Présentation
Dénomination commune internationale DCI : BONDRONAT ®
Classe(s) thérapeutique(s) :
Rhumatologie
Principes actifs : Acide ibandronique 6 mg
Faut-il une ordonnance :
oui
Prix de vente : 289.25 €
Taux de remboursement : 65 %
Laboratoire : ROCHE REGISTRATION LTD ®
Code cip : 3634857
Indications :
Bondronat est indiqué chez l'adulte pour :
- Prévention des complications osseuses (fractures pathologiques, complications osseuses nécessitant une radiothérapie ou une chirurgie) chez les patients atteints de cancer du sein et de métastases osseuses.
- Traitement de l'hypercalcémie induite par des tumeurs avec ou sans métastases.
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Posologie :
6 mg
Le traitement par Bondronat doit être initié seulement par des médecins ayant l'expérience de la prise en charge des cancers.
Posologie
Prévention des complications osseuses chez les patients atteints de cancer du sein et de métastases osseuses
La dose recommandée pour la prévention des complications osseuses chez les patients atteints de cancer du sein et de métastases osseuses est de 6 mg par voie intraveineuse administré toutes les 3-4 semaines. La dose doit être perfusée pendant au moins 15 minutes. Pour la perfusion, le contenudu (des)flacon(s) doit être ajouté uniquement à 100 ml de solution isotonique de chlorure de sodium ou 100 ml de solution de glucose à 5 %.
Une durée de perfusion plus courte (c'est-à-dire 15 minutes) doit être pratiquée uniquement chez les patients présentant une fonction rénale normale ou une insuffisance rénale légère. Il n'y a pas de donnée disponible décrivant l'utilisation d'une durée de perfusion plus courte chez les patients ayant une clairance de la créatinine inférieure à 50 ml/min. Les prescripteurs doivent se référer au paragraphe Insuffisants rénaux (rubrique Posologie et mode d'administration) pour connaître les recommandations sur la posologie et l'administration de Bondronat chez ces patients.
Traitement de l'hypercalcémie induite par des tumeurs
Avant le traitement par Bondronat, le patient doit être correctement hydraté au besoin avec du chlorure de sodium à 9 mg/ml (0,9 %). La sévérité de l'hypercalcémie et le type de tumeur doivent être pris en compte. En général, les patients présentant des métastases osseuses ostéolytiques nécessitent des doses inférieures à celles des patients présentant une hypercalcémie d'origine humorale. Chez la plupart des patients ayant une hypercalcémie sévère (calcémie corrigée en fonction de l'albumine* ≥ 3 mmol/l ou ≥ 12 mg/dl), la posologie est de 4 mg en dose unique. Chez les patients ayant une hypercalcémie modérée (calcémie corrigée en fonction de l'albumine < 3 mmol/l ou < 12 mg/dl), la posologie efficace est de 2 mg. La posologie la plus élevée utilisée au cours des essais cliniques était de 6 mg, mais cette posologie n'apporte pas de bénéfice supplémentaire en termes d'efficacité.
*Remarque La calcémie corrigée en fonction de l'albumine est calculée comme suit :
Calcémie corrigée en fonction de = calcémie (mmol/l) - [0,02 x albumine (g/l)] + 0,8 l'albumine (mmol/l)
Ou
Calcémie corrigée en fonction de = calcémie (mg/dl) + 0,8 x [4 - albumine (g/dl)] l'albumine (mg/dl)
Pour convertir la calcémie corrigée en fonction de l'albumine de mmol/l en mg/dl, multiplier par 4.
Dans la plupart des cas, une calcémie élevée peut être ramenée à la normale en l'espace de 7 jours. Le délai médian de rechute (retour de la calcémie corrigée en fonction de l'albumine à une valeur supérieure à 3 mmol/l) était de 18 à 19 jours aux doses de 2 et 4 mg. Le délai médian de rechute était de 26 jours pour une dose de 6 mg.
Un nombre limité de patients (50 patients) a reçu une seconde perfusion pour hypercalcémie. En cas d'hypercalcémie récidivante ou d'efficacité insuffisante, il est possible de renouveler le traitement.
Insuffisants hépatiques
Aucune modification de la posologie n'est nécessaire (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques).
Insuffisants rénaux
Aucune adaptation de la posologie n'est nécessaire chez les patients présentant une insuffisance rénale légère (50 ≤ CLcr < 80 mL/min). Chez les patients présentant une insuffisance rénale modérée (30≤ CLcr < 50 mL/min) ou sévère (CLcr < 30 mL /min), et atteints d'un cancer du sein et de métastases osseuses, traités pour la prévention des complications osseuses, les recommandations de posologie décrites ci-dessous doivent être suivies (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques):
Clairance de la créatinine (ml/min)
Posologie / Temps de perfusion 1
Volume de perfusion 2
≥ 50 CLcr < 80
6 mg / 15 minutes
100 ml
≥ 30 Clcr < 50
4 mg / 1 heure
500 ml
< 30
2 mg / 1 heure
500 ml
1 Administration toutes les 3-4 semaines
2 Solution de chlorure de sodium à 0,9 % ou solution de glucose à 5 %
Une durée de perfusion de 15 minutes n'a pas été étudiée chez les patients atteints d'un cancer avec une clairance de la créatinine < 50 ml/min.
Personnes âgées
Aucune modification de la posologie n'est nécessaire.
Population pédiatrique
La tolérance et l'efficacité de Bondronat chez les enfants et les adolescents âgés de moins de 18 ans n'ont pas été établies. Aucune donnée n'est disponible.
Mode d'administration
Voie intraveineuse.
A usage unique. Seule une solution limpide exempte de particules doit être utilisée. Bondronat solution à diluer pour perfusion doit être administré en perfusion intraveineuse.A cette fin, le contenu des flacons doit être ajouté à 500 ml de solution isotonique de chlorure de sodium (ou 500 ml de solution de glucose à 5 %), le mélange devant être perfusé en l'espace de 2 heures.
L'administration accidentelle par voie intra-artérielle de préparations non expressément destinées à cette voie de même qu'une administration périveineuse étant susceptibles de causer des lésions tissulaires, il faut veiller à administrer Bondronat solution à diluer pour perfusion par voie intraveineuse.
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Contre-Indications :
- Hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients.
- La prudence est recommandée chez les patients présentant une hypersensibilité connue à d'autres bisphosphonates
- Hypocalcémie
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Grossesse-allaitement :
Grossesse
Il n'existe pas de données suffisantes concernant l'utilisation de l'acide ibandronique chez la femme enceinte.Les études chez le rat ont révélé une toxicité sur la reproduction (voir rubrique Données de sécurité précliniques). Le risque potentiel chez l'homme est inconnu. Par conséquent, Bondronat ne doit pas être utilisé pendant la grossesse.
Allaitement
On ne sait pas si l'acide ibandronique est excrété dans le lait maternel. Les études menées chez des rates allaitant ont démontré la présence de faibles quantités d'acide ibandronique dans le lait après administration intraveineuse. Bondronat ne doit pas être utilisé au cours de l'allaitement.
Fécondité
Il n'existe pas de données sur les effets de l'acide ibandronique chez l'homme. Lors des études de reproduction menées chez le rat par voie orale, l'acide ibandronique a diminué la fécondité. Lors des études menées chez le rat par voie intraveineuse, l'acide ibandronique a diminué la fécondité à des doses quotidiennes élevées (voir rubrique Données de sécurité précliniques).
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Ce médicament est-il dangereux au volant ?
Les effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines n'ont pas été étudiés.
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Précautions d'emploi :
Patients présentant des troubles du métabolisme osseux et minéral
L'hypocalcémie et les autres troubles du métabolisme osseux et minéral doivent être efficacement traités avant de débuter le traitement des métastases osseuses par Bondronat.
Il est important d'assurer à tous les patients des apports adaptés en calcium et en vitamine D. Les patients doivent recevoir un supplément de calcium et/ou de vitamine D si leurs apports alimentaires sont insuffisants.
Ostéonécrose de la mâchoire (ONM)
Une ostéonécrose de la mâchoire, généralement associée à une extraction dentaire et/ou à une infection locale (y compris une ostéomyélite) a été rapportée chez des patients atteints de cancer et recevant des traitements médicamenteux comprenant des bisphosphonates administrés principalement par voie intraveineuse. La plupart de ces patients avaient également reçu une chimiothérapie et des corticoïdes. Une ostéonécrose de la mâchoire a également été rapportée chez des patients atteints d'ostéoporose traités par bisphosphonates per os.
Un examen dentaire ainsi que des soins dentaires préventifs appropriés doivent être envisagés avant l'instauration d'un traitement par bisphosphonates chez les patients présentant des facteurs de risque associés (par exemple : cancer, chimiothérapie, radiothérapie, corticothérapie, mauvaise hygiène buccale).
Au cours du traitement, ces patients doivent éviter si possible toute intervention dentaire invasive. Chez les patients qui développent une ostéonécrose de la mâchoire au cours d'un traitement par bisphosphonates, une chirurgie dentaire peut aggraver cette atteinte. Chez les patients nécessitant une intervention dentaire, aucune donnée ne permet de suggérer que l'arrêt du traitement par bisphosphonates réduit le risque d'ostéonécrose de la mâchoire. L'appréciation de l'état clinique par le médecin traitant doit orienter la prise en charge de chaque patient, en se basant sur l'évaluation individuelle du rapport bénéfice/risque.
Fractures atypiques du fémur
Des fractures fémorales atypiques sous-trochantériennes et diaphysaires ont été rapportées sous bisphosphonates, principalement chez des patients traités au long cours pour ostéoporose. Ces fractures transverses ou obliques courtes peuvent survenir sur n'importe quelle partie du fémur du dessous du petit trochanter jusqu'au dessus de la zone supracondylienne. Ces fractures surviennent après un traumatisme minime ou sans traumatisme, et certains patients présentent une douleur dans la cuisse ou l'aine, souvent associée à des signes radiologiques de fractures de stress, des semaines ou des mois avant la fracture fémorale. Les fractures sont souvent bilatérales ; par conséquent, le fémur controlatéral doit être examiné chez les patients traités par bisphosphonates ayant eu une fracture fémorale diaphysaire. Une mauvaise consolidation de ces fractures a été également rapportée. L'arrêt du traitement par bisphosphonates chez les patients chez lesquels une fracture fémorale atypique est suspectée, doit être envisagé en fonction de l'évaluation du bénéfice/risque pour le patient. Durant le traitement par bisphosphonates, les patients doivent être informés que toute douleur au niveau de la cuisse, de la hanche ou de l'aine doit être rapportée et tous les patients présentant de tels symptômes devront être examinés pour rechercher une fracture fémorale atypique.
Insuffisants rénaux
Les études cliniques n'ont pas mis en évidence de détérioration de la fonction rénale lors d'un traitement au long cours par Bondronat. Néanmoins, en fonction de l'état clinique du patient, la fonction rénale, la calcémie, la phosphatémie et la magnésémie doivent être surveillées chez les patients traités par Bondronat.
Insuffisants hépatiques
En l'absence de données cliniques, des recommandations posologiques ne peuvent être données chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère.
Insuffisants cardiaques
L'hyperhydratation doit être évitée chez les patients présentant un risque d'insuffisance cardiaque.
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Effets indésirables :
Les effets indésirables sont classés par ordre de fréquence décroissante, selon la convention suivante : très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100 et < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1 000 et < 1/100), rare (≥ 1/10 000 et < 1/1 000) et très rare (< 10 000).
Traitement de l'hypercalcémie induite par des tumeurs
Le profil de tolérance de Bondronat dans l'hypercalcémie induite par des tumeurs est basé sur les essais cliniques contrôlés dans cette indication et après administration intraveineuse de Bondronat selon les doses recommandées. Le traitement a été associé le plus fréquemment à une augmentation de la température. Occasionnellement un syndrome pseudo-grippal avec de la fièvre, des frissons, des douleurs au niveau des os et/ou des muscles a été rapporté. Dans la majorité des cas aucun traitement spécifique n'a été nécessaire, les symptômes ayant disparu après quelques heures/jours.
Tableau 1 Evènements indésirables survenus lors des essais cliniques contrôlés dans l'hypercalcémie induite par des tumeurs après traitement par Bondronat
Classes de
systèmes
d'organes
Très fréquent
Fréquent
Peu fréquent
Rare
Très rare
Affections du
système
immunitaire
Hypersensibilité
Troubles du métabolisme et de la nutrition
Hypocalcémie**
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
Bronchospasme
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Oedème angioneurotique
Classes de
systèmes
d'organes
Très fréquent
Fréquent
Peu fréquent
Rare
Très rare
Affections musculo-squelettiques et systémiques
Douleur osseuse
Myalgie
Troubles généraux et anomalies au site
d'administration
Fièvre
Syndrome pseudogrippal **, frissons
Note: Les données obtenues avec les 2 doses d'acide ibandronique 2 mg et 4 mg ont été poolées.
** Se reporter aux informations complémentaires ci-dessous
Hypocalcémie
La diminution de l'excrétion rénale de calcium s'accompagne fréquemment d'une baisse des taux sériques de phosphates qui, cependant, ne nécessite pas de traitement. La calcémie peut être abaissée jusqu'à des valeurs inférieures à la normale.
Syndrome pseudo-grippal
Un syndrome pseudo-grippal avec de la fièvre, des frissons, des douleurs au niveau des os et/ou des muscles a été rapporté. Dans la majorité des cas aucun traitement spécifique n'a été nécessaire, les symptômes ayant disparu après quelques heures/jours.
Prévention des complications osseuses chez les patients atteints de cancer du sein et de métastases osseuses
Le profil de tolérance de Bondronat intraveineux chez les patients atteints de cancer du sein et de métastases osseuses est basé sur un essai clinique contrôlé dans cette indication et après administration intraveineuse de Bondronat selon les doses recommandées.
Le tableau 2 présente les effets indésirables survenus dans une étude clinique pivot de phase III (152 patients traités par Bondronat 6 mg), c'est-à-dire les évènements indésirables ayant une relation de causalité au médicament à l'essai douteuse, possible ou probable, ainsi que ceux issus de l'expérience depuis la commercialisation.
Tableau 2 Effets indésirables survenus chez les patients présentant des métastases osseuses du cancer du sein traités par Bondronat 6 mgpar voie intraveineuse
Classes de
systèmes
d'organes
Très fréquent
Fréquent
Peu fréquent
Rare
Très rare
Infections et infestations
Infection
Cystite, vaginite, candidose orale
Tumeurs bénignes, malignes et non précisées
Néoplasme cutané bénin
Affections hématologiques et du système lymphatique
Anémie, trouble de la crase sanguine
Affections endocriniennes
Troubles parathyroïdiens
Classes de
systèmes
d'organes
Très fréquent
Fréquent
Peu fréquent
Rare
Très rare
Troubles du métabolisme et de la nutrition
Hypophosphatémie
Affections psychiatriques
Troubles du sommeil, anxiété, humeur labile
Affections du système nerveux
Céphalées, vertige, dysgueusie (altération du goût)
Troubles
cérébrovasculaires,
lésion nerveuse
radiculaire,
amnésie, migraine,
névralgie,
hypertonie,
hyperesthésie,
paresthésie
péribuccale,
parosmie
Affections oculaires
Cataracte
Inflammation oculaire †**
Affections de l'oreille et du labyrinthe
Surdité
Affections cardiaques
Bloc de branche
Ischémie
myocardique,
troubles
cardiovasculaires, palpitations
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
Pharyngite
Oedème
pulmonaire, stridor
Affections gastrointestinales
Diarrhée, vomissements dyspepsie, douleur gastrointestinale, affection dentaire
Gastro-entérite, dysphagie, gastrite, ulcération buccale, chéilite
Affections hépatobiliaires
Lithiase biliaire
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Trouble
cutané,
ecchymoses
Rash, alopécie
Classes de
systèmes
d'organes
Très fréquent
Fréquent
Peu fréquent
Rare
Très rare
Affections musculo-squelettiques et systémiques
Arthrose,
myalgie,
arthralgie,
atteinte
articulaire
Fractures fémorales atypiques sous-trochantériennes et diaphysaires † (effets
indésirables de classe des bisphosphonates
)
Ostéonécro se de la mâchoire†**
Affections du rein et des voies urinaires
Rétention urinaire, kyste rénal
Affections des organes de reproduction et du sein
Douleur pelvienne
Troubles généraux et anomalies au site
d'administration
Syndrome pseudogrippal, oedème périphérique, asthénie, polydipsie
Hypothermie
Investigations
Augmentation des Gamma-GT,
augmentation de la créatinine
Augmentation des phosphatases alcalines, perte de poids
Lésions, intoxications et complications liées aux procédures
Lésion, douleur au site d'injection
** Se reporter aux informations complémentaires ci-dessous
† Identifié depuis la commercialisation.
Ostéonécrose de la mâchoire
Une ostéonécrose de la mâchoire a été rapportée chez des patients traités par bisphosphonates. La majorité des cas rapportés concernait des patients atteints de cancer, néanmoins certains de ces cas ont été également rapportés chez des patients traités pour ostéoporose. L'ostéonécrose de la mâchoire est généralement associée à une extraction dentaire et/ou à une infection locale (y compris une ostéomyélite). Sont considérés également comme facteurs de risque un diagnostic de cancer, une chimiothérapie, une radiothérapie, les corticoïdes et une mauvaise hygiène buccale (voir
rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).
Inflammation oculaire
Des cas d'inflammation oculaire tels qu'uvéite, épisclérite et sclérite ont été rapportés avec l'acide ibandronique. Dans certains cas, ces événements ne se sont résolus qu'à l'arrêt du traitement par l'acide ibandronique.
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Principaux médicaments à ne pas mélanger avec
Les études d'interaction n'ont été réalisées que chez l'adulte.
Aucune interaction n'a été observée quand l'acide ibandronique a été administré de façon concomitante au melphalan/prednisolone chez des patients atteints de myélome multiple.
D'autres études d'interactions réalisées chez des femmes ménopausées ont démontré l'absence d'interaction avec le tamoxifène ou l'hormonothérapie substitutive (estrogènes).
En raison de sa pharmacocinétique, les interactions médicamenteuses cliniquement significatives sont peu probables. L'acide ibandronique est éliminé uniquement par excrétion rénale et il ne subit aucune biotransformation. La voie de sécrétion ne semble pas inclure de systèmes de transport acides ou basiques connus impliqués dans l'excrétion d'autres substances actives. De plus, l'acide ibandronique n'inhibe pas les principales isoenzymes hépatiques humaines du cytochrome P450 et il n'induit pas non plus le système du cytochrome P450 hépatique chez le rat. La liaison aux protéines plasmatiques est faible aux doses thérapeutiques, par conséquent il est peu probable que l'acide ibandronique puisse déplacer d'autres substances actives.
La prudence est conseillée lorsque des bisphosphonates sont administrés en même temps que des aminosides, les deux substances étant susceptibles d'abaisser les taux sériques calciques pour des périodes prolongées. D'autre part, il faut veiller à l'existence éventuelle d'une hypomagnésémie simultanée.
Dans des études cliniques, Bondronat a été administré de façon concomitante avec des antinéoplasiques couramment utilisés, des diurétiques, des antibiotiques et des analgésiques et aucune interaction clinique n'a été observée.
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Voici la liste des médicaments équivalents non génériques:
Voici la liste des médicaments équivalents génériques :
Aucun équivalent générique n'a été trouvé !
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Générique :
Non
Forme :
Solution à diluer pour perfusion
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Conditionnement :
Boîte de 1 Flacon de 6 ml
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Pictogramme :
Pour la reprise de la conduite, demandez l'avis d'un médecin.
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Pharmacocinétique :
Après une perfusion de 2 heures de 2, 4 et 6 mg la pharmacocinétique de l'acide ibandronique est linéaire
Distribution
Après passage systémique, l'acide ibandronique se lie rapidement à l'os ou est excrété dans les urines. Chez l'homme, le volume de distribution terminal apparent est d'au moins 90 litres et la fraction de dose atteignant l'os est estimée à 40-50 % de la dose circulante. La liaison aux protéines plasmatiques est d'environ 87 % aux doses thérapeutiques, et donc les interactions médicamenteuses par déplacement sont peu probables.
Biotransformation
Aucun métabolisme de l'acide ibandronique n'a été mis en évidence, ni chez l'animal ni chez l'homme.
Élimination
La fourchette des demi-vies apparentes observées est large et dépend de la dose et de la sensibilité de la méthode de dosage, mais la demi-vie terminale apparente est généralement comprise entre 10 et 60 heures. Toutefois, les concentrations plasmatiques précoces baissent rapidement pour atteindre 10 % des concentrations maximales en l'espace respectivement de 3 et 8 heures après administration intraveineuse et orale. Il n'a pas été observé d'accumulation systémique lorsque l'acide ibandronique a été administré par voie intraveineuse une fois toutes les 4 semaines pendant 48 semaines aux patients ayant des métastases osseuses.
La clairance totale de l'acide ibandronique est faible, avec des valeurs moyennes comprises entre 84 et 160 ml/min. La clairance rénale (environ 60 ml/min chez des femmes ménopausées en bonne santé) représente 50 à 60 % de la clairance totale et elle est liée à la clairance de la créatinine. La différence entre la clairance totale apparente et la clairance rénale est censée refléter l'absorption osseuse.
Pharmacocinétique chez les populations particulières
Sexe
La biodisponibilité et la pharmacocinétique de l'acide ibandronique sont similaires chez l'homme et chez la femme.
Race
Aucune différence inter-ethnique cliniquement pertinente n'a été mise en évidence entre les Asiatiques et les Caucasiens en ce qui concerne la pharmacocinétique de l'acide ibandronique. Très peu de données sont disponibles sur les patients d'origine africaine.
Insuffisants rénaux
L'exposition à l'acide ibandronique chez des patients présentant divers degrés d'insuffisance rénale est corrélée à la clairance de la créatinine (Clcr). Chez les patients atteints d'insuffisance rénale sévère (CLcr moyenne estimée = 21,2 mL/min), l'AUC0-24h moyenne ajustée à la dose est augmentée de 110 % par rapport à celle des volontaires sains. Dans l'étude de pharmacocinétique WP18551, après administration par voie intraveineuse d'une dose unique de 6 mg (perfusion de 15 minutes), l'AUC0-24h moyenne a augmenté de 14 % et 86 % respectivement chez les patients présentant une insuffisance rénale légère (moyenne estimée Clcr = 68,1 ml/min) et modérée (moyenne estimée Clcr = 41,2 ml/min) comparée aux volontaires sains (moyenne estimée Clcr = 120 ml/min). La Cmax moyenne n'a pas augmenté chez les patients présentant une insuffisance rénale légère et a augmenté de 12 % chez les patients présentant une insuffisance rénale modérée.
Aucune adaptation de posologie n'est nécessaire chez les patients présentant une insuffisance rénale légère (50 ≤ CLcr < 80 mL/min). Chez les patients présentant une insuffisance rénale modérée (30 ≤ CLcr < 50 mL/min) ou sévère (CLcr < 30 mL /min), et atteints de cancer du sein et de métastases osseuses, traités pour la prévention des complications osseuses, les recommandations de posologie doivent être suivies (voir rubrique Posologie et mode d'administration).
Insuffisants hépatiques
On ne dispose pas de données pharmacocinétiques concernant l'acide ibandronique chez l'insuffisant hépatique. Le foie ne joue aucun rôle significatif dans la clairance de l'acide ibandronique, qui n'est pas métabolisé mais éliminé de la circulation par excrétion rénale et absorption osseuse. Par conséquent, aucune modification de la posologie n'est nécessaire chez l'insuffisant hépatique. De plus, comme la liaison de l'acide ibandronique aux protéines plasmatiques est approximativement de 87 % aux doses thérapeutiques, l'hypoprotéinémie chez les insuffisants hépatiques sévères est peu susceptible de conduire à des augmentations de la fraction libre plasmatique cliniquement significatives.
Personnes âgées
Dans une analyse multifactorielle, l'âge n'est apparu comme un facteur indépendant pour aucun des paramètres pharmacocinétiques étudiés. Comme la fonction rénale diminue avec l'âge, il s'agit du seul facteur à prendre en considération (voir le paragraphe sur l'insuffisance rénale).
Population pédiatrique
On ne dispose pas de données sur l'utilisation de Bondronat chez les patients de moins de 18 ans.
Avertissement
Le guide des médicaments a pour seul objet de vous informer sur les caractéristiques des médicaments mais ne peut être utilisé pour l'établissement d'un diagnostic ou l'instauration d'un traitement. Seul votre médecin est habiltié à mettre en oeuvre un traitement adpapté à votre cas personnel.
Sources : Banque Claude Bernard