Présentation
Dénomination commune internationale DCI : ATORVASTATINE ARROW
Classe(s) thérapeutique(s) :
Cardiologie et angéiologie,
Métabolisme et nutrition
Principes actifs : Atorvastatine 80 mg
Faut-il une ordonnance :
oui
Prix de vente : 48 €
Taux de remboursement : 65 %
Laboratoire : ARROW GENERIQUES ®
Code cip : 2214567
Indications :
Hypercholestérolémie
L'atorvastatine est indiquée en complément d'un régime alimentaire adapté pour diminuer des taux élevés de cholestérol total (C-total), de cholestérol LDL (LDL-C), d'apolipoprotéine B et de triglycérides, chez des adultes, adolescents et enfant de plus de 10 ans présentant une hypercholestérolémie primaire familiale hétérozygote ou une hyperlipidémie combinée (mixte) (de type IIA, IIb selon la classification de Fredrickson), lorsque la réponse au régime alimentaire seul et aux autres mesures non-pharmacologiques est inadéquate.
L'atorvastatine est également indiquée pour diminuer les taux de cholestérol total et de LDL-C chez les adultes présentant une hypercholestérolémie familiale homozygote, en association à d'autres traitements hypolipidémiants (notamment l'aphérèse des LDL) ou lorsque ces traitements ne sont pas disponibles.
Prévention des maladies cardiovasculaires
Prévention des événements cardiovasculaires chez les patients considérés à risque élevé de survenue d'un premier événement cardiovasculaire (voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques), en association aux traitements correctifs des autres facteurs de risque.
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Posologie :
80 mg
Posologie
Le patient devra suivre un régime alimentaire hypocholestérolémiant standard avant de prendre de l'atorvastatine; ce régime devra être poursuivi pendant toute la durée du traitement.
La posologie doit être adaptée individuellement en fonction du taux initial de LDL-C, de l'objectif thérapeutique et de la réponse du patient au traitement.
La posologie initiale usuelle est de 10 mg une fois par jour. L'adaptation posologique devra être effectuée en respectant un intervalle minimum de 4 semaines. La posologie maximale est de 80 mg une fois par jour.
Hypercholestérolémie primaire et hyperlipidémie combinée (mixte)
Une dose de 10 mg d'atorvastatine en prise unique est suffisante chez la majorité des patients. Un effet thérapeutique est observé après deux semaines de traitement, l'effet maximum étant atteint après 4 semaines de traitement. L'effet se maintient en cas de traitement prolongé.
Hypercholestérolémie familiale hétérozygote
Le traitement sera débuté par une prise quotidienne de 10 mg d'atorvastatine. La posologie sera ensuite adaptée de manière individuelle toutes les 4 semaines jusqu'à 40 mg par jour.
Par la suite la dose d'atorvastatine peut être augmentée jusqu'à 80 mg par jour. Un chélateur des acides biliaires peut être prescrit en association à une posologie de 40 mg d'atorvastatine par jour.
Hypercholestérolémie familiale homozygote
Les données disponibles sont limitées (voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques).
Chez les patients présentant une hypercholestérolémie familiale homozygote, la posologie d'atorvastatine est comprise entre 10 et 80 mg par jour (voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques). Chez ces patients, l'atorvastatine devra être utilisée en association aux autres traitements hypolipidémiants (notamment l'aphérèse des LDL-cholestérol) ou lorsque de tels traitements ne sont pas disponibles.
Prévention des maladies cardiovasculaires
Dans les études de prévention primaire, la posologie utilisée était de 10 mg par jour. Une augmentation de la posologie peut être nécessaire pour atteindre le taux de LDL-C fixe par les recommandations en vigueur.
Insuffisance rénale
Aucune adaptation posologique n'est nécessaire chez les patients présentant une insuffisance rénale (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).
Insuffisance hépatique
L'atorvastatine doit-être utilisée avec précaution chez les patients présentant une insuffisance hépatique (voir rubriques Mises en garde et précautions d'emploi et Propriétés pharmacocinétiques). Elle est contre-indiquée chez les patients présentant une affection hépatique évolutive(voir rubrique Contre-indications).
Patients âgés
Chez les patients âgés de plus de 70 ans traités aux doses recommandées, l'efficacité et la sécurité d'emploi sont identiques à celles observées dans la population générale.
Population pédiatrique
Hypercholestérolémie
L'utilisation en pédiatrie doit être réservée aux spécialistes et l'efficacité du traitement doit être évaluée régulièrement.
Chez les enfants âgés de 10 ans ou plus, la dose initiale recommandée est de 10 mg d'atorvastatine par jour, et peut être augmentée jusqu'à 20 mg par jour. Cette augmentation de dose doit être effectuée en fonction de la réponse et de la tolérance des patients pédiatriques au traitement. Les données de sécurité des patients pédiatriques traités avec une dose supérieure à 20 mg, soit environ 0.5 mg/kg, sont limitées.
L'expérience est limitée chez les patients âgés de 6 à 10 ans (voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques). L'atorvastatine n'est pas indiquée chez les enfants âgés de moins de 10 ans.
D'autres formes pharmaceutiques ou dosages peuvent être plus appropriées pour cette population.
Mode d'administration
Voie orale.
La prise d'atorvastatine se fera en une seule prise quotidienne et unique, quel que soit le moment de la journée, pendant ou en dehors des repas.
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Contre-Indications :
L'atorvastatine est contre-indiquée chez les patients présentant :
· une hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients de ce médicament.
· une affection hépatique évolutive ou une augmentation persistante et inexpliquée des transaminases sériques supérieures à 3 fois la limite supérieure de la normale.
· en cas de grossesse, au cours de l'allaitement et chez les femmes en âge de procréer n'utilisant pas de méthodes contraceptives fiables (voir rubrique Grossesse et allaitement).
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Grossesse-allaitement :
Femmes en âge de procréer
Les femmes en âge de procréer doivent utiliser des mesures de contraception fiables pendant le traitement (voir rubrique Contre-indications).
Grossesse
L'atorvastatine est contre-indiquée pendant la grossesse (voir rubriqueContre-indications). La sécurité d'emploi chez les femmes enceintes n'a pas été établie. Aucun essai clinique contrôlé sur l'atorvastatine n'a été conduit chez des femmes enceintes. De rares rapports d'anomalies congénitales après exposition intra-utérine à des inhibiteurs de la HMG-CoA réductase ont été reportés. Des études chez l'animal ont montré une toxicité sur la reproduction (voir rubriqueDonnées de sécurité précliniques).
Le taux foetal de mévalonate, précurseur de la biosynthèse du cholestérol, peut être réduit en cas de traitement de la mère par l'atorvastatine.
L'athérosclérose est un processus chronique et, généralement, l'arrêt des médicaments hypolipémiants pendant la grossesse devrait avoir peu d'impact sur le risque à long terme associé à une hypercholestérolémie primaire.
Pour ces raisons, l'atorvastatine ne doit pas être utilisée pendant la grossesse, ni chez une femme envisageant une grossesse ou chez laquelle une grossesse est suspectée. Le traitement par atorvastatine doit être suspendu pendant la durée de la grossesse ou jusqu'à ce qu'il soit établi que la femme n'est pas enceinte (voir rubriqueContre-indications.)
Allaitement
L'excrétion de l'atorvastatine ou de ses métabolites dans le lait maternel n'est pas établie. Chez le rat, les concentrations plasmatiques de l'atorvastatine et de ses métabolites actifs sont similaires à celles retrouvées dans le lait (voir rubriqueDonnées de sécurité précliniques). En raison du risque d'effets indésirables graves, les femmes traitées par l'atorvastatine ne doivent pas allaiter (voir rubriqueContre-indications). L'atorvastatine est contre-indiquée pendant l'allaitement (voir rubriqueContre-indications).
Fécondité
Aucun effet de l'atorvastatine sur la fertilité n'a été mis en évidence lors d'études conduites chez l'animal mâle ou femelle (voir rubriqueDonnées de sécurité précliniques).
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Ce médicament est-il dangereux au volant ?
L'atorvastatine n'a qu'un effet négligeable sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines.
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Précautions d'emploi :
Effets hépatiques
Des épreuves fonctionnelles hépatiques doivent être réalisées avant le début du traitement, puis régulièrement après l'instauration de celui-ci, ainsi qu'en cas de signes ou de symptômes évoquant une altération de la fonction hépatique.
Les patients présentant une élévation du taux sérique des transaminases doivent être surveillés jusqu'à normalisation.
En cas d'augmentation persistante des transaminases au-delà de 3 fois la limite supérieure de la normale (LSN), la posologie de l'atorvastatine devra être diminuée ou l'atorvastatine devra être arrêtée (voir rubrique Effets indésirables).
L'atorvastatine doit être utilisée avec prudence chez les patients consommant des quantités importantes d'alcool et/ou présentant des antécédents d'affection hépatique.
Préventions des AVC par diminution agressive des taux de cholestérol (Etude SPARCL)
Dans une analyse a posteriori réalisée dans des sous groupes de patients ayant fait un AVC ou un accident ischémique transitoire (AIT) récent mais ne présentant pas d'insuffisance coronarienne, une fréquence plus élevée d'AVC hémorragique a été observée chez les patients traités par 80 mg d'atorvastatine par rapport aux patients sous placebo. Ce risque élevé est particulièrement observé chez des patients ayant fait un AVC hémorragique ou un infarctus lacunaire au début de l'étude. Chez les patients ayant un antécédent d'AVC hémorragique ou d'infarctus lacunaire, la balance bénéfice/risque de l'atorvastatine 80 mg est incertaine. En conséquence, le risque potentiel de survenue d'AVC hémorragique devra être soigneusement évalué avant toute initiation de traitement (voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques).
Effets sur les muscles squelettiques
L'atorvastatine, comme d'autres inhibiteurs de l'HMG-COA réductase, peut dans de rares cas affecter les muscles squelettiques et entraîner des myalgies, des myosites et des myopathies. Ces atteintes musculaires peuvent rarement évoluer vers une rhabdomyolyse potentiellement mortelle caractérisée par des taux élevés de créatine phosphokinases (CPK > 10 fois la LSN), une myoglobinémie et une myoglobinurie pouvant évoluer vers une insuffisance rénale.
Avant l'initiation du traitement
L'atorvastatine doit être prescrite avec prudence chez les patients présentant des facteurs prédisposant à une rhabdomyolyse.
Avant de débuter un traitement par une statine, le taux de créatine phosphokinase (CPK) doit être contrôlé dans les situations suivantes :
· Insuffisance rénale.
· Hypothyroïdie;
· Antécédent personnel ou familial de maladies musculaires héréditaires.
· Antécédents de toxicité musculaire lors d'un traitement par une statine ou un fibrate.
· Antécédents d'affections hépatiques et/ou en cas de consommation excessives d'alcool.
· Chez les patients âgés (> 70 ans), la nécessité de contrôler les taux de CPK sera évaluée en fonction de la présence d'autres facteurs prédisposant à une rhabdomyolyse.
· Situations dans lesquelles une augmentation de la concentration sanguine peut se produire, dans des cas d'interactions (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions) ou dans des populations particulières incluant les polymorphismes génétiques (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques).
Dans ces situations, une réévaluation régulière du rapport bénéfice/risque du traitement sera effectuée. Une surveillance clinique régulière sera également recommandée. Si le taux initial des CPK est significativement élevé (> 5 fois la LSN), le traitement ne doit pas être débuté.
Mesure de la créatine phosphokinase
La mesure de la créatine phosphokinase (CPK) ne doit pas être effectuée après un exercice physique important ni en présence d'autres facteurs susceptibles d'en augmenter le taux étant donné que l'interprétation des résultats est difficile dans ces cas. En cas d'élévation significative des CPK (> 5 fois la LSN) avant le traitement, un contrôle sera effectué systématiquement 5 à 7 jours plus tard pour confirmer les résultats.
Pendant le traitement
· Il est recommandé de demander aux patients de signaler rapidement toute douleur musculaire inexpliquée, crampe ou faiblesse musculaire, en particulier si elles s'accompagnent de malaise ou de fièvre.
· Si ces symptômes surviennent sous traitement par atorvastatine, un dosage des CPK doit être effectué; si le taux des CPK est significativement élevé (> 5 fois la LSN), le traitement doit être interrompu.
· Si les symptômes musculaires sont sévères et provoquent une gêne quotidienne, l'arrêt du traitement doit être envisagé, même si le taux de CPK est est égal ou inférieur à 5 fois la LSN.
· Si les symptômes disparaissent et si le taux de CPK redevient normal, la reprise du traitement par atorvastatine ou un traitement par une autre statine peuvent être envisagés à la dose la plus faible sous étroite surveillance.
· L'atorvastatine doit être arrêtée en cas d'augmentation cliniquement significative des taux de CPK (> 10 fois la LSN) ou si une rhabdomyolyse est diagnostiquée ou suspectée.
Association avec d'autres médicaments
Le risque de rhabdomyolyse est augmenté lorsque l'atorvastatine est administrée en association avec certains médicaments pouvant augmenter la concentration plasmatique de l'atorvastatine comme les inhibiteurs puissants du CYP3A4 ou les transporteurs protéiques tels que la ciclosporine, la télithromycine, la clarithromycine, la delavirdine, le stiripentol, le kétoconazole, le voriconazole, l'itraconazole, le posaconazole et les inhibiteurs de protéases du VIH dont le ritonavir, le lopinavir, l'atazanavir, l'indinavir, le darunavir etc. Le risque de myopathie peut également être augmenté en association avec le gemfibrozil, et les autres fibrates, l'érythromycine, la niacine et l'ézétimibe. Des alternatives thérapeutiques ne présentant pas ces interactions doivent être envisagées dans la mesure du possible.
Dans les cas où l'association de ces médicaments est nécessaire, le rapport bénéfice/risque du traitement concomitant doit être soigneusement évalué. Chez les patients recevant des médicaments pouvant augmenter les concentrations plasmatiques d'atorvastatine, une dose maximale plus faible d'atorvastatine est recommandée. En cas d'association avec les inhibiteurs puissants du CYP3A4, une dose initiale plus faible d'atorvastatine doit être utilisée. Une surveillance clinique étroite de ces patients sera effectuée (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).
L'utilisation concomitante d'atorvastatine et d'acide fusidique n'est pas recommandée, il est donc conseillé de suspendre temporairement la prise d'atorvastatine en cas de traitement par l'acide fusidique (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).
Pneumopathies interstitielles
Des cas exceptionnels de pneumopathies interstitielles ont été rapportés lors de la prise de certaines statines, en particulier lors de traitements à long terme (voir rubrique Effets indésirables). Les symptômes se caractérisent par une dyspnée, une toux non productive, et une altération de l'état de santé général (fatigue, perte de poids et fièvre). En cas de suspicion de pneumopathie interstitielle chez un patient, le traitement par statine doit être interrompu.
Utilisation pédiatrique
La sécurité relative à la croissance n'est pas établie dans la population pédiatrique (voir rubrique Effets indésirables).
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Effets indésirables :
Dans les essais cliniques contrôlées ayant comparé l'effet de l'atorvastatine à un placebo chez 16 066 patients (8755 patients traités par atorvastatine versus 7311 patients recevant un placebo) traités pendant une durée moyenne de 53 semaines, 5,2 % des patients traités par atorvastatine ont arrêté le traitement en raison d'effets indésirables, contre 4,0 % de patients recevant un placebo.
Les effets indésirables présentés ci-après observés avec l'atorvastatine sont issus d'études cliniques et de l'importante expérience acquise après la commercialisation de la molécule.
Les fréquences estimées des événements sont classées selon la convention suivante: fréquent (³1/100, < 1/10); peu fréquent (³1/1000, < 1/100); rare (³1/10000, < 1/1000); très rare (£1/10000).
Infections et infestations
Fréquent: rhinopharyngite.
Affections hématologiques et du système lymphatique
Rare : thrombocytopénie.
Affections du système immunitaire
Fréquent : réactions allergiques.
Très rare : anaphylaxie.
Troubles du métabolisme et de la nutrition
Fréquent: hyperglycémie.
Peu fréquent: hypoglycémie, prise de poids, anorexie.
Affections psychiatriques
Peu fréquent : insomnie, cauchemars.
Affections du système nerveux
Fréquent : céphalées.
Peu fréquent : vertiges, paresthésie, hypoesthésie, amnésie, dysgueusie.
Rare : neuropathie périphérique.
Affections oculaire
Peu fréquent: vision trouble.
Rare: troubles visuels.
Affections de l'oreille et du labyrinthe
Peu fréquent : acouphènes.
Très rare : perte d'audition.
Affections respiratoire, thoracique et mediastinale
Fréquent : douleur pharyngo-laryngée, épistaxis.
Affections gastro-intestinales
Fréquent : constipation, flatulence, dyspepsie, nausées, diarrhée.
Peu fréquent : douleur abdominale hautes et basses, éructation, vomissements, pancréatite.
Affections hépatobiliaires
Peu fréquent: hépatite.
Rare : cholestase.
Très rare : insuffisance hépatique.
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Peu fréquent : urticaire, éruption cutanée, prurit, alopécie.
Rare : oedème angioneurotique, dermatite bulleuse dont érythème polymorphe, syndrome de Stevens-Johnson et syndrome de Lyell.
Affections musculo-squelettiques et du tissu conjonctif
Fréquent : myalgies, arthralgies, douleur des extrémités, spasmes musculaires, gonflement des articulations, douleur dorsale.
Peu fréquent : douleur cervicale, fatigue musculaire.
Rare : myopathie, myosite, rhabdomyolyse, tendinopathie parfois compliquées d'une rupture.
Affections des organes de reproduction et du sein
Très rare : gynécomastie.
Troubles généraux et anomalies au site d'administration
Peu fréquent : malaise, asthénie, douleur thoracique, oedème périphérique, fatigue, pyrexie.
Investigations
Fréquent: anomalies des explorations fonctionnelles hépatiques, augmentation du taux sanguin de la créatine phosphokinase.
Peu fréquent: leucocyturie.
Comme avec les autres inhibiteurs de la HMG-CoA réductase, des augmentations des taux sériques des transaminases ont été rapportées chez des patients recevant l'atorvastatine. Ces modifications ont généralement été légères et transitoires et n'ont pas nécessité d'interruption de traitement. Des augmentations cliniquement significatives (>3fois la limite supérieure de la normale) du taux des transaminases sériques sont survenues chez 0,8% des patients sous atorvastatine. Ces augmentations étaient dose-dépendantes et réversibles chez tous les patients.
Une augmentation du taux sérique de la créatine phosphokinase (CPK) de plus de trois fois la limite supérieure de la normale a été observée chez 2,5% des patients traités par l'atorvastatine, proportion similaire à celle observée avec les autres inhibiteurs de l'HMG-CoA réductase au cours d'études cliniques. Des taux sériques supérieurs à 10 fois la limite supérieure de la normale ont été rapportés chez 0,4% des patients traités par atorvastatine (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).
Population pédiatrique
La base de données cliniques de pharmacovigilance comprend des données de sécurité pour 249 patients pédiatriques ayant reçu de l'atorvastatine, parmi lesquels 7 patients étaient âgés de moins de 6 ans, 14 patients étaient dans une tranche d'âge de 6 à 9 ans, et 228 patients étaient dans une tranche d'âge de 10 à 17 ans.
Affections du système nerveux
Fréquent : céphalées.
Affections gastro-intestinales
Fréquent : douleurs abdominales.
Investigations
Fréquent: augmentation du taux d'alanine aminotransférase, augmentation du taux sanguin de créatine phosphokinase sanguine.
Sur la base des données disponibles, la fréquence, le type et la sévérité des réactions indésirables chez l'enfant sont attendus identiques à ceux chez l'adulte. L'expérience concernant la sécurité à long terme dans la population pédiatrique est actuellement limitée.
Les effets indésirables suivants ont été signalés avec certaines statines :
· Troubles sexuels.
· Dépression.
· Cas exceptionnels de pneumopathies interstitielles, en particulier lors d'un traitement à long terme (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).
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Principaux médicaments à ne pas mélanger avec
Effet de certains médicaments sur la concentration plasmatique de l'atorvastatine
L'atorvastatine est métabolisée par le cytochrome P450 3A4 (CYP3A4) et est également un substrat des protéines de transport tel que le transporteur hépatocytaire OATP1B1. L'administration concomitante de médicaments inhibiteurs du CYP3A4 ou de protéines de transport peut entraîner une augmentation des concentrations plasmatiques d'atorvastatine et entrainer un risque majoré de myopathie.
Ce risque peut aussi être augmenté lors de l'administration concomitante d'atorvastatine avec d'autres médicaments pouvant induire des myopathies, tels que les fibrates et l'ézétimibe (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).
Inhibiteurs du CYP 3A4
Les concentrations plasmatiques d'atorvastatine sont augmentées de façon importante lors de l'association avec des inhibiteurs puissants du CYP3A4 (voir Tableau 1 et les informations spécifiques ci-dessous).
L'association d'inhibiteurs puissants du CYP3A4 (tels que ciclosporine, télithromycine, clarithromycine, délavirdine, stiripentol, kétoconazole, voriconazole, itraconazole, posaconazole et inhibiteurs de la protéase du VIH incluant ritonavir, lopinavir, atazanavir, indinavir, darunavir, etc.) doit, si possible, être évitée.
Dans les cas où l'association de ces médicaments s'avère nécessaire, une dose initiale plus faible et une dose maximale plus faible d'atorvastatine doivent être envisagées et une surveillance clinique étroite du patient est recommandée (voir tableau 1).
Les inhibiteurs modérés du CYP3A4 (tels que érythromycine, diltiazem, vérapamil et fluconazole) peuvent augmenter les concentrations plasmatiques d'atorvastatine (voir Tableau1). Une majoration du risque de myopathie a été observée lors l'administration concomitante d'érythromycine et de statines.
Aucune étude d'interaction évaluant les effets de l'amiodarone ou du vérapamil sur l'atorvastatine n'a été réalisée. L'amiodarone et le vérapamil étant tous deux connus pour inhiber l'activité du CYP3A4, leur association avec l'atorvastatine peut entrainer une augmentation de l'exposition à l'atorvastatine.
Par conséquent, une dose maximale plus faible d'atorvastatine doit être prescrite et une surveillance clinique adéquate du patient doit être mise en place en cas d'utilisation concomitante avec des inhibiteurs modérés du CYP3A4. Une surveillance clinique appropriée est recommandée après l'initiation du traitement ou après une adaptation posologique de l'inhibiteur du CYP3A4.
Inducteurs du CYP3A4
L'administration concomitante d'atorvastatine avec un inducteurs du cytochromeP450 3A (tels que l'éfavirenz, la rifampicine, le millepertuis) peut entraîner des diminutions variables des concentrations plasmatiques d'atorvastatine. En raison du double mécanisme d'interaction de la rifampicine (induction du cytochrome P450 3A et inhibition du transporteur hépatocytaire OATP1B1), l'administration simultanée d'atorvastatine avec la rifampicine est recommandée, car une administration séparée dans le temps de l'atorvastatine de celle de la rifampicine a été associée à une réduction significative des concentrations plasmatiques d'atorvastatine. L'effet de la rifampicine sur les concentrations hépatocytaires d'atorvastatine est toutefois inconnu. Si l'association s'avère nécessaire, l'efficacité du traitement doit être particulièrement surveillée.
Inhibiteurs des protéines de transport
Les inhibiteurs des protéines de transport (tels que la ciclosporine) peuvent augmenter l'exposition systémique à l'atorvastatine (voir Tableau1). L'effet de l'inhibition des transporteurs hépatocytaires sur les concentrations hépatocytaires d'atorvastatine est inconnu. Si l'association s'avère nécessaire, la dose doit être diminuée et l'efficacité du traitement doit être particulièrement surveillée (voir Tableau1).
Gemfibrozil/Dérivés de l'acide fibrique
L'utilisation de fibrates seuls est parfois associée à des événements musculaires, tels que les rhabdomyolyses. Le risque de survenue de ces événements peut être augmenté en cas d'utilisation concomitante de dérivés de l'acide fibrique et d'atorvastatine. Si l'association s'avère nécessaire, une dose plus faible d'atorvastatine permettant d'atteindre l'objectif thérapeutique doit être utilisée et le patient doit faire l'objet d'un suivi approprié (voir rubriqueMises en garde et précautions d'emploi).
Ezétimibe
L'ézétimibe seul est associé à des événements musculaires tels que des rhabdomyolyses. Le risque de survenue de ces événements peut ainsi être augmenté en cas de traitement concomitant par ézétimibe et atorvastatine. Une surveillance clinique adéquate de ces patients est recommandée.
Colestipol
Les concentrations plasmatiques d'atorvastatine et de ses métabolites actifs sont plus faibles (d'environ 25%) lorsque le colestipol est administré en association avec l'atorvastatine. Les effets hypolipidémiants sont cependant plus importants lorsque l'atorvastatine et le colestipol sont administrés simultanément par rapport à une administration séparée.
Acide fusidique
Aucune étude d'interaction avec l'atorvastatine et l'acide fusidique n'a été réalisée. Comme avec d'autres statines, en cas d'association d'atorvastatine et d'acide fusidique, des événements musculaires, incluant des rhabdomyolyses, ont été rapportés depuis la commercialisation.
Le mécanisme de cette interaction est inconnu. Une surveillance étroite des patients doit être mise en place et le traitement par atorvastatine devrait être temporairement suspendu.
Effet de l'atorvastatine sur les médicaments administrés en association
Digoxine
A l'état d'équilibre, les concentrations plasmatiques de digoxine sont légèrement augmentées en cas d'administration concomitante de doses répétées de digoxine et de 10 mg d'atorvastatine. Les patients traités par digoxine doivent être surveillés de façon adéquate.
Contraceptifs oraux
L'administration concomitante d'atorvastatine et d'un contraceptif oral a entraîné une augmentation des concentrations plasmatiques de noréthindrone et d'éthinylestradiol.
Warfarine
Dans une étude clinique menée chez des patients recevant un traitement chronique par warfarine, la coadministration d'atorvastatine à la dose de 80mg par jour avec la warfarine a induit une légère diminution du temps de prothrombine, d'environ 1,7seconde, au cours des quatrepremiers jours du traitement, avec un retour à la normale dans les 15jours suivant le début du traitement par atorvastatine.
Bien que seuls de très rares cas d'interactions cliniquement significatives avec un anticoagulant aient été rapportés, le temps de prothrombine doit être déterminé avant de débuter le traitement par atorvastatine chez les patients prenant des anticoagulants dérivés de la coumarine, puis régulièrement en début du traitement afin de s'assurer qu'aucune modification significative du temps de prothrombine ne survient.
Dès que la stabilité du temps de prothrombine est atteinte, le temps de prothrombine pourra être suivi à la fréquence habituellement pratiquée chez les patients traités par des anticoagulants dérivés de la coumarine.
Si la dose d'atorvastatine est modifiée ou le traitement interrompu, la même procédure doit être répétée. Le traitement par atorvastatine n'a pas été associé à des saignements ni à de quelconques modifications du temps de prothrombine chez les patients ne prenant pas d'anticoagulants.
Population pédiatrique
Les interactions médicamenteuses ont seulement été réalisées chez les adultes. L'importance des interactions dans la population pédiatrique n'est pas connue. Les interactions mentionnées précédemment pour les adultes et les mises en garde de la rubriqueMises en garde et précautions d'emploi doivent être prises en compte pour la population pédiatrique.
Tableau 1: Effet de médicaments administrés en association avec l'atorvastatine sur les paramètres pharmococinétiques de l'atorvastatine
Médicament administré en association et posologie
Atorvastatine
Dose (mg)
Modification de l'SSC'
Recommandation clinique#
Tipranavir 500mg 2x/jour Ritonavir 200mg 2x/jour 8 jours (jours14 à 21)
40 mg le 1er jour, 10 mg le 20ème jour
↑9,4 fois
Dans le cas où l'association avec l'atorvastatine est nécessaire, ne pas dépasser 10 mg/jour d'atorvastatine. Une surveillance clinique des patients est recommandée
Ciclosporine 5,2mg/kg/jour, dose stable
10mg 1x/jour pendant 28jours
↑ 8,7 fois
Lopinavir 400mg 2x/jour Ritonavir 100mg 2x/jour 14 jours
20mg 1x/jour pendant 4jours
↑ 5,9 fois
Dans le cas où l'association avec l'atorvastatine est nécessaire, une diminution de la dose d'entretien d'atorvastatine est recommandée. A des doses d'atorvastatine > à 20 mg, une surveillance clinique des patients est recommandée.
Clarithromycine 500mg 2x/jour, 9 jours
80mg 1x/jour pendant 8jours
↑ 4,4 fois
Saquinavir 400 mg 2 fois/jour
Ritonavir (300 mg 2 fois/jour pour les jours 5 à 7, puis 400 mg 2 fois/jour le jour 8),
Pour les jours 5 à 18, 30 min après l'administration d'atorvastatine
40mg 1x/jour pendant 4 jours
↑ 3,9 fois
Dans le cas où l'association avec l'atorvastatine est nécessaire, une diminution de la dose d'entretien d'atorvastatine est recommandée. A des doses d'atorvastatine > à 40 mg, une surveillance clinique des patients est recommandée.
Darunavir 300 mg 2 fois/jour
Ritonavir 100 mg
2 fois/jour, 9 jours
10mg 1x/jour pendant 4jours
↑ 3,3 fois
Itraconazole 200mg 1x/jour, 4 jours
40mg DU
↑ 3,3 fois
Fosamprénavir 700mg 2x/jour
Ritonavir 100mg 2x/jour 14 jours
10mg 1x/jour pendant 4jours
↑ 2,5 fois
Fosamprénavir 1400mg 2x/jour, 14jours
10mg 1x/jour pendant 4jours
↑ 2,3 fois
Nelfinavir 1250mg 2x/jour 14jours
10mg 1x/jour pendant 28 jours
↑ 1,7 fois^
Aucune recommandation spécifique
Jus de pamplemousse, 240ml 1x/jour *
40mg, DU
↑ 37%
La consommation d'importantes quantités de jus de pamplemousse n'est pas recommandée au cours d'un traitement par atorvastatine.
Diltiazem 240mg 1x/jour 28 jours
40mg, DU
↑ 51%
Une surveillance clinique appropriée des patients est recommandée à la suite de l'initiation d'un traitement ou d'une adaptation posologique du diltiazem.
Érythromycine 500mg 4x/jour, 7 jours
10mg, DU
↑ 33%^
Une dose maximale plus faible et une surveillance clinique de ces patients sont recommandées.
Amlodipine 10mg, DU
80mg, DU
↑ 18%
Pas de recommandation spécifique.
Cimétidine 300mg 4x/jour 2 semaines
10mg 1x/jour pendant 4semaines
↓ moins de 1%^
Pas de recommandation spécifique.
Suspension antiacide contenant des hydroxydes de magnésium et d'aluminium, 30ml 4x/jour 2 semaines
10mg 1x/jour pendant 4semaines
↓ 35%^
Pas de recommandation spécifique.
Efavirenz 600mg 1x/jour 14 jours
10mg pendant 3jours
↓ 41%
Pas de recommandation spécifique.
Rifampicine 600mg 1x/jour, 7 jours(prises simultanées)
40mg DU
↑ 30%
Si l'association s'avère nécessaire, l'administration simultanée d'atorvastatine et de rifampicine est recommandée, avec une surveillance clinique
Rifampicine 600mg 1x/jour , 5 jours(prises séparées)
40mg DU
↓ 80%
Gemfibrozil 600mg 2x/jour 7 jours
40mg DU
↑ 35%
Une dose initiale plus faible et un suivi clinique des patients sont recommandés.
Fénofibrate 160mg 1x/jour 7 jours
40mg DU
↑ 3%
Une dose initiale plus faible et un suivi clinique des patients sont recommandés.
' Les résultats présentés en multiples de (ou x-fois) sont à considérer comme le rapport entre l'administration concomitante des deux produits et l'atorvastatine seule (par exemple : 1 fois= pas de modification du rapport). Les résultats présentés en % représentent la différence en % par rapport à l'atorvastatine seule (par exemple, 0% = pas de modification).
# Voir rubriques Mises en garde et précautions d'emploi et Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions pour la pertinence clinique
* Contient un ou plusieurs composants qui inhibent le CYP3A4 et peuvent augmenter les concentrations plasmatiques des médicaments métabolisés par le CYP3A4. La prise d'un verre de 240ml de jus de pamplemousse a également conduit à une diminution de 20,4% de la SSC du métabolite actif orthohydroxy actif. De grandes quantités de jus de pamplemousse (plus de 1,2litre par jour pendant 5jours) ont augmenté de 2,5fois la SSC de l'atorvastatine et celle des substances actives (atorvastatine et métabolites).
^ Activité totale en équivalent atorvastatine
Une augmentation est indiquée par «↑», une diminution est indiquée par «↓»
1x/jour = une fois par jour; DU = dose unique; 2x/jour = deux fois par jour; 4x/jour = quatre fois par jour
Tableau 2: Effet de l'atorvastatine sur les paramètres pharmacocinétiques de médicaments administrés en association
Posologie de l'atorvastatine
Médicament coadministré
Posologie du médicament (mg)
Modification de la SSC'
Recommandations cliniques
80mg 1x/jour pendant 10jours
Digoxine 0,25mg 1x/jour 20jours
↑ 15%
Les patients traités par la digoxine doivent être surveillés de façon adéquate.
40mg 1x/jour pendant 22 jours
Contraceptif oral 1x/jour 2mois
- noréthindrone 1mg
-éthinylestradiol 35 µg
↑ 28%
↑ 19%
Pas de recommandation spécifique.
80mg 1x/jour
pendant 15 jours
* Phénazone, 600mg DU
↑ 3%
Pas de recommandation spécifique
' Les résultats présentés en % représentent la différence en % par rapport à l'atorvastatine seule
(par exemple, 0%=absence de modification).
* L'administration conjointe de doses répétées d'atorvastatine et de phénazone n'a exercé que peu ou pas d'effet détectable sur la clairance de la phénazone
Une augmentation indiquée par «↑», une diminution indiquée par «↓»
1x/jour = une fois par jour; DU = dose unique
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Voici la liste des médicaments équivalents non génériques:
Voici la liste des médicaments équivalents génériques :
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Générique :
Non
Forme :
Comprimé pelliculé sécable
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Conditionnement :
Boîte de 90 Comprimés pelliculés
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Pictogramme :
Pour la reprise de la conduite, demandez l'avis d'un médecin.
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Pharmacocinétique :
Absorption
Après administration orale, l'atorvastatine est rapidement absorbée, les concentrations plasmatiques maximales (Cmax) étant atteintes en 1 à 2 heures.
L'importance de l'absorption de l'atorvastatine est dose-dépendante.
Après administration orale, la biodisponibilité des comprimés d'atorvastatine est de 95 % à 99 % en comparaison à une solution orale.
La biodisponibilité absolue de l'atorvastatine est d'environ 12 %; la biodisponibilité systémique de l'activité inhibitrice de l'HMG-CoA réductase étant d'environ 30 %.
La faible biodisponibilité systémique est due à la clairance dans la muqueuse gastro-intestinale précédant le passage systémique et à l'effet de premier passage hépatique.
Distribution
Le volume moyen de distribution de l'atorvastatine est d'environ 381 litres. La liaison de l'atorvastatine aux protéines plasmatiques est ≥ 98 %.
Métabolisme
L'atorvastatine est métabolisée par le cytochrome P450 3A4 en dérivés ortho- et parahydroxylés et en divers produits de bêta-oxydation.
En plus d'autres voies métaboliques, ces produits sont ultérieurement métabolisés par glucuronidation.
L'inhibition in vitro de l‘HMG‑CoA réductase par les métabolites ortho- et parahydroxylés est similaire à celle de l'atorvastatine. Environ 70% de l'activité circulante inhibitrice de l‘HMG‑CoA réductase est attribuée aux métabolites actifs.
Elimination
L'atorvastatine est essentiellement éliminée par voie biliaire, après métabolisme hépatique et/ou extra hépatique.
Cependant, l'atorvastatine ne semble pas subir un cycle entérohépatique important. La demi-vie d'élimination plasmatique moyenne de l'atorvastatine est d'environ 14 heures chez l'homme. La demi-vie de l'activité inhibitrice de l'HMG-CoA réductase est d'environ 20 à 30 heures, en raison de la contribution des métabolites actifs.
Populations particulières
Sujet âgé : Les concentrations plasmatiques de l'atorvastatine et de ses métabolites actifs sont plus élevées chez le sujet âgé sain que chez l'adulte jeune sain; l'effet hypolipémiant étant cependant comparable à celui observé chez des patients plus jeunes.
Population pédiatrique: Dans une étude en ouvert de 8 semaines, des patients pédiatriques (âgés de 6 à 17 ans) étant au stade 1 de Tanner (N=15) ou à un stade de Tanner ≥ 2 (N=24), atteints d'hypercholestérolémie familiale hétérozygote et présentant un LDL-C initial ≥ 4 mmol/L, ont été traités respectivement avec 5 ou 10 mg d'atorvastatine sous forme de comprimé à croquer ou 10 ou 20 mg d'atorvastatine sous forme de comprimé pelliculé, une fois par jour. Le poids corporel a été la seule covariable significative dans le modèle pharmacocinétique de la population de l'atorvastatine. La clairance apparente après administration orale de l'atorvastatine chez les sujets pédiatriques est apparue similaire à celle des adultes après mise à l'échelle allométrique par le poids corporel. Une diminution constante du LDL-C et du Cholestérol-T a été observée quelle que soit l'exposition à l'atorvastatine et à l'o-hydroxyatorvastatine.
Sexe: Les concentrations de l'atorvastatine et de ses métabolites actifs sont différentes entre les femmes et les hommes (chez les femmes: Cmax environ 20% plus élevée et SSC environ 10% plus basse). Ces différences n'ont pas de signification clinique, aucune différence cliniquement significative sur les paramètres lipidiques étant observée entre les hommes et les femmes.
Insuffisance rénale: L'insuffisance rénale n'a pas d'influence sur les concentrations plasmatiques ou sur l‘effet de l'atorvastatine et de ses métabolites actifs sur les paramètres lipidiques.
Insuffisance hépatique : Les concentrations plasmatiques d'atorvastatine et de ses métabolites actifs sont nettement augmentées (environ 16 fois pour la Cmax et 11 fois pour l'SSC) chez des patients présentant une insuffisance hépatique chronique liée à l'alcool (classe B de Child-Pugh).
Polymorphisme de SLCO1B1: La recapture hépatique de tous les inhibiteurs de l'HMG-CoA réductase, dont l'atorvastatine, fait intervenir le transporteur OATP1B1. Chez les patients présentant un polymorphisme de SLCO1B1, il y a un risque de surexposition à l'atorvastatine, qui peut entrainer une augmentation du risque de rhabdomyolyse (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi). Un polymorphisme au niveau du gène codant pour OATP1B1 (SLCO1B1 c.521CC) est associé à une exposition à l'atorvastatine 2,4 fois (SSC) supérieure à celle observée chez les individus sans ce variant génotypique (c.521TT). Une altération génétique de la recapture hépatique de l'atorvastatine est également possible chez ces patients. Les conséquences éventuelles sur l'efficacité sont inconnues.
Avertissement
Le guide des médicaments a pour seul objet de vous informer sur les caractéristiques des médicaments mais ne peut être utilisé pour l'établissement d'un diagnostic ou l'instauration d'un traitement. Seul votre médecin est habiltié à mettre en oeuvre un traitement adpapté à votre cas personnel.
Sources : Banque Claude Bernard