Présentation
Dénomination commune internationale DCI : EXJADE ®
Classe(s) thérapeutique(s) :
Toxicologie
Principes actifs : Déférasirox 500 mg
Faut-il une ordonnance :
oui
Prix de vente : 768.4 €
Taux de remboursement : 65 %
Laboratoire : NOVARTIS EUROPHARM LTD ®
Code cip : 3769557
Indications :
EXJADE est indiqué dans le traitement de la surcharge en fer chronique secondaire à des transfusions sanguines fréquentes (≥ 7 ml/kg/mois de concentrés érythrocytaires) chez les patients de 6 ans et plus qui présentent une bétâ-thalassémie majeure.
EXJADE est aussi indiqué dans le traitement de la surcharge en fer chronique secondaire à des transfusions sanguines lorsque le traitement par la déféroxamine est contre-indiqué ou inadapté chez les groupes de patients suivants :
- les patients présentant d'autres anémies,
- les patients âgés de 2 à 5 ans,
- les patients présentant une bétâ-thalassémie majeure avec une surcharge en fer chronique secondaire des transfusions sanguines peu fréquentes (< 7 ml/kg/mois de concentrés érythrocytaires).
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Posologie :
500 mg
Le traitement par EXJADE doit être initié et conduit par des médecins expérimentés dans le traitement de la surcharge en fer post transfusionnelle. Il est recommandé que le traitement soit initié après la transfusion d'environ 20 unités de concentrés érythrocytaires (soit 100 ml/kg) ou lorsque le suivi clinique met en évidence la présence d'une surcharge en fer (par exemple ferritinémie >1 000 µg/l). Les doses (en mg/kg) doivent être calculées et arrondies au comprimé le plus proche.
Les objectifs du traitement chélateur du fer sont d'éliminer le fer apporté par les transfusions et si nécessaire de réduire la surcharge en fer existante.
Posologie
Dose initiale
La dose journalière initiale recommandée d'EXJADE est de 20 mg/kg de poids corporel.
Une dose initiale journalière de 30 mg/kg peut être envisagée pour les patients qui nécessitent une réduction de leur surcharge en fer et qui reçoivent plus de 14 ml/kg/mois de concentrés érythrocytaires (approximativement >4 unités/mois pour un adulte).
Une dose initiale journalière de 10 mg/kg peut être envisagée pour les patients qui ne nécessitent pas une réduction de leur surcharge en fer et qui reçoivent moins de 7 ml/kg/mois de concentrés érythrocytaires (approximativement <2 unités/mois pour un adulte). La réponse du patient doit être contrôlée et une augmentation de la dose devra être envisagée si une efficacité suffisante n'est pas obtenue (voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques).
Chez les patients déjà bien équilibrés avec un traitement par la déféroxamine, une dose initiale d'EXJADE qui est numériquement la moitié de celle de la déféroxamine pourra être envisagée (par exemple le traitement d'un patient par 40 mg/kg/jour de déféroxamine pendant 5 jours par semaine (ou équivalent) pourra être substitué par une dose initiale d'EXJADE de 20 mg/kg/j). Lorsque la dose journalière résultante est de moins de 20 mg/kg/j, la réponse du patient devra être contrôlée et une augmentation de la dose devra être envisagée si une efficacité suffisante n'a pas été obtenue (voir section Propriétés pharmacodynamiques).
Dose d'entretien :
Il est recommandé de contrôler la ferritinémie tous les mois et d'ajuster la dose d'EXJADE si nécessaire, tous les 3 à 6 mois en fonction des variations de la ferritinémie. Les ajustements de la dose doivent être réalisés par paliers de 5 à 10 mg/kg et doivent être adaptés à la réponse individuelle du patient et aux objectifs thérapeutiques (maintien ou réduction de la surcharge en fer). Chez les patients qui ne sont pas correctement contrôlés à des doses de 30 mg/kg (par exemple ferritinémie persistant au-dessus de 2500 µg/l et n'ayant pas tendance à diminuer avec le temps), des doses allant jusqu'à 40 mg/kg peuvent être envisagées. Les données d'efficacité et de sécurité d'emploi à long terme avec des doses d'EXJADE supérieures à 30 mg/kg sont actuellement limitées (264 patients suivis pendant un 1 an en moyenne après augmentation de dose). Si seulement un très faible contrôle de l'hémosidérose à des doses supérieures à 30 mg/kg est atteint, une autre augmentation (jusqu'à un maximum de 40 mg/kg) pourrait ne pas entraîner un contrôle satisfaisant et d'autres options thérapeutiques devront donc être envisagées. Si un contrôle satisfaisant n'est pas atteint à des doses supérieures à 30 mg/kg, un traitement à de telles doses ne devra pas être maintenu et d'autres options thérapeutiques devront être envisagées quand cela sera possible. Les doses supérieures à 40 mg/kg sont déconseillées car l'expérience avec des doses supérieures à cette valeur est limitée.
Chez les patients traités à des doses supérieures à 30 mg/kg, des réductions de dose par paliers de 5 à 10 mg/kg devront être envisagées quand le contrôle a été atteint (par exemple, ferritinémie persistant au-dessous de 2500 µg/l et ayant tendance à diminuer avec le temps). Chez les patients pour lesquels la ferritinémie a atteint son objectif (habituellement entre 500 et 1000 µg/l), des réductions de dose par paliers de 5 à 10 mg/kg devront être envisagées afin de maintenir la ferritinémie dans ces valeurs cibles. Si la ferritinémie chute de façon persistante en dessous de 500 µg/l, l'interruption du traitement doit être envisagée (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).
Sujets âgés (≥ à 65 ans)
Les recommandations sur la posologie sont les mêmes que celles décrites ci-dessus. Dans les études cliniques, la fréquence des effets indésirables a été plus élevée chez les sujets âgés que chez les sujets plus jeunes (en particulier, les diarrhées). Une surveillance attentive des événements indésirables nécessitant un ajustement de la dose est nécessaire chez ces patients.
Population pédiatrique
Les recommandations sur la posologie chez l'enfant âgé de 2 à 17 ans sont les mêmes que chez l'adulte. L'évolution du poids au cours du temps chez l'enfant doit être prise en considération dans le calcul de la dose. Chez les enfants âgés de 2 à 5 ans, l'exposition est plus faible que chez l'adulte (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques). Ce groupe d'âge peut nécessiter des doses plus élevées que celles nécessaires chez l'adulte. Toutefois, la dose initiale devra être la même que celle de l'adulte, elle sera adaptée ensuite individuellement.
La sécurité et l'efficacité d'EXJADE chez les enfants âgés de 0 à 23 mois n'ont pas encore été établies.
Patients avec insuffisance rénale
EXJADE n'a pas été étudié chez les patients ayant une insuffisance rénale et il est contre-indiqué chez les patients présentant une clairance de la créatinine inférieure à 60 ml/min (voir rubrique Contre-indications et Mises en garde et précautions d'emploi).
Patients avec insuffisance hépatique
EXJADE n'a pas été étudié chez les patients ayant une insuffisance hépatique et doit être utilisé avec précautions chez ces patients. Les recommandations sur la posologie chez ces patients sont les mêmes que celles décrites ci-dessus. La fonction hépatique devra être contrôlée chez tous les patients avant traitement, toutes les 2 semaines pendant le premier mois, puis tous les mois (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).
Mode d'administration
Par voie orale.
EXJADE doit être pris une fois par jour, à jeun, au moins 30 minutes avant de prendre un repas, de préférence à la même heure tous les jours (voir rubriques Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions et Propriétés pharmacocinétiques). Les comprimés doivent être complètement dissous en les mélangeant dans un verre d'eau, de jus d'orange ou de jus de pomme (100 ml à 200 ml) jusqu'à l'obtention d'une suspension fine. Après avoir bu la suspension, toute quantité restante doit être remise en suspension avec un peu d'eau ou de jus de fruit puis avalée. Les comprimés ne doivent pas être mâchés ni avalés tels que (voir rubrique Incompatibilités).
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Contre-Indications :
Hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients.
L'association à d'autres traitements chélateurs du fer car la tolérance de ces associations n'a pas été étudiée (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).
Patients présentant une clairance de la créatinine estimée inférieure à 60 ml/min.
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Grossesse-allaitement :
Grossesse
Pour le déférasirox, il n'existe pas de données sur l'utilisation de ce médicament chez la femme enceinte. Des études effectuées chez l'animal ont mis en évidence une toxicité sur la reproduction à des doses maternotoxiques (voir rubrique Données de sécurité précliniques). Le risque potentiel en clinique n'est pas connu.
Par précaution, il est recommandé de ne pas utiliser EXJADE à moins d'une nécessité absolue.
Allaitement
Dans les études chez l'animal, le déférasirox est rapidement excrété et en quantité importante dans le lait maternel. Aucun effet n'a cependant été noté chez les descendants. On ne sait pas si le déférasirox est excrété dans le lait maternel de la femme. La prise d'EXJADE au cours de l'allaitement n'est pas recommandée.
Fécondité
Aucune donnée sur la fertilité n'est disponible chez l'homme. Chez l'animal, aucun effet indésirable n'a été mis en évidence sur la fertilité chez le mâle et la femelle.
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Ce médicament est-il dangereux au volant ?
Les effets d'EXJADE sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines n'ont pas été étudiés. Les patients souffrant d'effets indésirables peu fréquents tels que les vertiges doivent faire preuve de prudence lors de la conduite de véhicules ou de l'utilisation de machines (voir rubrique Effets indésirables).
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Précautions d'emploi :
Fonction rénale :
EXJADE a été étudié uniquement chez les patients présentant des valeurs initiales de la créatininémie dans les limites de la normale en fonction de l'âge.
Au cours des essais cliniques, des augmentations de plus de 33% de la créatininémie, obtenues au moins à deux occasions successives, parfois au dessus de la limite supérieure de la normale, ont été observées chez 36% des patients. Elles étaient dose-dépendantes. Chez environ deux tiers des patients qui ont eu une augmentation de la créatininémie, un retour à un niveau inférieur à 33% est observé sans ajustement de la dose. Chez le tiers restant, l'augmentation de la créatininémie n'a pas toujours répondu à une réduction de dose ou à une interruption du traitement. Des cas d'insuffisance rénale aiguë ont été rapportés depuis la commercialisation d'EXJADE (voir rubrique Effets indésirables). Dans certains cas, la détérioration de la fonction rénale a conduit à une insuffisance rénale nécessitant une dialyse temporaire ou permanente.
Les raisons des augmentations de la créatininémie n'ont pas été élucidées. Il faut donc particulièrement faire attention au contrôle de la créatininémie chez les patients qui reçoivent de façon concomitante des médicaments qui altèrent la fonction rénale et chez les patients qui reçoivent de fortes doses d'EXJADE et/ou de faibles quantités de transfusions (<7 ml/kg/mois de concentrés érythrocytaires ou <2 unités/mois pour un adulte). Alors que dans les essais cliniques, il n'a pas été observé d'augmentation des évènements indésirables rénaux après augmentation à des doses supérieures à 30 mg/kg, une augmentation du risque d'événements indésirables rénaux avec des doses d'EXJADE supérieures à 30 mg/kg ne peut être exclue.
Il est recommandé de mesurer la créatininémie à deux reprises avant l'initiation du traitement. La créatininémie et la clairance de la créatinine (estimée avec la formule de Cockcroft-Gault ou la formule MDRD chez l'adulte et la formule de Schwartz chez l'enfant) et/ou les taux plasmatiques de cystatine C doivent être contrôlés chaque semaine le premier mois après initiation ou
modification du traitement avec EXJADE, puis chaque mois. Les patients présentant des anomalies rénales pré existantes et les patients recevant un traitement médical néphrotoxique peuvent présenter plus de risques de complications. Une attention particuliére devra être apportée chez les patients présentant des diarrhées ou des vomissements afin d'assurer une hydratation suffisante.
Chez les patients adultes, la dose journalière peut être diminuée de 10 mg/kg s'il est observé une augmentation de la créatininémie supérieure à 33% de la valeur moyenne des mesures effectuées avant traitement à deux visites successives et une diminution de la clairance de la créatinine estimée en dessous de la limite inférieure de la normale (<90 ml/min) qui ne peut être attribuée à toutes autres causes (voir rubrique Posologie et mode d'administration). Chez les patients pédiatriques, la dose peut être diminuée de 10 mg/kg si la clairance de la créatinine estimée diminue en dessous de la limite inférieure de la normale (<90 ml/min) et/ou les taux de la créatininémie augmentent au delà de la limite supérieure de la normale en fonction de l'âge, à deux visites successives.
Après une réduction de la dose, chez les patients adultes et enfants, le traitement devra être interrompu s'il est observé une augmentation de la créatininémie supérieure à 33% et/ou la clairance de la créatinine estimée chute en dessous de la limite inférieure de la normale. Le traitement peut être repris en fonction de la situation clinique individuelle.
Des tubulopathies rénales ont été principalement rapportées chez des enfants et des adolescents présentant une béta-thalassémie traités par EXJADE. La protéinurie devra être mesurée chaque mois. Des marqueurs complémentaires de la fonction tubulaire rénale pourront aussi être mesurés si nécessaire (pour surveiller par exemple, la glycosurie des patients non-diabétiques et les faibles taux de la kaliémie, la phosphatémie, la magnésémie ou l'urémie, la phosphaturie, l'aminoacidurie). Une réduction de dose ou une interruption du traitement pourra être envisagée si des anomalies des taux des marqueurs de la fonction tubulaire rénale persistent et/ou si cela est indiqué cliniquement.
Si malgré la réduction de dose ou l'interruption du traitement, la créatininémie reste significativement élevée et une anomalie persiste aussi sur d'autres marqueurs de la fonction rénale (par exemple protéinurie, syndrome de Fanconi), le patient devra être adressé à un néphrologue et des explorations supplémentaires spécifiques (telles que la biopsie rénale) pourront être envisagées.
Fonction hépatique :
Des élévations des tests de la fonction hépatique ont été observées chez des patients traités par EXJADE. Depuis la commercialisation d'EXJADE, des cas d'insuffisance hépatique, d'évolution parfois fatale, ont été rapportés chez des patients traités par EXJADE. Dans la plupart des cas, les patients présentaient des comorbidités significatives, dont une cirrhose hépatique et une défaillance multiviscérale. Le rôle d'EXJADE en tant que facteur contributif ou aggravant ne peut être exclu (voir rubrique Effets indésirables).
Il est recommandé de contrôler le taux de transaminases, de bilirubine et de phosphatases alcalines sériques avant le début du traitement, toutes les 2 semaines pendant le 1er mois puis une fois par mois. En cas d'élévation progressive et persistante des transaminases hépatiques ne pouvant être attribuée à d'autres causes, le traitement par EXJADE doit être arrêté. Lorsque l'origine des anomalies biologiques hépatiques a été clarifiée ou après la normalisation de ces examens une reprise du traitement peut être envisagée avec précaution à une dose plus faible suivie d'une augmentation progressive de dose.
EXJADE n'est pas recommandé chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère car cela n'a pas été étudié chez ces patients. Le traitement a été initié uniquement chez des patients avec une valeur de base des transaminases hépatiques jusqu'à 5 fois la limite supérieure de la normale (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques).
Chez les patients avec une courte espérance de vie (par exemple, en cas de syndromes
myelodysplasiques à risque élevé), particulièrement lorsque des co-morbidités peuvent augmenter le risque des événements indésirables, le bénéfice d'EXJADE peut être limité et se trouver inférieur aux risques. En conséquence, le traitement par EXJADE chez ces patients est déconseillé.
Des précautions devront être prises chez les patients âgés en raison d'une fréquence d'effets indésirables plus élevée (en particulier, les diarrhées).
Troubles gastro-intestinaux
Des ulcérations et des hémorragies gastro-intestinales hautes ont été rapportées chez des patients traités par EXJADE, y compris chez des enfants et des adolescents. Des ulcères multiples ont été observés chez certains patients (voir rubrique Effets indésirables). Il y a eu des cas rapportés d'hémorragies gastrointestinales d'évolution fatale, particulièrement chez des patients âgés qui présentaient des pathologies malignes hématologiques et/ou un faible taux de plaquettes. Les médecins et les patients doivent rester attentifs à tous signes et symptômes d'ulcérations et d'hémorragies gastro-intestinales pendant le traitement par EXJADE. Il convient d'instaurer rapidement une prise en charge des patients en cas de suspiscion d'un événement indésirable gastro-intestinal grave. La prudence est requise chez les patients qui reçoivent EXJADE en association à des substances connues pour leur potentiel ulcérogène, tels que les AINS, les corticoïdes ou les bisphosphonates oraux, chez les patients recevant des anticoagulants et chez les patients avec un taux de plaquettes en dessous de 50000/mm3 (50 x 109/l) (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).
Affections de la peau
Des rashs cutanés peuvent apparaître au cours du traitement par EXJADE. Dans la plupart des cas, ces rashs disparaissent spontanément. Lorsque l'interruption du traitement est nécessaire, il peut être repris après la résolution de l'éruption, à une dose plus faible suivie d'une augmentation progressive de dose. Dans les cas sévères, la reprise du traitement pourra être menée en association avec une corticothérapie de courte durée par voie orale.
Réactions d'hypersensibilité
Des cas de réactions sévères d'hypersensibilité (tels que anaphylaxie et angioedème) ont été rapportés chez des patients traités par EXJADE, le début de ces réactions survenant dans la majorité des cas au cours du premier mois de traitement (voir rubrique Effets indésirables). Si de telles réactions surviennent, EXJADE doit être interrompu et le patient doit faire l'objet d'une prise en charge médicale adaptée.
Troubles de la vision et de l'audition
Des troubles de l'audition (diminution de l'audition) et oculaires (opacification du cristallin) ont été rapportés (voir rubrique Effets indésirables). Un test de l'audition et un examen ophtalmologique (avec examen du fond d'oeil) sont recommandés avant de débuter un traitement par EXJADE, puis à intervalles réguliers (tous les 12 mois). En cas d'apparition de troubles au cours du traitement, une réduction de dose ou une interruption du traitement peut être envisagée.
Affections hématologiques
Des cas de leucopénie, thrombopénie ou pancytopénie ou une aggravation des cytopénies ont été rapportés chez des patients traités par EXJADE après sa commercialisation. La plupart de ces patients présentaient des troubles hématologiques préexistants qui sont fréquemment associés à une insuffisance médullaire. Cependant, un rôle contributif ou aggravant d'EXJADE ne peut pas être exclu. Une interruption du traitement doit être envisagée chez les patients qui développent une cytopénie inexpliquée.
Autres précautions
Il est recommandé de contrôler tous les mois la ferritinémie afin d'évaluer la réponse du patient au traitement (voir rubrique Posologie et mode d'administration). Si la ferritinémie chute de façon persistante en dessous de 500 µg/l, l'interruption du traitement doit être envisagée.
L'évolution des résultats de la créatininémie, de la ferritinémie et des transaminases sériques doit être évaluée régulièrement. Ces résultats doivent être rapportés dans le carnet patient fourni.
Dans une étude clinique, la croissance et le développement sexuel des enfants traités jusqu'à 5 ans par EXJADE n'ont pas été altérés. Toutefois, par mesure de prudence, dans le cadre de la prise en charge d'enfants avec une surcharge en fer post-transfusionnelle, le poids corporel, la taille et le développement sexuel des enfants doivent être contrôlés à intervalles réguliers (tous les 12 mois).
Un dysfonctionnement de la fonction cardiaque est l'une des complications connues de la surcharge en fer. La fonction cardiaque doit être contrôlée chez les patients ayant une surcharge en fer sévère au cours des traitements à long terme par EXJADE.
Chaque comprimé contient 136 mg de lactose. Ce médicament est contre-indiqué chez les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit en lactase de Lapp, un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose, ou une déficience sévère en lactase (maladies héréditaires rares).
L'utilisation concomitante de déférasirox avec des préparations antiacides contenant de l'aluminium n'est pas recommandée. L'utilisation concomitante de déférasirox avec le repaglinide (substrat du CYP2C8) ou avec des substrats du CYP1A2 à fenêtre thérapeutique étroite tels que la théophylline, la clozapine ou tizanidine, n'est pas recommandée (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).
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Effets indésirables :
Résumé du profil de sécurité
Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés au cours du traitement chronique par EXJADE chez des patients adultes et pédiatriques comprennent les troubles gastro-intestinaux chez environ 26% des patients (principalement nausées, vomissements, diarrhées, ou douleurs abdominales) et un rash cutané chez environ 7% des patients. Les diarrhées sont rapportées plus fréquemment chez les enfants âgés de 2 à 5 ans que chez les patients plus âgés. Ces réactions sont doses-dépendantes, essentiellement légères à modérées, généralement transitoires et pour la plupart résolutives même si le traitement est poursuivi.
Au cours des essais cliniques, des augmentations de plus de 33% de la créatininémie, obtenues au moins à deux occasions successives, parfois au dessus de la limite supérieure de la normale, ont été observées chez 36% des patients. Elles étaient dose-dépendantes. Chez environ deux tiers des patients qui ont eu une augmentation de la créatininémie, un retour à un niveau inférieur à 33% est observé sans ajustement de la dose. Chez le tiers restant, l'augmentation de la créatininémie n'a pas toujours répondu à une réduction de dose ou à une interruption du traitement. En effet, dans certains cas, seule une stabilisation des valeurs de la créatininémie a été observée après réduction de dose (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).
Des calculs biliaires et des troubles biliaires ont été rapportés chez environ 2% des patients. Des augmentations des transaminases hépatiques ont été rapportées comme effet indésirable chez 2% des patients. Des augmentations des transaminases supérieures à 10 fois la limite supérieure de la normale, suggérant une hépatite, ont été peu fréquentes (0,3%). Depuis la commercialisation d'EXJADE, des cas d'insuffisance hépatique, d'évolution parfois fatale ont été rapportés, particulièrement chez des patients avec une cirrhose du foie pré-existante (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi). Comme avec les autres traitements chélateurs du fer, une perte d'audition des hautes fréquences et des opacités du cristallin (cataracte précoce) ont été peu fréquemment observées chez les patients traités par EXJADE (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).
Tableau listant les effets indésirables
Les effets indésirables ci-dessous sont classés en utilisant la convention suivante : très fréquent (≥1/10) ; fréquent (≥1/100, <1/10) ; peu fréquent (≥1/1 000, <1/100) ; rare (≥1/10 000, <1/1 000) ; très rare (<1/10 000) ; fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles). Au sein de chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont présentés suivant un ordre décroissant de gravité.
Tableau1
Affections hématologiques et du système lymphatique
Fréquence
indéterminée :
Pancytopénie1, thrombopénie1
Affections du système immunitaire
Fréquence
indéterminée :
Réactions d'hypersensibilité (y compris anaphylaxie et angioedème)1
Affections psychiatriques
Peu fréquent :
Anxiété, troubles du sommeil
Affections du système nerveux
Fréquent :
Céphalées
Peu fréquent :
Vertiges
Affections oculaires
Peu fréquent :
Cataracte précoce, maculopathie
Affections de l'oreille et du labyrinthe
Peu fréquent :
Perte d'audition
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
Peu fréquent :
Douleurs pharyngolaryngées
Affections gastro-intestinales
Fréquent :
Diarrhées, constipation, vomissements, nausées, douleurs abdominales, ballonnements, dyspepsie
Peu fréquent :
Hémorragie digestives, ulcère gastrique (y compris ulcères multiples), ulcères duodénaux, gastrite
Rare :
Oesophagite
Affections hépatobiliaires
Fréquent :
Augmentation des transaminases
Peu fréquent :
Hépatite, lithiase biliaire
Fréquence
indéterminée :
Insuffisance hépatique1
Affections de la peau et du tissus sous-cutané
Fréquent :
Eruption cutanée, prurit
Peu fréquent :
Troubles de la pigmentation
Fréquence
indéterminée :
Vascularites leucocytoclastiques1, urticaire1, érythème polymorphe1,
alopécie1
Affections du rein et des voies urinaires
Très fréquent :
Augmentation de la créatininémie
Fréquent :
Protéinurie
Peu fréquent :
Tubulopathie rénale (syndrome de Fanconi acquis), glycosurie
Fréquence
indéterminée :
Insuffisance rénale aiguë1
Troubles généraux et anomalies au site d'administration
Peu fréquent :
Pyrexie, oedème, fatigue
1 Effets indésirables rapportés depuis la commercialisation d'EXJADE. Il s'agit de notifications spontanées pour lesquelles il est impossible de déterminer la fréquence ou la relation de causalité avec l'exposition au produit.
Population pédiatrique
La diarrhée est observée plus fréquemment chez les enfants âgés de 2 à 5 ans que chez les enfants plus âgés.
La tubulopathie rénale a été principalement observée chez les enfants et adolescents atteints de béta-thalassémie traités avec EXJADE.
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Principaux médicaments à ne pas mélanger avec
L'administration d'EXJADE associée à des antiacides contenant de l'aluminium n'a pas été étudiée. Même si le déférasirox a une plus faible affinité pour l'aluminium que pour le fer, il n'est pas recommandé de prendre des comprimés d'EXJADE avec des antiacides contenant de l'aluminium (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).
La biodisponibilité du déférasirox était augmentée dans des proportions variables lors de la prise pendant les repas. EXJADE doit donc être pris à jeun au moins 30 minutes avant la prise d'un repas, de préférence à la même heure tous les jours (voir rubriques Posologie et mode d'administration et Propriétés pharmacocinétiques).
Le métabolisme du déférasirox dépend des enzymes UGT. Dans une étude menée sur des volontaires sains, l'administration concomitante d'EXJADE (dose unique de 30 mg/kg) avec un inducteur puissant de l'UGT la rifampicine, (doses répétées de 600 mg/jour) a entraîné une diminution de l'exposition au déférasirox de 44% (90% IC : 37% - 51%). Par conséquent, l'administration concomitante d'EXJADE avec des inducteurs puissants de l'UGT (tels que rifampicine, carbamazépine, phénytoïne, phenobarbital, ritonavir) peut entraîner une diminution de l'efficacité d'EXJADE (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi). La ferritinémie du patient doit être contrôlée au cours et après tout traitement associé, la dose d'EXJADE doit être adaptée si nécessaire.
Dans une étude menée chez le volontaire sain, l'administration concomitante d'EXJADE et de midazolam (un substrat du CYP3A4) a entraîné une diminution de l'exposition au midazolam de 17% (90% CI : 8%-26%). En clinique, cet effet peut être plus prononcé. Par conséquent, en raison d'une diminution possible de l'efficacité, la prudence est requise lors d'une utilisation concomitante du déférasirox avec des substances métabolisées par le CYP3A4 (ciclosporine, simvastatine, médicaments contraceptifs, bépridil, ergotamine).
La tolérance de l'association d'EXJADE avec d'autres traitements chélateurs du fer n'a pas été établie. Il ne doit donc pas être associé à d'autres traitements chélateurs du fer (voir rubrique Contre-indications).
Aucune interaction n'a été observée entre EXJADE et la digoxine chez le volontaire sain.
Dans une étude menée chez des volontaires sains, l'administration concomitante de déférasirox, inhibiteur modéré du CYP2C8 (30 mg/kg/jour), avec le répaglinide, un susbtrat du CYP2C8, administré à une dose unique de 0,5 mg, a augmenté l'AUC du répaglinide d'environ 2,3 fois (IC 90% CI [2,03-2,63]) et son Cmax d'environ 1,6 fois (IC 90% CI [1,42-1,84]). Etant donné que l'interaction avec des doses supérieures à 0,5 mg de répaglinide n'a pas été étudiée, l'utilisation concomitante de déférasirox et de répaglinide doit être évitée. Si l'association apparaît nécessaire, une surveillance étroite de l'état clinique et de la glycémie doit être réalisée (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).Une interaction entre le déférasirox et les autres substrats du CYP2C8 tel que le paclitaxel ne peut être exclue (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).
Dans une étude menée chez le volontaire sain, l'administration concomitante d'EXJADE, inhibiteur de CYP1A2 (dose répétée de 30 mg/kg/jour) et de théophylline, un substrat du CYP1A2 (dose unique de 120 mg) a entrainé une augmentation de l'AUC de la théophylline de 84% (CI 90%: 73% à 95%). Le Cmax avec une dose unique n'a pas été affecté, mais une augmentation du Cmax de la théophylline devrait se produire avec une administration chronique. En conséquence l'utilisation concomitante d'EXJADE avec la théophylline n'est pas recommandée. Si EXJADE et la théophylline sont administrés de façon concomitante, le suivi de la concentration de théophylline et la réduction des doses de théophylline doivent être envisagés. Une interaction entre EXJADE et d'autres substrats du CYP1A2 ne peut être exclue. Pour les substrats métabolisés de façon prédominante par le CYP1A2 et avec une fenêtre thérapeutique étroite (ex: clozapine, tizanidine), les mêmes recommandations que celles de la théophylline sont à appliquer (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).
L'administration concomitante d'EXJADE avec de la vitamine C n'a pas formellement été étudiée. Des doses de vitamine C allant jusqu'à 200 mg par jour n'ont pas été associées à des effets indésirables.
L'administration concomitante d'EXJADE avec des substances connues pour leur potentiel ulcérogène tels que les AINS (y compris l'acide salicylique à forte dose), les corticoïdes ou les bisphosphonates oraux peuvent augmenter le risque de toxicité gastro-intestinale (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi). L'administration concomitante d'EXJADE avec des anticoagulants peut également augmenter le risque d'hémorragie gastro-intestinale. Une surveillance clinique étroite est nécessaire quand le déférasirox est utilisé avec ces substances.
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Voici la liste des médicaments équivalents non génériques:
Voici la liste des médicaments équivalents génériques :
Aucun équivalent générique n'a été trouvé !
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Générique :
Non
Forme :
Comprimé dispersible
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Conditionnement :
Boîte de 28
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Pictogramme :
Ne pas conduire sans l'avis d'un professionnel de santé.
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Pharmacocinétique :
Absorption
Le déférasirox est absorbé après administration par voie orale avec un temps médian pour atteindre la concentration plasmatique maximale (tmax) allant de 1,5 à 4 heures. La biodisponibilité absolue (AUC) du déférasirox, substance active des comprimés d'EXJADE, est d'environ 70% par rapport à une dose intraveineuse. L'exposition totale (AUC) est approximativement doublée s'il est pris au cours d'un petit-déjeuner riche en lipides (teneur en lipides>50% des calories) et environ 50% plus élevé s'il est pris au cours d'un petit-déjeuner standard. La biodisponibilité (AUC) du déférasirox était modérément augmentée (approximativement de 13 à 25%) lorsqu'il était pris 30 minutes avant un repas ayant une teneur normale ou élevée en graisses.
Distribution
Le déférasirox est fortement lié aux protéines plasmatiques (99%), presque exclusivement à l'albumine sérique, et présente un faible volume de distribution, approximativement 14 litres chez l'adulte.
Métabolisme
La glucuronidation constitue la voie métabolique principale du déférasirox, suivie d'une excrétion biliaire. Une déconjugaison des glucuronides dans l'intestin avec une réabsorption consécutive (cycle entéro-hépatique) peut probablement se produire : dans une étude chez des volontaires sains, l'administration de cholestyramine après une dose unique de déférasirox a entrainé une diminution de l'exposition au déférasirox de 45% (AUC).
Le déférasirox est principalement glucuronidé par l'UGT1A1 et dans une moindre mesure par l'UGT1A3. Aucune inhibition du métabolisme oxydatif du déférasirox catalysé par le CYP450 semble être mineur chez l'homme (environ 8%). L'inhibition du métabolisme du déférasirox par l'hydroxyurée n'a pas été observée in vitro.
Elimination
Le déférasirox et ses métabolites sont principalement éliminés par les fèces (84% de la dose reçue). L'excrétion rénale du déférasirox et de ses métabolites est minime (8% de la dose). La demi-vie d'élimination moyenne (t1/2) varie de 8 à 16 heures après administration orale. Les transporteurs MRP2 et MXR (BCRP) sont impliqués dans l'excrétion biliaire du déférasirox.
Linéarité/ non-linéarité
Le Cmax et l'AUC0-24h du déférasirox augmentent approximativement de façon linéaire en fonction de la dose à l'état d'équilibre. Après l'administration de doses multiples, l'exposition a augmenté par un facteur d'accumulation allant de 1,3 à 2,3.
Populations particulières de patients
Patients pédiatriques
L'exposition totale au déférasirox après l'administration d'une dose unique et de doses répétées était plus faible chez les adolescents (12 à 17 ans au plus) et chez les enfants (2 à moins de 12 ans) que chez l'adulte. Chez l'enfant âgé de moins de 6 ans, l'exposition correspondait environ à 50% de celle des adultes. L'ajustement de la dose se faisant individuellement en fonction de la réponse thérapeutique, cela ne devrait pas entraîner de conséquences cliniques.
Sexe
Les femmes présentent une clairance apparente modérément plus faible (environ 17,5%) du déférasirox par rapport aux hommes. L'ajustement de la dose se faisant en fonction de la réponse thérapeutique individuelle, cela ne devrait pas entraîner de conséquences cliniques.
Patients âgés
La pharmacocinétique du déférasirox n'a pas été étudiée chez les patients âgés (âgés de 65 ans et plus).
Insuffisances rénale et hépatique
La pharmacocinétique du déférasirox n'a pas été étudiée chez les patients ayant une insuffisance rénale ou une insuffisance hépatique. La pharmacocinétique du déférasirox n'a pas été influencée par des taux des transaminases hépatiques allant jusqu'à 5 fois la limite supérieure de la normale.
Avertissement
Le guide des médicaments a pour seul objet de vous informer sur les caractéristiques des médicaments mais ne peut être utilisé pour l'établissement d'un diagnostic ou l'instauration d'un traitement. Seul votre médecin est habiltié à mettre en oeuvre un traitement adpapté à votre cas personnel.
Sources : Banque Claude Bernard