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cancer de l'estomac sur sept pourrait être causé par une trop forte consommation de
sel, selon l'étude du Pr Eric Van Cutsem pour le
World Cancer Research Fund (GB). Le sel agirait de manière corrosive sur l'estomac et abîmerait les muqueuses. "Etant donné que les premiers symptômes sont des plaintes assez imprécises, telles que des douleurs au ventre ou un manque d'appétit, le cancer n'est en général pas détecté à un stade précoce. Les chances de survie sont dès lors très minces" a commenté le Pr Van Cutsem, cité par le quotidien belge
Lalibre.be. En se limitant à 6g par jour (la consommation moyenne en France est de 8,4/jour*), on pourrait éviter de nombreux cas de cancer de l'estomac.
Rappel : Outre le cancer de l'estomac, le sel augmente les risques de maladies cardio-vasculaires et de cancer du foie. Près de 75% de sel consommé vient des aliments (pain, charcuterie, fromages et plats préparés sont les plus riches) et un quart est rajouté par le consommateur à la cuisson où lors du repas (ce qu'il faut éviter !).
En France, 9000 nouveaux cas de cancer de l'estomac sont découverts chaque année. L'âge moyen de survenue est de 70 ans et il touche les hommes dans 6 cas sur 10.
* Etude nutrinet, 2010.
Le 25/07/2012 - Marion Guégan, rédactrice santé
Deux solutions :
- Apprendre à cuisiner (sous-entendu : ne plus se contenter, comme c'est trop souvent le cas chez bien des gens, de réchauffer une saleté industrielle, parce que c'est là-dedans qu'il y a des tonnes de sel bien caché)...
- Mettre une taxe "salée" (c'est le cas de le dire) sur le sel utilisé dans les industries (quand les industriels verront qu'ils doivent payer cher et vilain pour ajouter du sel dans leurs préparations, ils en mettront moins).
Parce que, quand on y pense bien, pratiquement les 3/4 de notre consommation de sel proviennent de ce que les industriels nous font avaler...
J'avais été scié, lorsque j'avais suivi mes premiers cours de diététique (il y a des années, ça ne s'est probablement pas amélioré depuis, au contraire), d'apprendre qu'il y avait cinq cents (oui, je l'écris en toutes lettres, pour éviter que vous ne pensiez que j'ai mis un zéro de trop) fois plus de sel dans du concentré de tomate que dans une tomate fraîche.
Bon, OK, il y a eu une légère concentration du sel (des sels minéraux) quand on a fait chauffer la purée de tomate pour la déshydrater un peu, mais on ne l'a pas réduite 500 fois, quand même, cette purée de tomate ?
Rendez-vous compte que les industriels vous font payer le sel au prix de la tomate ! Ou au prix de la viande, voire au prix du caviar ! Imaginez un vendeur de Beluga Huso Huso (bon, ok, c'est le caviar le plus cher) qui ajoute un seul kilo de sel en plus dans une tonne de caviar. Sur votre toast, vous ne vous en apercevrez même pas, qu'il y a quelques milligrammes de sel en plus. Il ajouterait même trois ou quatre kilos de sel que personne ne le remarquerait vraiment (sauf peut-être des grands spécialistes de la gastronomie, mais ils sont rares sur cette planète). Mais en attendant, son kilo de sel, il l'aura vendu à douze mille euros !
Restons plus terre à terre et contentons-nous de nous rendre compte que, dans des viandes préparées (prenons le prix des saucisses pour le BBQ du week-end prochain), nous achetons du sel à 8,33 euros le kilo !
Éric G. Delfosse
http://www.sante-a-la-lune.com