Présentation
Dénomination commune internationale DCI : ATORVASTATINE ALMUS
Classe(s) thérapeutique(s) :
Cardiologie et angéiologie,
Métabolisme et nutrition
Principes actifs : Atorvastatine 10 mg
Faut-il une ordonnance :
oui
Prix de vente : 9.69 €
Taux de remboursement : 65 %
Laboratoire : SANDOZ ®
Code cip : 4939719
Indications :
Hypercholestérolémie
Ce médicamentest indiqué, en complément d'un régime alimentaire, pour diminuer les taux de cholestérol total, de LDL-cholestérol, d'apolipoprotéine B et de triglycérides chez les patients présentant une hypercholestérolémie primaire, y compris une hypercholestérolémie familiale (hétérozygote) ou mixte (correspondant aux Types IIa et IIb de la classification de Fredrickson), lorsque la réponse au régime et aux autres mesures non pharmacologiques est inadéquate.
Ce médicamentest également indiqué pour diminuer les taux de cholestérol total et de LDL-cholestérol chez les patients atteints d'une hypercholestérolémie familiale homozygote, en complément d'autres traitements hypolipémiants (notamment aphérèse des LDL), ou lorsque ces traitements ne sont pas disponibles.
Prévention des maladies cardiovasculaires
Prévention des événements cardiovasculaires chez les patients à haut risque de faire un premier événement cardiovasculaire (voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques), en complément de la correction des autres facteurs de risque.
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Posologie :
10 mg
Le patient devra suivre un régime hypocholestérolémiant standard avant de prendre de l'atorvastatine; ce régime devra être poursuivi pendant toute la durée du traitement.
La posologie sera adaptée individuellement en fonction du taux initial de LDL-cholestérol, de l'objectif thérapeutique et de la réponse du patient au traitement.
La posologie habituelle initiale est de 10 mg une fois par jour.
L'adaptation posologique se fera à intervalles d'au moins 4 semaines. La dose maximale est de 80 mg une fois par jour.
La dose quotidienne d'atorvastatine sera administrée en prise unique à n'importe quel moment de la journée, indépendamment des repas.
Hypercholestérolémie primaire et hypercholestérolémie mixte
Une dose de 10 mg d'atorvastatine une fois par jour permet un contrôle satisfaisant chez la majorité des patients.
La réponse thérapeutique survient en 2 semaines et est habituellement maximale après 4 semaines. Elle se maintient en cas de traitement chronique.
Hypercholestérolémie familiale hétérozygote
La dose initiale est de 10 mg une fois par jour.
L'adaptation posologique se fera de manière individuelle à intervalles de 4 semaines jusqu'à une dose de 40 mg par jour.
La posologie pourra ensuite être augmentée jusqu'à un maximum de 80 mg par jour. Un chélateur de l'acide biliaire pourra être également associé à 40 mg d'atorvastatine une fois par jour.
Hypercholestérolémie familiale homozygote
Dans une étude compassionnelle réalisée chez 64 patients, les données concernant le récepteur au LDL était disponible chez 46 d'entre eux. Chez ces 46 patients, la diminution moyenne du LDL-Cholestérol était d'environ 21%. L'atorvastatine était administrée à une dose allant jusqu'à 80 mg par jour.
Chez les patients atteints d'hypercholestérolémie familiale homozygote, la posologie d'atorvastatine était de 10 à 80 mg par jour. L'atorvastatine sera utilisée chez ces patients en complément d'autres traitements hypolipémiants (notamment l'aphérèse des LDL), ou lorsque de tels traitements ne sont pas disponibles.
Prévention des maladies cardiovasculaires
Dans les études de prévention primaire, la dose était de 10 mg par jour.
Une augmentation de la posologie peut être nécessaire pour atteindre le taux de LDL-cholestérol recommandé par les recommandations en vigueur.
Posologie chez les patients atteints d'insuffisance rénale
Aucune adaptation posologique n'est nécessaire chez les patients présentant une insuffisance rénale; celle-ci n'ayant pas d'influence sur les concentrations plasmatiques d'atorvastatine, ni sur les effets lipidiques de l'atorvastatine.
Posologie chez les patients atteints d'insuffisance hépatique
L'atorvastatine doit être utilisée avec prudence chez les patients atteints d'insuffisance hépatique (voir rubriques Mises en garde et précautions d'emploi et Propriétés pharmacocinétiques).
L'atorvastatine est contre-indiquée chez les patients présentant une affection hépatique évolutive (voir rubrique Contre-indications).
Sujet âgé
Chez les patients de plus de 70 ans, aux posologies recommandées, l'efficacité et la sécurité d'emploi sont identiques à celles observées dans la population générale.
Enfants
L'utilisation en pédiatrie doit être réservée aux spécialistes.
Chez l'enfant, l'expérience est limitée à un faible nombre de sujets (âgés de 4 à 17 ans) atteints de dyslipidémies sévères, telles que l'hypercholestérolémie familiale homozygote.
Dans cette population, la posologie initiale recommandée est de 10 mg d'atorvastatine par jour. Un nombre limité de patients a cependant été traité à des doses allant jusqu'à 80 mg/jour. Des doses supérieures à 20 mg par jour n'ont pas été étudiées chez les patients âgés de moins de 18 ans. Les données de sécurité d'emploi sur le développement n'ont pas été évaluées dans cette population.
Voie orale.
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Contre-Indications :
L'atorvastatine est contre-indiquée chez les patients présentant :
· une hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients de ce médicament,
· une affection hépatique évolutive ou une augmentation persistante et inexpliquée des transaminases sériques dépassant 3 fois la limite supérieure de la normale (LSN)
· une myopathie,
· en cas de grossesse,
· au cours de l'allaitement,
· chez les femmes en âge de procréer ne prenant pas de mesures contraceptives adéquates (voir rubrique Grossesse et allaitement).
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Grossesse-allaitement :
L'atorvastatine est contre-indiquée pendant la grossesse et l'allaitement. Les femmes en âge de procréer doivent prendre des mesures contraceptives adéquates. La sécurité d'emploi de l'atorvastatine n'a pas été établie pendant la grossesse et l'allaitement (voir rubrique Contre-indications).
Des études réalisées chez l'animal ont montré que les inhibiteurs de l'HMG-CoA réductase pouvaient modifier le développement des embryons ou des foetus. Chez le rat, après exposition des femelles à des doses d'atorvastatine supérieures à 20 mg/kg/jour (correspondant à une exposition clinique systémique), ce développement a été retardé et la survie postnatale était diminuée.
Chez le rat, les concentrations d'atorvastatine et de ses métabolites actifs dans le lait sont identiques à celles retrouvées dans le plasma. Chez l'homme, l'excrétion de ce médicament ou de ses métabolites dans le lait n'a pas été démontrée (voir rubrique Données de sécurité précliniques).
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Ce médicament est-il dangereux au volant ?
L'atorvastatine n'a qu'un effet négligeable sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines.
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Précautions d'emploi :
Effets hépatiques
Des dosages de la fonction hépatique doivent être effectués avant le début du traitement, puis régulièrement après l'instauration de celui-ci, ainsi qu'en cas de signes ou de symptômes évocateurs d'une altération hépatique.
En cas d'élévation du taux sérique des transaminases, une surveillance s'impose jusqu'à leur normalisation.
En cas d'augmentation persistante des transaminases dépassant 3 fois la limite supérieure de la normale (LSN), l'arrêt de ce médicament est recommandé (voir rubrique Effets indésirables).
Des élévations modérées (< 3 x LSN) des transaminases sériques ont été observées sous traitement par statine. Ces modifications sont survenues peu de temps après l'initiation du traitement, étaient souvent transitoires, n'étaient pas accompagnées de symptômes et n'ont pas nécessité l'interruption du traitement.
L'atorvastatine doit être utilisée avec prudence chez les patients consommant des quantités importantes d'alcool et/ou présentant des antécédents d'affection hépatique.
Prévention des AVC par diminution agressive des niveaux de cholestérol (Stroke Prevention by Aggressive Reduction in Cholesterol Levels – Etude SPARCL).
Chez des patients présentant une pathologie cardiaque d'origine coronaire ayant présenté récemment un AVC ou une Ischémie Cérébrale Transitoire (ICT) et traités par 80 mg d'atorvastatine, une analyse des sous-types d'AVC réalisée a posteriori a montré une incidence plus élevée des AVC d'origine hémorragique, en comparaison à un placebo.
Chez les patients ayant déjà présenté un AVC hémorragique ou un infarctus lacunaire avant l'inclusion dans l'étude, l'augmentation du risque était plus importante. Chez ces patients, le rapport bénéfice/risque de 80 mg d'atorvastatine est incertain; de ce fait, le risque potentiel d'AVC hémorragique doit être pris en considération avant l'initiation du traitement (voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques).
Effets musculaires
Dans de rares cas, l'atorvastatine peut altérer les muscles squelettiques et entraîner des myalgies, des myosites et des myopathies.
Ces atteintes musculaires peuvent rarement évoluer vers une rhabdomyolyse, caractérisée par des taux élevés de CPK (> 10 fois la LSN), une myoglobinémie et une myoglobinurie pouvant entraîner une insuffisance rénale, et dans certains cas être fatale.
Avant initiation du traitement
L'atorvastatine doit être prescrite avec précaution chez les patients présentant des facteurs prédisposant à une rhabdomyolyse.
Avant de débuter un traitement par une statine, le taux de créatine phosphokinase (CPK) doit être contrôlé dans les situations suivantes :
· Insuffisance rénale;
· Hypothyroïdie;
· Antécédent personnel ou familial de maladies musculaires génétiques;
· Antécédent de toxicité musculaire lors d'un traitement par une statine ou un fibrate;
· Antécédent d'affection hépatique et/ou en cas de consommation excessive d'alcool;
· Chez les patients âgés (> 70 ans), la nécessité de contrôler les CPK sera évaluée en fonction de la présence d'autres facteurs prédisposant à une rhabdomyolyse.
Dans ces situations, une réévaluation régulière du rapport bénéfice/risque du traitement sera effectuée. Une surveillance clinique régulière sera également recommandée. Si le taux initial des CPK est significativement élevé (> 5 fois la LSN), le traitement ne doit pas être débuté.
Mesure de la créatine phosphokinase
La créatine phosphokinase (CPK) ne doit pas être mesurée après un exercice physique important ni en présence d'une autre cause possible d'augmentation des CPK; l'interprétation des résultats pouvant être difficile.
En cas d'élévation significative des CPK (> 5 fois la LSN) avant traitement, un nouveau contrôle devra être systématiquement effectué dans les 5 à 7 jours afin de confirmer les résultats.
Pendant le traitement
· Il est recommandé de demander aux patients de signaler rapidement toute douleur musculaire inexpliquée, crampe ou faiblesse musculaire, en particulier si elles s'accompagnent de malaise ou de fièvre.
· Si de tels symptômes surviennent sous traitement par atorvastatine, un dosage des CPK doit être effectué; si le taux des CPK est significativement élevé (> 5 fois la LSN), le traitement doit être interrompu.
· Si les symptômes musculaires sont sévères et provoquent une gêne quotidienne, l'arrêt du traitement doit être envisagé, même si le taux de CPK est ≤ 5 fois la LSN,
· Si les symptômes disparaissent et que le taux de CPK redevient normal, la reprise du traitement par atorvastatine ou un traitement par une autre statine peuvent être envisagés sous étroite surveillance.
· L'atorvastatine doit être arrêtée en cas d'augmentation cliniquement significative des taux de CPK (> 10 fois la LSN) ou si une rhabdomyolyse est diagnostiquée ou suspectée.
Le risque de rhabdomyolyse est augmenté lorsque l'atorvastatine est administrée en association avec certains médicaments pouvant augmenter la concentration plasmatique tels que la ciclosporine, l'érythromycine, la clarithromycine, l'itraconazole, le kétoconazole, la néfazodone, l'acide nicotinique, le gemfibrozil, les fibrates ou les inhibiteurs de protéases du VIH.
Le risque de myopathie peut également être augmenté en cas d'association avec l'ézétimibe. Des traitements alternatifs (n'entraînant pas d'interaction) doivent être envisagés si possible.
Dans les cas où l'association de ces médicaments avec l'atorvastatine est nécessaire, le rapport bénéfice/risque du traitement concomitant doit être soigneusement pris en considération.
Chez les patients recevant d'autres médicaments pouvant augmenter les concentrations plasmatiques d'atorvastatine, une dose initiale plus faible d'atorvastatine est recommandée. En cas d'association avec la ciclosporine, la clarithromycine et l'itraconazole, une posologie maximale d'atorvastatine plus faible doit être utilisée. Une surveillance clinique étroite de ces patients sera effectuée (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).
Pneumopathie interstitielle
Des cas exceptionnels de pneumopathie interstitielle ont été rapportés avec certaines statines, en particulier lors de traitements à long terme (voir rubrique Effets indésirables). Les symptômes incluent dyspnée, toux non productive et détérioration de l'état général (fatigue, perte de poids et fièvre). En cas de suspicion de pneumopathie interstitielle, le traitement par statine doit être arrêté.
Chez les patients âgés de moins de 18 ans, l'efficacité et la sécurité d'emploi de l'atorvastatine n'ont pas été étudiées au-delà de 52 semaines de traitement. Les effets sur les résultats cardiovasculaires au long terme sont inconnus.
Chez les enfants âgés de moins de 10 ans et les filles prépubères, les effets de l'atorvastatine n'ont pas été étudiés. Les effets à long terme sur le développement cognitif, la croissance et la puberté ne sont pas connus.
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Effets indésirables :
Les effets indésirables les plus fréquents sont essentiellement de type gastro-intestinaux, notamment: constipation, flatulence, dyspepsie et douleurs abdominales. Ils s'améliorent en général avec la poursuite du traitement.
Moins de 2% des patients ont été exclus des essais cliniques en raison de la survenue d'effets indésirables liés à l'atorvastatine.
Les effets indésirables suivants concernent le profil des effets indésirables de l'atorvastatine issus des études cliniques et de l'importante expérience acquise depuis la commercialisation du produit.
Les fréquences estimées des événements indésirables sont classées de la manière suivante : très fréquents (≥ 1/10); fréquents (≥ 1/100, < 1/10); peu fréquents (≥ 1/1000, < 1/100); rares (≥ 1/10000, < 1/1000); très rares (≤ 1/10000).
Affections hématologiques et du système lymphatique
Peu fréquents: thrombocytopénie.
Affections du système immunitaire
Fréquents: réactions allergiques.
Très rares: anaphylaxie.
Affections du métabolisme et de la nutrition
Peu fréquents: hyperglycémie, hypoglycémie.
Affections psychiatriques
Fréquents: insomnie.
Affections du système nerveux
Fréquents: céphalées, vertiges, paresthésie, hypoesthésie.
Peu fréquents: neuropathie périphérique, amnésie.
Très rares: dysgueusie.
Affections oculaires
Très rares: troubles visuels.
Affections de l'oreille et du labyrinthe
Peu fréquents : acouphène.
Très rares: perte d'audition.
Affections gastro-intestinales
Fréquents: constipation, flatulence, dyspepsie, douleurs abdominales, nausées, diarrhées.
Peu fréquents: anorexie, vomissements, pancréatite.
Affections hépatobiliaires
Rares: hépatite, jaunisse cholestatique.
Très rares: insuffisance hépatique.
Affections de la peau et des tissus sous-cutanés
Fréquents: éruption cutanée, prurit.
Peu fréquents: urticaire, alopécie.
Rares: éruptions bulleuses (y compris érythème polymorphe)
Très rares: oedème angioneurotique, syndrome de Stevens-Johnson et nécrose épidermique toxique.
Affections musculo-squelettiques et systémiques
Fréquents: myalgie, arthralgie.
Peu fréquents: myopathie.
Rares: myosite, rhabdomyolyse, crampes musculaires.
Très rares: tendinopathies parfois compliquées de rupture.
Affections des organes de reproduction et du sein
Peu fréquents: impuissance.
Très rares: gynécomastie.
Troubles généraux
Fréquents: asthénie, douleur thoracique, douleur dorsale, oedème périphérique, fatigue.
Peu fréquents: malaise, prise de poids.
Investigations
Une augmentation des taux de transaminases sériques a été observée chez des patients traités par atorvastatine. Ces augmentations sont habituellement mineures et transitoires, et ne nécessitent pas l'interruption du traitement.
Des augmentations des transaminases sériques cliniquement significatives (> 3 fois la LSN) ont été observées chez 0.8% des patients traités par atorvastatine. Elles étaient dose-dépendantes et réversibles chez tous les patients.
Des augmentations des taux de créatine phosphokinase (CPK) (> 3 fois la LSN) ont été observées chez 2.5% des patients traités par atorvastatine. Des concentrations de plus de 10 fois la limite supérieure ont été rapportées chez 0.4% des patients traités par atorvastatine (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).
Les effets indésirables suivants ont été rapportés avec certaines statines : troubles du sommeil incluant cauchemars, perte de mémoire, dysfonctionnement sexuel, dépression. Des cas exceptionnels de pneumopathie interstitielle, en particulier lors des traitements à long terme ont également été observés (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).
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Principaux médicaments à ne pas mélanger avec
Lors d'un traitement avec des inhibiteurs de l'HMG-CoA réductase, le risque de myopathie augmente en cas d'association avec la ciclosporine, les fibrates, les antibiotiques macrolides y compris l'érythromycine, les antifongiques azolés, les inhibiteurs de protéases du VIH ou l'acide nicotinique. Dans de rares cas, cette association a entraîné une rhabdomyolyse accompagnée d'une insuffisance rénale secondaire à une myoglobinurie.
Dans le cas où l'association de ces médicaments avec l'atorvastatine est nécessaire, le rapport bénéfice/risque du traitement concomitant doit être soigneusement pris en considération.
Chez les patients recevant d'autres médicaments pouvant augmenter les concentrations plasmatiques d'atorvastatine, une posologie initiale plus faible d'atorvastatine est recommandée.
Une posologie maximale d'atorvastatine plus faible doit être utilisée (voir ci-dessous et rubrique Posologie et mode d'administration) en cas d'association avec la ciclosporine, la clarithromycine et l'itraconazole. Une surveillance clinique étroite de ces patients sera effectuée (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).
Inhibiteurs du cytochrome P450 3A4
L'atorvastatine est métabolisée par le cytochrome P450 3A4.
Des interactions peuvent survenir lorsque l'atorvastatine est administrée avec d'autres inhibiteurs du cytochrome P450 3A4 (par exemple la ciclosporine, les antibiotiques macrolides dont l'érythromycine et la clarithromycine, la néfazodone, les antifongiques azolés dont l'itraconazole, et les inhibiteurs de protéases du VIH). L'administration concomitante de ces médicaments pouvant entraîner une augmentation des concentrations plasmatiques d'atorvastatine, l'association de l'atorvastatine avec ces médicaments doit se faire sous étroite surveillance (voir également rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).
Inhibiteurs des transporteurs
L'association de 10 mg d'atorvastatine et de 5,2 mg/kg/jour de ciclosporine a entraîné une augmentation de 7.7 fois de l'exposition à l'atorvastatine. En cas d'association avec la ciclosporine, la dose d'atorvastatine ne doit pas dépasser 10 mg.
Érythromycine, clarithromycine
L'érythromycine et la clarithromycine sont des inhibiteurs connus du cytochrome P450 3A4.
L'administration concomitante de 80 mg d'atorvastatine une fois par jour et de 500 mg quatre fois par jour d'érythromycine a entraîné une augmentation de 33% de l'exposition totale à l'atorvastatine.
L'administration concomitante de 10 mg d'atorvastatine une fois par jour et de 500 mg deux fois par jour de clarithromycine a entraîné une augmentation de l'exposition à l'atorvastatine d'un facteur 3,4.
Dans le cas où un traitement associant de l'atorvastatine et de la clarithromycine est nécessaire, une dose d'entretien d'atorvastatine plus faible est recommandée. Une surveillance clinique doit être effectuée chez les patients nécessitant des doses supérieures à 40 mg.
Itraconazole
L'administration concomitante de 20 à 40 mg d'atorvastatine et de 200 mg d'itraconazole par jour a entraîné une augmentation de l'exposition à l'atorvastatine de 1.5 à 2.3 fois.
Dans le cas où l'administration concomitante d'atorvastatine et d'itraconazole est nécessaire, une dose d'entretien d'atorvastatine plus faible est recommandée. Une surveillance clinique doit être effectuée chez les patients nécessitant des doses supérieures à 40 mg.
Inhibiteurs de protéases
L'administration concomitante d'atorvastatine et d'inhibiteurs de protéases, inhibiteurs du cytochrome P450 3A4, entraîne une augmentation des concentrations plasmatiques d'atorvastatine.
Chlorhydrate de diltiazem
L'association de 40 mg d'atorvastatine avec 240 mg de diltiazem a entraîné une augmentation de l'exposition à l'atorvastatine de 51 %. Une surveillance clinique de ces patients sera effectuée après instauration du traitement par diltiazem ou modification de la posologie.
Ezétimibe
Des cas de myopathies ont été observés en cas d'utilisation d'ézétimibe en monothérapie. Le risque de myopathie peut cependant être augmenté en cas d'association d'ézétimibe et d'atorvastatine.
Jus de pamplemousse
L'ASC de l'atorvastatine est multipliée par 2.5 et l'ASC des inhibiteurs de l'HMG-CoA réductase actifs (l'atorvastatine et ses métabolites) par 1.3 en cas de consommation importantes de jus de pamplemousse (plus de 1.2 l par jour pendant 5 jours). La consommation de grandes quantités de jus de pamplemousse lors d'un traitement par atorvastatine n'est pas recommandée.
Inducteurs du cytochrome P450 3A4
L'association d'atorvastatine et d'inducteurs du cytochrome P450 3A4 (tels que: efavirenz, rifabutine, rifampicine, carbamazépine, phénytoïne, phénobarbital et millepertuis) peut conduire à des diminutions variables des concentrations plasmatiques d'atorvastatine. Cette diminution peut aller jusqu'à 80% avec la rifampicine. Les taux de cholestérol doivent être suivis pour contrôler l'efficacité du traitement.
Vérapamil
Aucune étude d'interaction entre l'atorvastatine et le vérapamil n'a été réalisée.
Le vérapamil est connu pour inhiber l'activité du CYP3A4; son association avec l'atorvastatine peut entraîner une augmentation de l'exposition à l'atorvastatine.
Autres traitements concomitants
Gemfibrozil/Fibrates
L'utilisation de fibrates en monothérapie est très rarement associée à des cas de myopathies. Le risque de myopathie induite par l'atorvastatine peut augmenter en cas d'association aux fibrates (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).
Digoxine
En cas d'administration concomitante de doses répétées de digoxine et de 10 mg d'atorvastatine, les concentrations plasmatiques de digoxine à l'état d'équilibre ne sont pas modifiées.
Les concentrations de digoxine augmentent cependant d'environ 20% après administration de digoxine et de 80 mg d'atorvastatine par jour. Cette interaction peut s'expliquer par l'inhibition de la protéine de transport transmembranaire ou glycoprotéine-P. Une surveillance adéquate des patients traités par digoxine doit être effectuée.
Contraceptifs oraux
L'administration concomitante d'atorvastatine avec un contraceptif oral entraîne une augmentation des concentrations plasmatiques de noréthindrone et d'éthinyl estradiol. Cet effet devra être pris en considération lors du choix des doses de contraceptifs oraux.
Colestipol
L'administration concomitante d'atorvastatine et de colestipol entraîne une diminution d'environ 25% des concentrations plasmatiques d'atorvastatine et de ses métabolites actifs. Les effets hypolipidémiants sont cependant plus importants en cas d'administration concomitante d'atorvastatine et de colestipol par rapport à chacun des médicaments administrés en monothérapie.
Anti-acides
L'administration concomitante d'atorvastatine et d'une suspension orale d'un antiacide contenant de l'hydroxyde de magnésium et d'aluminium diminue les concentrations plasmatiques d'atorvastatine et de ses métabolites actifs d'environ 35%. La diminution du taux de LDL-cholestérol n'est cependant pas modifiée.
Warfarine
L'administration concomitante d'atorvastatine et de warfarine entraîne dans les premiers jours du traitement une légère diminution du temps de prothrombine; ce taux revient à la normale dans les 15 jours suivant le démarrage du traitement. Une surveillance étroite des patients traités par warfarine devra cependant être effectuée en cas de traitement concomitant par atorvastatine.
Autres
Aucune interaction cliniquement significative n'a été observée dans les études cliniques où l'atorvastatine était administrée en association avec des antihypertenseurs ou des hypoglycémiants.
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Voici la liste des médicaments équivalents non génériques:
Voici la liste des médicaments équivalents génériques :
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Générique :
Oui
Forme :
Comprimé pelliculé
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Conditionnement :
Boîte de 30
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Pictogramme :
Pour la reprise de la conduite, demandez l'avis d'un médecin.
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Pharmacocinétique :
Absorption
Après administration orale, l'atorvastatine est rapidement absorbée, les concentrations plasmatiques maximales (Cmax) étant atteintes en 1 à 2 heures. L'absorption de l'atorvastatine est dose-dépendante.
Après administration orale, la biodisponibilité des comprimés d'atorvastatine est de 95% à 99% en comparaison à une solution orale.
La biodisponibilité absolue de l'atorvastatine inchangée est d'environ 12%; la biodisponibilité systémique de l'inhibition de l'HMG-CoA réductase étant de l'ordre de 30%.
La faible biodisponibilité systémique est attribuée à une dégradation pré-systémique dans la muqueuse gastro-intestinale et/ou à un effet de premier passage hépatique.
Distribution
Le volume de distribution moyen de l'atorvastatine est d'environ 381 litres. La liaison de l'atorvastatine aux protéines plasmatiques est ≥ 98%.
Métabolisme
L'atorvastatine est largement métabolisée par le CYP 3A4 en dérivés ortho- et parahydroxylés et en divers produits de bêta-oxydation.
A l'exception d'autres voies métaboliques, ces produits sont ultérieurement métabolisés par glucuroconjugaison. L'inhibition in vitro de l'HMG-CoA réductase par les métabolites ortho- et parahydroxylés est similaire à celle de l'atorvastatine. Environ 70% de l'activité inhibitrice circulante de l'HMG-CoA réductase est attribuée aux métabolites actifs.
Elimination
L'atorvastatine est essentiellement éliminée par voie biliaire, après métabolisme hépatique et/ou extra hépatique.
Le produit ne semble toutefois pas subir de cycle entéro-hépatique significatif. La demi-vie moyenne d'élimination de l'atorvastatine est d'environ 14 heures chez l'homme. La demi-vie d'inhibition de l'HMG-CoA réductase est d'environ 20 à 30 heures, en raison de la contribution des métabolites actifs.
Populations spéciales
· Sujet âgé : Les concentrations plasmatiques de l'atorvastatine et de ses métabolites sont plus élevées chez le sujet âgé sain que chez l'adulte jeune alors que les effets sur les paramètres lipidiques sont comparables à ceux observés chez les adultes plus jeunes.
· Enfant : Aucune donnée de pharmacocinétique n'est disponible chez l'enfant.
· Sexe : Les concentrations d'atorvastatine et de ses métabolites sont différentes chez la femme (Cmax environ 20% plus élevée et ASC environ 10% plus basse) et chez l'homme. Ces différences n'ont aucune significativité clinique, notamment en ce qui concerne les effets sur les paramètres lipidiques.
· Insuffisance rénale : L'insuffisance rénale n'a pas de conséquence sur les concentrations plasmatiques, ni sur l'effet lipidique de l'atorvastatine et de ses métabolites.
· Insuffisance hépatique : Les concentrations plasmatiques d'atorvastatine et de ses métabolites sont nettement augmentées (environ 16 fois pour la Cmax et 11 fois pour l'ASC) chez les patients présentant une insuffisance hépatique chronique liée à l'alcool (Childs-Pugh B).
Avertissement
Le guide des médicaments a pour seul objet de vous informer sur les caractéristiques des médicaments mais ne peut être utilisé pour l'établissement d'un diagnostic ou l'instauration d'un traitement. Seul votre médecin est habiltié à mettre en oeuvre un traitement adpapté à votre cas personnel.
Sources : Banque Claude Bernard