Ce suivi de pharmacovigilance porte sur l'ensemble des cinq millions de Français ayant été vaccinés contre la grippe A. Il porte principalement sur les vaccins Pandemrix, dont plus de 3,7 millions de doses ont été administrées, ainsi que sur les vaccins Panenza, administré aux femmes enceintes et aux nourrissons.
Concernant le vaccin Pandemrix, fabriqué par le laboratoire GSK, 2.390 effets indésirables ont été rapportés par les professionnels de santé et les patients, soit un taux de notification d'environ 6,4 pour 10.000 doses administrées. La plupart des cas rapportés (96,5%) était d'intensité bénigne à modérée.
2.132 cas d'effets indésirables non graves ont été rapportés, comme des douleurs, ou une réaction inflammatoire, ainsi que 175 cas jugés médicalement significatifs, comme de la fièvre, de la fatigue, des maux de tête, et 83 cas graves, provoquant ou prolongeant une hospitalisation.
Concernant le Panenza, vaccin sans adjuvant développé par Sanofi-Pasteur et administré aux enfants de 6 mois à neuf ans et aux femmes enceintes, 258 effets indésirables ont été rapportés, soit un taux de notification de 1,8 pour 10.000 doses administrées. La majorité des cas (86,8%) était d'intensité bénigne à modérée. 202 effets indésirables non graves ont été rapportés concernant ce vaccin.
Concernant les vaccins Celvapan et Focetria, beaucoup moins utilisés que les autres, avec quelques milliers de doses administrées à ce jour, seuls 4 et 5 cas d'effet indésirables ont été observés respectivement.
L'Afssaps ne remet pas en cause le bénéfice-risque de tous ces vaccins. Ce suivi de pharmacovigilance porte sur la période allant du 21 octobre, date de début de la vaccination contre la grippe A pour le personnel de santé, au 27 décembre.