BPCO : 40% de femmes malades
9 mars, 2010 - 16:48
De janvier à septembre 2010, cette première campagne de sensibilisation spécifiquement dédiée aux femmes pour lutter contre la progression de la Broncho Pneumopathie Chronique Obstructive, revendique un meilleur dépistage et une prise en charge plus précoce chez les femmes.
Cette campagne est initiée par 6 femmes pneumologues : Dr Anne Prud’homme (coordinatrice) - Service de pneumologie, Centre hospitalier de Bigorre (Tarbes) , Dr Elisabeth Biron - Service de pneumologie, Hôpital Privé Jean Mermoz (Lyon) , Dr Cécilia Nocent-Ejnaini - Service de pneumologie, Centre Hospitalier de la Côte Basque (Bayonne) , Pr Chantal Raherison - Service de pneumologie, Hôpital Haut Lévêque (Pessac) , Dr Camille Taillé - Service de pneumologie, Hôpital Bichat (Paris) , Pr Isabelle Tillie-Leblond - Service de pneumologie, Hôpital A Calmette (Lille) et soutenue par le laboratoire AstraZeneca .
Une campagne de sensibilisation, pourquoi ?
Parce que la Broncho-Pneumopathie Chronique Obstructive (BPCO) est considérée à tord comme une maladie réservée aux hommes. Pourtant, 40% des malades en France sont des femmes ! Plus sensibles aux méfaits du tabac, les femmes ont une altération de la fonction respiratoire plus rapide que les hommes. Selon l’InvS, le taux de mortalité de la BPCO a augmenté, entre 1979 et 1999, de 78% chez les femmes contre seulement 21% chez les hommes.
Parce que les femmes sont de nature discrète. Toux grasse, crachats et essoufflement constituent le cortège symptomatique de la BPCO. Culturellement, les femmes ne crachent pas, tout du moins ne l’avouent pas. Par pudeur, discrétion, elles ne signalent à leur médecin que leur essoufflement, qu’elles ont tendance à banaliser. Attitude qui a pour conséquence un sous diagnostic !
L’objectif principal de cette mobilisation est d’informer et d’alerter les femmes sur cette pathologie afin de favoriser un dépistage et une prise en charge plus précoces. Cette maladie chronique qui altère le débit respiratoire tue plus que les accidents de la route. Pourtant, elle reste méconnue et sous-diagnostiquée. On estime que 2 malades sur 3 s’ignorent.