Cocaïne, ecstasy, amphétamine... Une étude française* révèle LA présence de drogues dans les eaux des égouts.
Après avoir analysé les eaux usées collectées dans six stations d'épuration, les chercheurs du laboratoire de santé publique et environnement (Université Paris-Sud, UMR 8079) ont notamment évalué la teneur en cocaïne entre 5 et 336 ng/l et entre 37 et 850 ng/l pour la benzoylecgonine (substance dérivée de la cocaïne. Des résidus d'ecstasy ont parfois été détectés à des doses proches de 28 ng/l.
"C'est un très bon outil de mesure car n'importe quelle commune peut suivre au rythme qu'elle souhaite la consommation de drogues sur son territoire et y répondre", a expliqué Yves Levi en charge de la recherche, au Figaro.fr.
Les prélèvements ont ainsi permis de démontrer que les consommateurs (de drogue) sont plus nombreux à Paris qu'en banlieue et que la consommation est pire le week-end. Par ailleurs "le pic le plus élevé a été observé lors de la Fête de la musique", a indiqué Sara Karolak, maître de conférences à l'université.
Pour l'instant, les scientifiques ne se montrent pas très inquiets quant à la pollution de l'eau du robinet. Les traces de drogues sont en quantité inférieures à celles des médicaments dans les ressources en eau.
*Étude co-financée par la Direction générale de la santé, le Siaap et l'association Safe.