LYMPHOGLOBULINE 20MG/ML FL 5ML 1 ®

Publicité

Présentation

Dénomination commune internationale DCI : LYMPHOGLOBULINE ®
Classe(s) thérapeutique(s) : Cancérologie et hématologie
Principes actifs : Immunoglobuline équine anti-thymocytes humains 20 mg
Faut-il une ordonnance :   oui
Prix de vente : 0 €
Taux de remboursement : 0 %
Laboratoire : GENZYME EUROPE BV ®
Code cip : 3291759

Indications :

- Immunosuppression en transplantation : prévention et traitement du rejet de greffe.
- Hématologie : traitement de l'aplasie médullaire.
Retourner au sommaire

Posologie :

20 mg/ml
Posologie :
Le produit est habituellement utilisé dans le cadre d'un protocole thérapeutique associant plusieurs immunosuppresseurs.
Le schéma posologique dépend de l'indication proposée.
- Immunosuppression en transplantation :
. Prévention du rejet de greffe :
10 mg/kg/jour pendant 10 jours. De façon exceptionnelle, les patients peuvent être traités moins de 10 jours ou jusqu'à 21 jours.
Il est recommandé de débuter le traitement le jour de la transplantation. Le traitement peut être interrompu sans diminution préalable de la dose.
. Traitement du rejet de greffe :
10 à 20 mg/kg/jour jusqu'à disparition des signes cliniques et biologiques.
- Hématologie :
Traitement de l'aplasie médullaire :
15 mg/kg/jour de J1 à J5.
Le traitement sera associé à 1 mg/kg/jour de Méthylprednisolone de J1 à J14 en diminuant progressivement jusqu'à J28 et à 5 mg/kg/jour de Ciclosporine en adaptant cette dose aux taux sanguins de J1 à J112.
En cas de rechute et de l'absence de réaction anaphylactique, il est possible de refaire une ou plusieurs cures d'Immunoglobuline équine anti-thymocytes humains.
- Utilisation chez l'enfant :
Les posologies habituellement utilisées sont identiques à celles de l'adulte.
Mode d'administration :
Administrer par voie intraveineuse dans une veine volumineuse à gros débit et dans les conditions suivantes :
- injecter par voie intraveineuse un antihistaminique et un corticoïde une heure avant les premières perfusions ;
- diluer LYMPHOGLOBULINE dans un soluté isotonique de chlorure de sodium (0,9%) ou de glucose (5%) de façon à obtenir un volume total de perfusion de 50 à 500 ml ;
- la perfusion ne devra pas dépasser 10 ml/heure pendant la première heure ;
- adapter la vitesse de la perfusion de façon à ce que la durée totale de la perfusion soit au minimum de 4 heures. Il est conseillé de réaliser la perfusion en 8 à 12 heures.
Retourner au sommaire

Contre-Indications :

- Infection sévère non contrôlée contre-indiquant l'introduction ou la majoration du traitement immunosuppresseur.
- Allergie connue aux protéines équines ou à l'un des composants de la préparation.
- L'innocuité des immunoglobulines équines anti-thymocytes humains au cours de la grossesse ou de l'allaitement n'a pas été établie. Par conséquent, l'immunoglobuline équine anti-thymocytes humains ne sera pas prescrite au cours de l'allaitement ou de la grossesse.

Retourner au sommaire

Grossesse-allaitement :

L'innocuité des immunoglobulines équines anti-thymocytes humains au cours de la grossesse ou de l'allaitement n'a pas été établie.
Par conséquent, l'immunoglobuline équine anti-thymocytes humains ne sera pas prescrite au cours de l'allaitement ou de la grossesse.
Retourner au sommaire

Ce médicament est-il dangereux au volant ?

Sans objet.
Retourner au sommaire

Précautions d'emploi :

- LYMPHOGLOBULINE doit toujours être utilisée sous surveillance médicale stricte en milieu hospitalier spécialisé.
- Certaines mises en garde et précautions d'emploi doivent être observées avec soin pour prévenir la survenue, limiter l'intensité ou favoriser la régression des réactions indésirables signalées au paragraphe effets indésirables.
. Certaines réactions indésirables, comme le "syndrome de la première dose" par libération de cytokines, peuvent être liées à une vitesse d'administration excessive. La vitesse de perfusion recommandée au paragraphe posologie et mode d'administration doit être rigoureusement respectée. Les patients doivent être attentivement surveillés pendant toute la durée de la perfusion et particulièrement pendant la première heure qui devra se faire à un débit moindre (voir posologie et mode d'administration). Une prémédication par corticostéroïdes est indispensable pour prévenir ces manifestations ou limiter leur intensité.
. En cas de réactions allergiques, l'administration doit être immédiatement et définitivement arrêtée. En cas de choc anaphylactique, le traitement symptomatique de cet état devra être instauré immédiatement. Le matériel de réanimation doit être disponible à proximité du malade.
. A cause du risque de maladie sérique, les patients, ne nécessitant pas un traitement corticostéroïde de maintenance, recevront une corticothérapie orale débutée après la dernière perfusion de LYMPHOGLOBULINE pour prévenir la maladie sérique ou limiter son intensité. En l'absence de signes de maladie sérique, la corticothérapie sera poursuivie pendant 10 jours puis arrêtée progressivement en 7 à 10 jours.
- La survenue d'une maladie sérique doit conduire à suspendre définitivement le traitement par LYMPHOGLOBULINE. Il est alors possible de compléter la cure en utilisant des immunoglobulines de lapin anti-thymocytes humains.
- Le risque de neutropénie et thrombopénie doit conduire à surveiller la Numération Formule Sanguine (NFS) pendant la période du traitement puis dans les 2 semaines suivant son arrêt.
- En transplantation d'organe les règles suivantes doivent être observées :
. la survenue d'une thrombopénie modérée (< 80 x 10puissance9/L) ou d'une neutropénie modérée (< 2,5 x 10puissance9/L) fait recommander une réduction de la posologie et une surveillance attentive de la NFS jusqu'à normalisation de ces paramètres ;
. la survenue d'une thrombopénie sévère (< 50 x10 puissance9/L) ou d'une neutropénie sévère (< 1,5 x 10puissance9/L) doit conduire à l'interruption du traitement. LYMPHOGLOBULINE pourra être réintroduite après normalisation des anomalies hématologiques, en fonction du contexte clinique.
- Chez l'aplasique, les besoins en plaquettes peuvent être majorés conduisant à transfuser systématiquement les patients entre deux perfusions de LYMPHOGLOBULINE lorsque leur numération est < 50 x 10puissance9/L.
- A cause du risque infectieux, une prophylaxie dirigée contre le cytomégalovirus (CMV), le pneumocystis carinii et certaines infections fongiques doit être discutée. A défaut de prophylaxie, la surveillance systématique des infections à CMV par une technique sensible (antigénémie, amplification génique) doit être réalisée au moins une fois par semaine et à l'apparition de toute manifestation clinique suspectée, permettant d'instaurer un traitement antiviral précoce. La surveillance doit être maintenue plusieurs semaines après la fin du traitement par LYMPHOGLOBULINE.
Retourner au sommaire

Effets indésirables :

- Les réactions indésirables les plus fréquentes surviennent après la première ou la deuxième perfusion. Elles sont probablement liées à une activation transitoire des lymphocytes avec libération de cytokines. Ce "syndrome de la première dose" associe souvent fièvre, frissons, prurit et érythème, hyper- ou hypotension. La prémédication par corticostéroïdes et antihistaminiques et la diminution de la vitesse de perfusion préviennent ou atténuent cette réaction.
- Des réactions allergiques vraies peuvent être observées avec leurs manifestations cutanées ou respiratoires. Elles peuvent être sévères, à type de choc anaphylactique et/ou d'oedème laryngé avec hypotension sévère et/ou détresse respiratoire. Elles contre-indiquent, quelle que soit leur intensité, toute administration ultérieure du produit.
- Une réaction retardée à type de maladie sérique peut être observée 5 à 15 jours après l'initiation du traitement. Elle correspond à l'immunisation du patient contre les immunoglobulines équines, puis la formation et le dépôt de complexes immuns. Elle associe de façon variable une fièvre, un prurit et érythème, des arthralgies ou des myalgies. La baisse du complément dans le sérum est un signe en faveur du diagnostic. La prémédication par corticostéroïdes permet de prévenir sa survenue ou d'atténuer l'intensité des manifestations cliniques. L'évolution de la maladie sérique est favorable après arrêt du traitement. Un traitement par corticostéroïdes à forte dose permet de favoriser la disparition des signes cliniques.
- Une neutropénie ou une thrombopénie peut être déclenchée ou majorée par LYMPHOGLOBULINE. Ces anomalies sont liées à une réactivité croisée des immunoglobulines équines avec les éléments figurés du sang. Elles sont transitoires et sont rarement sévères ou responsables de manifestations cliniques. Leur intensité peut cependant justifier l'interruption définitive du traitement.
- L'immunosuppression induite par LYMPHOGLOBULNE peut favoriser l'apparition d'infections opportunistes et le développement d'un syndrome lymphoprolifératif qui surviennent au cours ou à la suite du traitement. L'association à d'autres immunosuppresseurs ou leur administration antérieure majore les risques.
Retourner au sommaire

Principaux médicaments à ne pas mélanger avec

- ASSOCIATIONS A PRENDRE EN COMPTE susceptibles de provoquer une immunosuppression excessive, avec risque d'infection opportuniste ou de syndrome lymphoprolifératif : tout autre médicament immunosuppresseur, en particulier un inhibiteur de la synthèse des cytokines (ciclosporine, tacrolimus) ou un inhibiteur de la synthèse de l'ADN (azathioprine, mycophénolate mofétil).
- Vaccins vivants atténués : risque de maladie vaccinale généralisée, éventuellement mortelle.
- Tests ELISA utilisant des immunoglobulines équines : risque d'interférence.
Retourner au sommaire

Voici la liste des médicaments équivalents non génériques:


Aucun équivalent non générique n'a été trouvé !

Voici la liste des médicaments équivalents génériques :


Aucun équivalent générique n'a été trouvé ! Retourner au sommaire

Générique :

Non

Forme :

Solution pour perfusion Retourner au sommaire

Conditionnement :

Boîte de 1 Flacon de 5 ml Retourner au sommaire

Pictogramme :

Pour la reprise de la conduite, demandez l'avis d'un médecin. Retourner au sommaire

Pharmacocinétique :

- La concentration maximale observée chez des transplantés rénaux ayant reçu LYMPHOGLOBULNE en prévention du rejet, atteint en moyenne 225,5 +/- 104,7 mg/L. La demi-vie moyenne d'élimination du produit est de 28 +/- 12 jours, le volume de distribution moyen de 4,6 +/- 2,2 L, correspondant au double du volume plasmatique, et la clairance de 0,14 +/- 0,09 L/jour.
- L'immunisation contre les immunoglobulines équines est très inconstante, au moins chez l'adulte, lorsque LYMPHOGLOBULINE est administrée en association avec plusieurs autres immunosuppresseurs.


Avertissement

Le guide des médicaments a pour seul objet de vous informer sur les caractéristiques des médicaments mais ne peut être utilisé pour l'établissement d'un diagnostic ou l'instauration d'un traitement. Seul votre médecin est habiltié à mettre en oeuvre un traitement adpapté à votre cas personnel.

Sources : Banque Claude Bernard

Je souscris à la newsletter Médisite à la Une

Voir un exemple
Publicité
Jouez et gagnez un an d'hydratation avec Salvetat

Avec Planet Régime