Présentation
Dénomination commune internationale DCI : ANAFRANIL ®
Classe(s) thérapeutique(s) :
Neurologie-psychiatrie
Principes actifs : Clomipramine 25 mg
Faut-il une ordonnance :
oui
Prix de vente : 2.87 €
Taux de remboursement : 65 %
Laboratoire : DEFIANTE FARMACEUTICA ®
Code cip : 3004346
Indications :
- Episodes dépressifs majeurs (c'est-à-dire caractérisés).
- Troubles obsessionnels compulsifs.
- Douleurs neuropathiques de l'adulte.
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Posologie :
25 mg/2 ml
DEPRESSION ET TROUBLES OBSESSIONNELS COMPULSIFS DE L'ADULTE :
- Posologie et mode d'administration :
Le traitement d'attaque est initié en milieu hospitalier (pour la voie IV) jusqu'à amélioration.
. Voie IM :
Débuter le traitement à doses progressives pendant une semaine, pour atteindre une posologie de 4 à 6 ampoules par jour (100 à 150 mg par jour).
L'amélioration une fois obtenue, remplacer progressivement chaque ampoule par deux comprimés dosés à 25 mg (dose équivalente).
. Perfusion IV :
Administrer en perfusion intraveineuse lente (2 heures 30 à 3 heures) 2 à 3 ampoules diluées dans 250 ml de soluté isotonique.
Laisser le malade alité environ une heure après la fin de la perfusion.
. L'amélioration une fois obtenue, relayer les perfusions par la voie orale à doses bioéquivalentes, soit deux comprimés à 25 mg à la place d'une ampoule.
- Durée de traitement :
Le traitement par antidépresseur est symptomatique.
Le traitement d'un épisode est de plusieurs mois (habituellement de l'ordre de 6 mois) afin de prévenir les risques de rechute de l'épisode dépressif.
DOULEURS NEUROPATHIQUES DE L'ADULTE :
- Le traitement doit être initié en milieu hospitalier pour la voie IV.
Administrer en perfusion intraveineuse lente (2 heures 30 à 3 heures) 1/2 à 1 ampoule diluée dans 100 ml de soluté isotonique.
Laisser le malade alité environ une heure après la fin de la perfusion.
- Le traitement doit débuter à doses faibles pendant une semaine. La dose est ensuite progressivement augmentée par palier de 10 à 25 mg toutes les semaines, selon la tolérance.
La posologie est individuelle (de 10 à 75 mg de solution par jour), et doit tenir compte des traitements analgésiques éventuellement associés.
- L'amélioration une fois obtenue, remplacer progressivement chaque ampoule par une dose bioéquivalente en comprimés, soit 2 comprimés à 25 mg pour une ampoule.
Le traitement d'entretien doit se faire à la plus petite dose efficace, et l'intérêt du traitement doit être réévalué de façon périodique.
TROUBLES OBSESSIONNELS COMPULSIFS DE L'ENFANT ET L'ADOLESCENT :
Enfant et adolescent.
Des données limitées existent, issues d'essais cliniques à court terme chez l'enfant de plus de 10 ans et l'adolescent. La dose initiale de 25 mg par jour sera augmentée progressivement si besoin en fonction de la tolérance. La posologie maximale quotidienne est de 3 mg/kg/jour. La posologie ne pourra dépasser 100 mg/jour au cours des 2 premières semaines et 200 mg/jour au-delà.
L'intérêt du traitement devra être réévalué périodiquement.
POPULATIONS A RISQUE :
- Sujet âgé :
La capacité à métaboliser et éliminer les médicaments peut être réduite, ce qui entraîne un risque d'augmentation des taux plasmatiques aux doses thérapeutiques. Le traitement sera initié à posologie faible, c'est-à-dire en pratique à la moitié de la posologie minimale recommandée (voir propriétés pharmacocinétiques). L'augmentation des doses, si nécessaire, sera progressive, en pratiquant une surveillance clinique : les effets indésirables des imipraminiques (en particulier effets anticholinergiques, neurologiques et psychiatriques) peuvent en effet avoir des conséquences graves chez le sujet âgé (chutes, confusion).
- Insuffisants hépatiques et rénaux :
Il convient de diminuer la posologie (voir rubrique propriétés pharmacocinétiques).
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Contre-Indications :
CONTRE-INDIQUE :
Ce médicament NE DOIT JAMAIS ETRE prescrit dans les cas suivants :
- hypersensibilité à la clomipramine ou à l'un de ses excipients,
- risque connu de glaucome par fermeture de l'angle,
- risque de rétention urinaire liée à des troubles urétroprostatiques,
- infarctus du myocarde récent,
- association aux IMAO non sélectifs (iproniazide, nialamide) et au sultopride (neuroleptique benzamide) (voir rubrique interactions).
DECONSEILLE :
- Allaitement : le passage dans le lait maternel est mal connu mais probablement faible ; néanmoins, par mesure de précaution, l'allaitement est à éviter pendant la durée du traitement.
- Associations déconseillées : alcool ; clonidine, guanfacine ; IMAO sélectif A (moclobémide, toloxatone) ; sympathomimétiques alpha et bêta (adrénaline, noradrénaline, dopamine pour action systémique par voie parentérale) ; linézolide.
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Grossesse-allaitement :
Grossesse :
Le maintien d'un bon équilibre psychique maternel est souhaitable tout au long de la grossesse. Si une prise en charge médicamenteuse est nécessaire pour assurer cet équilibre, elle doit être instituée ou poursuivie à dose efficace tout au long de la grossesse et si possible en monothérapie.
A ce jour, les données semblent exclure un risque malformatif particulier de la clomipramine.
Chez les nouveau-nés, de mères traitées en fin de grossesse par un antidépresseur imipraminique, des signes d'imprégnation (notamment atropiniques) et/ou de sevrage ont parfois été décrits :
- troubles neurologiques dans la première semaine de vie (hypotonie, hyperexcitabilité, trémulations, voire exceptionnellement convulsions) ;
- troubles respiratoires (polypnées, accès de cyanose, voire exceptionnellement détresse respiratoire) ;
- troubles digestifs (difficulté de mise en route de l'alimentation, retard à l'émission du méconium et distension abdominale).
Tous ces signes apparaissent dans les premiers jours de vie et sont le plus souvent de courte durée et peu sévères.
Compte tenu de ces données, l'utilisation de clomipramine est possible quel que soit le terme de la grossesse. La surveillance du nouveau-né tiendra compte des effets précédemment décrits.
Allaitement :
Le passage dans le lait maternel est mal connu mais probablement faible ; néanmoins, par mesure de précaution, l'allaitement est à éviter pendant la durée du traitement.
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Ce médicament est-il dangereux au volant ?
Ce médicament peut affaiblir les facultés mentales et physiques nécessaires à l'exécution de certaines tâches dangereuses, telles que la manipulation d'appareils ou la conduite de véhicules à moteur.
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Précautions d'emploi :
MISES EN GARDE :
- En cas d'hypokaliémie, celle-ci doit être corrigée avant de débuter le traitement.
- Suicides/idées suicidaires ou aggravation clinique :
. La dépression est associée à un risque accru d'idées suicidaires, d'auto-agression et de suicide (comportement de type suicidaire). Ce risque persiste jusqu'à obtention d'une rémission significative. L'amélioration clinique pouvant ne pas survenir avant plusieurs semaines de traitement, les patients devront être surveillés étroitement jusqu'à obtention de cette amélioration. L'expérience clinique montre que le risque suicidaire peut augmenter en tout début de rétablissement.
. Les autres troubles psychiatriques dans lesquels ANAFRANIL est prescrit peuvent également être associés à un risque accru de comportement suicidaire. De plus, ces troubles peuvent être associés à un épisode dépressif majeur. Les mêmes précautions d'emploi que celles mentionnées pour les patients souffrant d'épisodes dépressifs majeurs devront donc être appliquées aux patients présentant d'autres troubles psychiatriques.
. Les patients ayant des antécédents de comportement de type suicidaire ou ceux exprimant des idées suicidaires significatives avant de débuter le traitement présentent un risque plus élevé de survenue d'idées suicidaires ou de comportements de type suicidaire, et doivent faire l'objet d'une surveillance étroite pendant le traitement. Une méta-analyse d'essais cliniques contrôlés versus placebo sur l'utilisation d'antidépresseurs chez l'adulte présentant des troubles psychiatriques a montré une augmentation du risque de comportement de type suicidaire chez les patients de moins de 25 ans traités par antidépresseurs par rapport à ceux recevant un placebo. Une surveillance étroite des patients, et en particulier de ceux à haut risque, devra accompagner le traitement médicamenteux, particulièrement au début du traitement et lors des changements de dose. Les patients (et leur entourage) devront être avertis de la nécessité de surveiller la survenue d'une aggravation clinique, l'apparition d'idées/comportements suicidaires et tout changement anormal du comportement et de prendre immédiatement un avis médical si ces symptômes survenaient.
- De rares cas de syndrome de sevrage (céphalées, malaises, nausées, anxiété, troubles du sommeil) ayant été observés à l'arrêt du traitement, il est recommandé de réduire progressivement les doses et de surveiller tout particulièrement le patient durant cette période.
PRECAUTIONS D'EMPLOI :
- Insomnie ou nervosité en début de traitement peuvent justifier une diminution de la posologie ou un traitement transitoire symptomatique.
- En cas de virage maniaque franc, le traitement par la clomipramine sera interrompu et, le plus souvent, un neuroleptique sédatif sera prescrit.
- Chez les patients épileptiques ou ayant des antécédents d'épilepsie, il est prudent de renforcer la surveillance clinique et électrique, en raison de la possibilité d'abaissement du seuil épileptogène. La survenue de crises convulsives impose l'arrêt du traitement.
- La clomipramine doit être utilisée avec prudence :
. chez le sujet âgé présentant :
* une plus grande sensibilité à l'hypotension orthostatique et à la sédation,
* une constipation chronique (risque d'iléus paralytique),
* une éventuelle hypertrophie prostatique,
. chez les sujets porteurs de certaines affections cardiovasculaires, en raison des effets quinidiniques, tachycardisants et hypotenseurs de cette classe de produits. Un bilan cardiovasculaire initial complet, incluant un ECG, est recommandé,
. dans les insuffisances hépatiques et rénales, en raison du risque de surdosage (voir rubrique propriétés pharmacocinétiques).
- Grossesse : le maintien d'un bon équilibre psychique maternel est souhaitable tout au long de la grossesse. Si une prise en charge médicamenteuse est nécessaire pour assurer cet équilibre, elle doit être instituée ou poursuivie à dose efficace tout au long de la grossesse et si possible en monothérapie. A ce jour, les données semblent exclure un risque malformatif particulier de la clomipramine. Chez les nouveau-nés, de mères traitées en fin de grossesse par un antidépresseur imipraminique, des signes d'imprégnation (notamment atropiniques) et/ou de sevrage ont parfois été décrits : troubles neurologiques dans la première semaine de vie (hypotonie, hyperexcitabilité, trémulations, voire exceptionnellement convulsions) ; troubles respiratoires (polypnées, accès de cyanose, voire exceptionnellement détresse respiratoire) ; troubles digestifs (difficulté de mise en route de l'alimentation, retard à l'émission du méconium et distension abdominale). Tous ces signes apparaissent dans les premiers jours de vie et sont le plus souvent de courte durée et peu sévères. Compte tenu de ces données, l'utilisation de clomipramine est possible quel que soit le terme de la grossesse. La surveillance du nouveau-né tiendra compte des effets précédemment décrits.
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Effets indésirables :
Il peut être difficile de distinguer certains effets indésirables de certains symptômes de la dépression comme l'asthénie, les troubles du sommeil, l'agitation, l'anxiété, la constipation et la sécheresse de la bouche, l'apparition d'épisodes maniaques ou hypomaniaques.
Estimation de la fréquence : très fréquent : ≥ 10 %; fréquent : ≥1 % - < 10 % ; peu fréquent : ≥ 0,1 % - < 1 %; rare: ≥ 0,01 % - 0,1 % ; très rare : < 0,01 %.
Manifestations générales
Très fréquent : asthénie souvent associée à d'autres effets indésirables de la clomipramine.
Très rare : fièvre parfois dans le cadre d'un syndrome sérotoninergique ou malin.
Effets psychiatriques
Très fréquent : somnolence.
Fréquent : confusion, agitation (parfois dans le cadre d'un syndrome sérotoninergique ou malin), délires, troubles de la mémoire, insomnie.
Des cas d'idées et de comportements suicidaires ont été rapportés durant le traitement par ANAFRANIL ou peu après son arrêt (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).
Des cas d'agressivité ont été rapportés de manière occasionnelle.
Effets neurologiques et musculaires
Très fréquents : vertiges, tremblements, myoclonie.
Fréquent : céphalée, paresthésies.
Peu fréquent : convulsions (dont le risque d'apparition augmente avec la posologie et notamment au-dessus de 250 mg par jour), ataxie.
Très rare : modification infraclinique des fréquences encéphalographiques.
Des cas de dysarthrie et de syncopes ont été rapportés.
Des hypertonies et hypotonies musculaires, parfois dans le cadre de syndrome sérotoninergique ou malin, ont été rapportées.
Des akathisies ont été rapportées.
Effets anticholinergiques
Très fréquent : sécheresse de la bouche, constipation, vision floue, trouble de l'accommodation, trouble de la miction.
Fréquent : bouffées de chaleur, sueur, mydriase.
Très rare : glaucome, rétention urinaire.
Troubles cardio-vasculaires
Très fréquents : hypotension orthostatique.
Fréquents : tachycardie, palpitation (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).
Très rare : troubles de la conduction ou du rythme, cardiomyopathie.
Troubles gastro-intestinaux
Très fréquent : nausées.
Fréquent : vomissements, douleurs abdominales, anorexie.
Effets hépatiques
Fréquent : élévation asymptomatique des enzymes hépatiques.
Très rare : hépatites cholestatiques ou cytolytiques.
Effets cutanés
Fréquent : réactions cutanées incluant urticaire, éruption maculo-papuleuse, vascularite et prurit.
Rare : réaction de photosensibilité pouvant entraîner une pigmentation cutanée.
Très rare : alopécie.
Des réactions au point d'injection ont été rapportées.
Troubles endocriniens
Très fréquent : prise de poids, trouble de la libido, impuissance.
Rare : galactorrhée, hypertrophie mammaire.
Très rare : syndrome de sécrétion inappropriée de l'hormone anti-diurétique, oedèmes périphériques.
Manifestations pulmonaires
Très rare : pneumopathie infiltrante.
Réaction d'hypersensibilité
Très rare : réaction anaphylactique ou anaphylactoïde.
Effets hématologiques
Très rare : leucopénie, agranulocytose, thrombocytopénie et purpura thrombocytopénique, éosinophilie.
Organes des sens
Fréquent : altération du goût, acouphènes.
Autres
· Réaction de sevrage avec les effets indésirables suivants: nausées, vomissements, douleurs abdominales, insomnie, céphalées, nervosité, anxiété, surviennent fréquemment à l'arrêt brutal du traitement ou lors d'une réduction de posologie.
· Syndrome sérotoninergique, exceptionnellement en monothérapie, le plus souvent décrit en cas d'interaction médicamenteuse ou de surdosage (voir rubriques Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions et Surdosage).
· Effet de classe :
Des études épidémiologiques, réalisées principalement chez des patients âgés de 50 ans et plus, montrent un risque accru de fractures osseuses chez les patients recevant des inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS) ou des antidépresseurs tricycliques. Le mécanisme conduisant à ce risque est inconnu.
Certains de ces effets indésirables peuvent être prévenus ou combattus par des thérapeutiques adjuvantes ou correctrices, voire une réduction de la posologie.
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Principaux médicaments à ne pas mélanger avec
*Syndrome sérotoninergique :
Certains surdosages ou certains médicaments (lithium) peuvent donner lieu à un syndrome sérotoninergique justifiant l'arrêt immédiat du traitement.
Le syndrome sérotoninergique se manifeste par l'apparition (éventuellement brutale) simultanée ou séquentielle, d'un ensemble de symptômes pouvant nécessiter l'hospitalisation voire entraîner le décès.
Ces symptômes peuvent être d'ordre :
. psychique (agitation, confusion, hypomanie),
. végétatif (hypo- ou hypertension, tachycardie, frissons, sueurs, éventuellement coma, hyperthermie),
. moteur (myoclonies, tremblements, hyperréflexie, rigidité, hyperactivité),
. digestif (diarrhée).
Le strict respect des doses préconisées constitue un facteur essentiel dans la prévention de l'apparition de ce syndrome.
ASSOCIATIONS CONTRE-INDIQUEES :
- IMAO non sélectifs (iproniazide, nialamide) :
Risque d'apparition d'un syndrome sérotoninergique*.
Respecter un délai de deux semaines entre l'arrêt de l'IMAO et le début du traitement par l'antidépresseur sérotoninergique, et d'au moins une semaine entre l'arrêt de l'antidépresseur sérotoninergique et le début du traitement par l'IMAO.
- Sultopride (neuroleptique benzamide) :
Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
ASSOCIATIONS DECONSEILLEES :
- Alcool :
Majoration par l'alcool de l'effet sédatif de la clomipramine. L'altération de la vigilance peut rendre dangereuses la conduite de véhicules et l'utilisation de machines.
Eviter la prise de boissons alcoolisées et de médicaments contenant de l'alcool.
- Clonidine, guanfacine :
Décrit pour désipramine et imipramine : inhibition de l'effet antihypertenseur de la clonidine ou de la guanfacine (antagonisme au niveau des récepteurs adrénergiques).
- IMAO sélectif A (moclobémide, toloxatone) :
Risque d'apparition d'un syndrome sérotoninergique.
Si l'association s'avère nécessaire, surveillance clinique très étroite. Débuter l'association aux posologies minimales recommandées.
- Sympathomimétiques alpha et bêta (adrénaline, noradrénaline, dopamine pour action systémique par voie parentérale) :
Hypertension paroxystique avec possibilité de troubles du rythme (inhibition de l'entrée du sympathomimétique dans la fibre sympathique).
- Linézolide :
Risque d'apparition d'un syndrome sérotoninergique.
Si l'association ne peut être évitée, surveillance clinique très étroite. Débuter l'association aux posologies minimales recommandées.
ASSOCIATIONS FAISANT L'OBJET DE PRECAUTIONS D'EMPLOI :
- Antidépresseurs inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine : citalopram, escitalopram, fluoxétine, fluvoxamine, paroxétine, sertraline.
Augmentation des concentrations plasmatiques de la clomipramine avec risque de convulsions et augmentation des effets indésirables.
Surveillance clinique accrue et, si nécessaire, adaptation posologique.
- Thioridazine (neuroleptique phénothiazinique) :
Risque d'augmentation des effets indésirables des imipraminiques, par diminution de leur métabolisme hépatique par la thioridazine.
Surveillance clinique : si besoin, adaptation de la posologie de la clomipramine pendant le traitement par thioridazine.
- Sympathomimétiques alpha et bêta (adrénaline pour action hémostatique locale par injections sous-cutanée et gingivale) :
Hypertension paroxystique avec possibilité de troubles du rythme (inhibition de l'entrée de l'adrénaline dans la fibre sympathique).
Limiter l'apport, par exemple, moins de 0,1 mg d'adrénaline en 10 minutes ou 0,3 mg en une heure chez l'adulte.
- Anti-épileptiques :
Risque de survenue de crises convulsives généralisées (baisse du seuil épileptogène par l'antidépresseur).
Carbamazépine : diminution en plus des concentrations plasmatiques de l'antidépresseur (augmentation de son métabolisme hépatique par l'anti-épileptique).
Surveillance clinique et adaptation de la posologie éventuellement.
(Acide valproïque, valpromide : surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie de l'antidépresseur).
- Bupropion :
Risque d'augmentation des effets indésirables de la clomipramine, par diminution de son métabolisme hépatique par le bupropion.
Surveillance clinique. Si besoin, adaptation de la posologie de la clomipramine pendant le traitement par le bupropion.
ASSOCIATIONS A PRENDRE EN COMPTE :
- Antihypertenseurs centraux (sauf clonidine et guanfacine) :
Effet antihypertenseur et risque d'hypotension orthostatique majorés (effets additifs). (Clonidine et guanfacine : voir associations déconseillées).
- Atropine et autres substances atropiniques : antihistaminiques H1 sédatifs, antiparkinsoniens anticholinergiques, antispasmodiques atropiniques, disopyramide, neuroleptiques phénothiaziniques.
Addition des effets indésirables atropiniques à type de rétention urinaire, constipation, sécheresse de la bouche...
- Autres dépresseurs du système nerveux central (SNC) :
dérivés morphiniques (analgésiques, antitussifs et traitements de substitution) ; barbituriques ; antidépresseurs sédatifs (amitriptyline, doxépine, miansérine, mirtazapine, trimipramine) ; benzodiazépines ; anxiolytiques autres que benzodiazépines ; hypnotiques ; neuroleptiques ; antihistaminiques H1 sédatifs ; antihypertenseurs centraux ; baclofène ; thalidomide ; pizotifène.
Majoration de la dépression centrale. L'altération de la vigilance peut rendre dangereuses la conduite de véhicules et l'utilisation de machines.
De plus pour le baclofène :
Risque d'augmentation de l'hypotonie musculaire.
- Bêtabloquants dans l'insuffisance cardiaque : bisoprolol, carvédilol, métoprolol.
Effet vasodilatateur et risque d'hypotension, notamment orthostatique (effet additif).
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Voici la liste des médicaments équivalents non génériques:
Voici la liste des médicaments équivalents génériques :
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Générique :
Non
Forme :
Solution injectable
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Conditionnement :
Boîte de 5 Ampoules de 2 ml
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Pictogramme :
Ne pas conduire sans l'avis d'un professionnel de santé.
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Pharmacocinétique :
En évitant l'effet important de premier passage hépatique, la biodisponibilité de la clomipramine par voie parentérale est environ doublée par rapport à celle d'une administration par voie orale.
DISTRIBUTION :
Le volume de distribution est élevé, en moyenne de 12 L/kg. La clairance totale plasmatique de la clomipramine, calculée après administration intraveineuse, est de 0,73 L/min.
La clomipramine passe la barrière hémato-encéphalique.
La concentration de clomipramine dans le lait maternel est égale ou supérieure à celle du sang.
- Liaison aux protéines plasmatiques :
La liaison aux protéines est importante : 98%.
- Demi-vie d'élimination :
La demi-vie d'élimination plasmatique de la clomipramine est d'environ 21 heures.
METABOLISME :
Le foie joue un rôle majeur dans le processus de métabolisation des antidépresseurs imipraminiques : captation (effet de premier passage) puis biotransformation intense, ce qui explique :
- la forte valeur de la clairance plasmatique, rapportée au débit sanguin hépatique (1,5 L/min),
- la quasi-absence de composés actifs retrouvés au niveau urinaire.
Le métabolite principal de la clomipramine est la desméthylclomipramine, composé actif, dont la demi-vie est plus longue que celle de la molécule-mère (entre 25 et 50 heures). L'inactivation de la clomipramine ou de la desméthylclomipramine se fait par oxydation puis par conjugaison avec l'acide glucuronique, aboutissant à des substances hydrosolubles éliminées dans les urines ou la bile.
ELIMINATION :
Deux tiers des conjugués hydrosolubles sont excrétés dans l'urine et environ un tiers dans les fèces. Seulement 1% environ de la dose est excrété inchangé. Egalement 1% de la dose est excrété sous forme de desméthylclomipramine.
RELATION CONCENTRATION-ACTIVITE :
Pour la clomipramine, la fourchette thérapeutique communément retenue se situe entre 40 et 80 ng/ml, 250 à 500 ng/ml pour la somme clomipramine/desméthylclomipramine. En pratique courante, le dosage plasmatique de la clomipramine n'est pas nécessaire pour assurer le suivi thérapeutique. Toutefois, on distingue 2 groupes de malades pour lesquels le monitoring des concentrations plasmatiques peut être souhaitable :
- les patients à risque : sujet âgé, pathologie cardiaque, hépatique, rénale, enfant... (voir précautions d'emploi) ;
- les patients résistant au traitement ou chez lesquels les effets indésirables sont marqués ou encore polymédiqués (voir interactions).
POPULATIONS A RISQUE :
- Sujet âgé :
Le métabolisme hépatique diminue et donc la clairance totale avec augmentation des concentrations à l'équilibre, de la fraction libre et des demi-vies. Il importe alors de diminuer les doses, au moins dans un premier temps.
- Insuffisants hépatiques et rénaux :
Il convient de diminuer la posologie de la clomipramine.
Avertissement
Le guide des médicaments a pour seul objet de vous informer sur les caractéristiques des médicaments mais ne peut être utilisé pour l'établissement d'un diagnostic ou l'instauration d'un traitement. Seul votre médecin est habiltié à mettre en oeuvre un traitement adpapté à votre cas personnel.
Sources : Banque Claude Bernard