalisation ou une consultation médicale spécifique, de maladies pulmonaires ou d'atteintes neurologiques séquellaires imputables au traitement par monoxyde d'azote survenant après l'arrêt du traitement. Retourner au sommaire

Principaux médicaments à ne pas mélanger avec

Oxygène: en présence d'oxygène, le monoxyde d'azote est rapidement oxydé pour former des dérivés nitrés toxiques pour l'épithélium bronchique et la membrane alvéolo-capillaire. Le dioxyde d'azote (NO2) est le principal composé formé. Au cours d'un traitement par monoxyde d'azote par voie inhalée avec des doses inférieures à 20ppm la concentration en NO2 reste normalement inférieure à 0,5ppm. S'il advient au cours du traitement que la concentration en NO2 dépasse 1 ppm, la dose de monoxyde d'azote devra être immédiatement réduite. Pour la surveillance de la concentration en NO2 se conformer aux recommandations figurant à la rubrique Posologie et mode d'administration. Produits dit «donneurs de NO»: il est possible que les produits donneurs de monoxyde d'azote, notamment le nitroprussiate de sodium et la nitroglycérine, potentialisent le risque de méthémoglobinémie. La formation de méthémoglobine est augmentée lors de l'administration concomitante de monoxyde d'azote avec des médicaments méthémoglobinisants (par exemple nitrates alkylés, sulfamides et prilocaïne). Par conséquent, la prudence est requise lors de l'administration au cours d'un traitement par le monoxyde d'azote inhalé de médicaments ayant une action méthémoglobinisante. Une action synergique a été décrite lors de l'administration de vasoconstricteurs (almitrine, phényléphrine), de prostacyclines et d'inhibiteurs des phosphodiestérases sans augmentation significative des effets indésirables. Il n'a pas été rapporté d'interaction médicamenteuse lors de l'utilisation de la tolazoline, de la dopamine, de la dobutamine, de la noradrénaline, des stéroïdes et des surfactants exogènes au cours d'un traitement par monoxyde d'azote inhalé. Des travaux expérimentaux suggèrent que le monoxyde d'azote, ainsi que le dioxyde d'azote, peuvent réagir chimiquement avec le surfactant et/ou les protéines du surfactant, cela sans conséquence clinique démontrée. Aucune étude spécifique contrôlée d'interactions n'a été conduite, mais lors des essais cliniques menées en ambulatoire chez des patients recevant du monoxyde d'azote au long cours, il n'a pas été décrit d'interaction avec l'alimentation. Retourner au sommaire

Voici la liste des médicaments équivalents non génériques:


NOXAP 200 PPM M/MOLE BOUT 10L ® NOXAP 200 PPM M/MOLE BOUT 10L ® NOXAP 200 PPM M/MOLE BOUT 10L ®
NOXAP 200 PPM M/MOLE BOUT 10L ® NOXAP 200 PPM M/MOLE BOUT 10L ® NOXAP 200 PPM M/MOLE BOUT 10L ®
NOXAP 200 PPM M/MOLE BOUT 10L ® NOXAP 200 PPM M/MOLE BOUT 10L ® NOXAP 200 PPM M/MOLE BOUT 10L ®
NOXAP 200 PPM M/MOLE BOUT 10L ® NOXAP 200PPM M/MOLE BOUT 20L ® NOXAP 200PPM M/MOLE BOUT 20L ®
NOXAP 200PPM M/MOLE BOUT 20L ® NOXAP 200PPM M/MOLE BOUT 20L ® NOXAP 200PPM M/MOLE BOUT 20L ®
NOXAP 200PPM M/MOLE BOUT 20L ® NOXAP 200PPM M/MOLE BOUT 20L ® NOXAP 200PPM M/MOLE BOUT 20L ®
NOXAP 200PPM M/MOLE BOUT 20L ® NOXAP 200PPM M/MOLE BOUT 20L ® NOXAP 200PPM M/MOLE BOUT 5L ®
NOXAP 200PPM M/MOLE BOUT 5L ® NOXAP 200PPM M/MOLE BOUT 5L ® NOXAP 200PPM M/MOLE BOUT 5L ®
NOXAP 200PPM M/MOLE BOUT 5L ® NOXAP 200PPM M/MOLE BOUT 5L ® NOXAP 200PPM M/MOLE BOUT 5L ®
NOXAP 200PPM M/MOLE BOUT 5L ® NOXAP 200PPM M/MOLE BOUT 5L ® NOXAP 200PPM M/MOLE BOUT 5L ®
NOXAP 800PPM M/MOLE BOUT 10L ® NOXAP 800PPM M/MOLE BOUT 10L ® NOXAP 800PPM M/MOLE BOUT 10L ®
NOXAP 800PPM M/MOLE BOUT 10L ® NOXAP 800PPM M/MOLE BOUT 10L ® NOXAP 800PPM M/MOLE BOUT 10L ®
NOXAP 800PPM M/MOLE BOUT 10L ® NOXAP 800PPM M/MOLE BOUT 10L ® NOXAP 800PPM M/MOLE BOUT 10L ®
NOXAP 800PPM M/MOLE BOUT 10L ® NOXAP 800PPM M/MOLE BOUT 5L ® NOXAP 800PPM M/MOLE BOUT 5L ®
NOXAP 800PPM M/MOLE BOUT 5L ® NOXAP 800PPM M/MOLE BOUT 5L ® NOXAP 800PPM M/MOLE BOUT 5L ®
NOXAP 800PPM M/MOLE BOUT 5L ® NOXAP 800PPM M/MOLE BOUT 5L ® NOXAP 800PPM M/MOLE BOUT 5L ®
NOXAP 800PPM M/MOLE BOUT 5L ® NOXAP 800PPM M/MOLE BOUT 5L ®

Voici la liste des médicaments équivalents génériques :


Aucun équivalent générique n'a été trouvé ! Retourner au sommaire

Générique :

Non

Forme :

Gaz médicinal comprimé Retourner au sommaire

Conditionnement :

Bouteille en aluminium de 20 Litres Retourner au sommaire

Pictogramme :

Pour la reprise de la conduite, demandez l'avis d'un médecin. Retourner au sommaire

Pharmacocinétique :

La pharmacocinétique du monoxyde d'azote a été étudiée chez l'adulte. Dans la branche inspiratoire du circuit de ventilation, le monoxyde d'azote (NO) réagit avec l'oxygène du mélange gazeux pour former du dioxyde d'azote (NO2), dérivé toxique. Administré en inhalation, le monoxyde d'azote diffuse par voie systémique. La majeure partie traverse la barrière alvéolo-capillaire et se fixe à l'hémoglobine dont la saturation en oxygène se situe entre 60 et 100%. A ce taux de saturation en oxygène, le monoxyde d'azote se combine principalement à l'oxyhémoglobine pour former de la méthémoglobine et des nitrates. Lorsque la saturation en oxygène est faible, le monoxyde d'azote peut se combiner à la désoxyhémoglobine pour former un composé intermédiaire, la nitrosylhémoglobine, qui se dégrade en oxydes d'azote et en méthémoglobine au contact de l'oxygène. Dans le poumon, le monoxyde d'azote peut réagir avec l'eau et l'oxygène pour former du dioxyde d'azote et des nitrates, lesquels réagissent avec l'oxyhémoglobine pour former de la méthémoglobine et des nitrates. Ainsi, les principaux métabolites du monoxyde d'azote retrouvés dans la circulation systémique sont la méthémoglobine et les nitrates. La formation de méthémoglobine est fonction du temps d'exposition et de la concentration en monoxyde d'azote. La méthémoglobine augmente dans les 8premières heures après la mise en route du traitement. Des taux de méthémoglobine >7% ont été observés chez des patients ayant reçu de fortes doses de NO (80ppm). Les nitrates sont éliminés en majorité dans les urines où ils sont retrouvés à des taux correspondant à 70 % de la dose inhalée. La vitesse d'élimination urinaire des nitrates correspond au taux de filtration glomérulaire.

Avertissement

Le guide des médicaments a pour seul objet de vous informer sur les caractéristiques des médicaments mais ne peut être utilisé pour l'établissement d'un diagnostic ou l'instauration d'un traitement. Seul votre médecin est habiltié à mettre en oeuvre un traitement adpapté à votre cas personnel.

Sources : Banque Claude Bernard

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