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Asthme : l'homéopathie risqué ?

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Les enfants asthmatiques ayant recours à des médecines douces ou non conventionnelles en complément ou en remplacement de leur traitement auraient plus de mal à maîtriser leur maladie, selon une étude menée par des chercheurs de l'Université de Montréal. Rendus public jeudi 2 décembre, ces travaux mettent en avant un lien entre la plupart des médecines dites "parallèles" et l'asthme mal contrôlé.

 

Les chercheurs ont conduit une étude auprès de 2.000 enfants âgés de six ans en moyenne et atteints d'asthme à différents degrés de gravité. Plus d'un enfant sur dix (13%) ont été soumis à des médecines douces, dont l'acupuncture, l'homéopathie et les suppléments vitaminiques.

Résultat, les enfants asthmatiques ayant testé les médecines douces ou non conventionnelles étaient deux fois plus nombreux que les enfants ayant suivi un traitement "classique" à moins bien maîtriser leur maladie. Néanmoins, les chercheurs indiquent qu'il est difficile d'affirmer que le mauvais contrôle de l'asthme est forcément consécutif au recours aux médecines complémentaires.

"Des études bien conçues n'ont pas permis de démontrer que les thérapies comme l'acupuncture, l'homéopathie, la médecine chiropratique ou la phytothérapie, sont efficaces dans le traitement de l'asthme. Les parents n'ont peut-être pas conscience des risques qui leur sont associées, notamment les réactions indésirables qu'elles peuvent induire", explique Francine Ducharme, professeur au département de pédiatrie de l'Université de Montréal.

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